Frissons d’ombre et de soie
Tes yeux entrouverts captent la lueur,
Un murmure naît au creux de ton cou,
La peau se souvient de toute la douceur,
Et le souffle court devient un peu fou.
Je trace une ligne au bout de mes doigts,
Sur l'arche immobile de ton rein cambré,
Le temps suspend sa course et senoie,
Dans l'ardeur muette d'un désir sacré.
La nuit nous enveloppe, immense et profonde,
Nos corps réinventent le feu et l'écho,
Oubliant le bruit et le reste du monde,
Pour ne plus former qu'un seul aurore, un seul peau.