arpoma.com - Rep. / Data l'art par la musique

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Nos deux corps enlacés sont fondus l'un dans l'autre.
Ils se serrent, ils se tordent, ils bondissent.
Nos chairs en feu frottent nos chairs, s'électrisent.
Nos veines se gonflent. Nos langues acérées
cherchent une morsure entre nos dents serrées,
Nos nerfs tendus et fous, nos muscles contractés,
nos élans furieux, nos bonds de volupté...
Plus fort ! Plus vite ! Enfin, c'est la suprême étreinte,
le frison convulsif....
Alanguie, éteinte, tu te pâmes en un soupir et fléchit sur tes reins !
Tes yeux cherchent le ciel ; ton coeur bat sous tes seins.
Ton beau corps souple, frêle, et blanc comme la neige,
s'arrondit, s'abandonne au bras qui la protège.
Heureuse et lasse, tu te couches à mes côtés.
Puis tous deux, lourds, le sein doucement agité
comme si nous écoutions de tendres harmonies,
rêvons, dans la langueur des voluptés finies.
Edmond Haraucourt