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Enregistrement #8375

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id 8375
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titre HONDO L HOMME DU DESERT, John Farrow 1953, John Wayne, Geraldine Page (western)@@
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entete
texte Hondo est un aventurier solitaire qui effectue des missions pour l'armée américaine en tant qu'éclaireur. C'est au cours d'une de ces reconnaissances qu'il demande l'hospitalité dans un ranch isolé. Il fait alors la connaissance de madame Lowe, qui vit avec son fils dans cette petite exploitation. Monsieur Lowe a quitté le foyer conjugal depuis longtemps. Séduit mais conscient de son devoir, Hondo repart. En chemin, il est pris à partie par monsieur Lowe, mystérieusement réapparu. Le duel ne peut pas être évité et se solde par la mort du mari insouciant. De retour vers le ranch, Hondo apprend que la famille Lowe risque de subir une attaque des Indiens. Il se presse à leur secours

TELERAMA
John Wayne incarne un éclaireur métis dans ce film au scénario d’une belle concision, qui prend le temps de s’attarder sur la vie dans un ranch et les coutumes des Apaches.

Hondo s’inscrit dans la vague de westerns pro-Indiens des années 1950, initiée par Delmer Daves et sa Flèche brisée (1950). John Wayne y incarne un éclaireur métis, séjournant chez une femme seule avec son fils, dans un ranch en territoire apache. Le bien et le mal sont équitablement répartis entre les autochtones et les colons : les premiers sont sur le sentier de la guerre car les seconds ont violé le traité de paix. La mise en scène enchaîne scènes d’action et respirations élégiaques mais aussi, plus surprenant, description quasi documentaire de la vie à la ferme et des coutumes des Indiens. Et le scénario multiplie les pistes intéressantes — diverses recompositions familiales —, souvent à l’état d’esquisses.

Pour John Farrow, père de l’actrice Mia Farrow et cinéaste aujourd’hui sous-estimé, le film clôturait une période faste, entamée avec La Grande Horloge (1948), diamant noir qui est son chef-d’œuvre. En raison d’un retard de production, John Ford réalisa la dernière séquence, une bataille entre soldats et Apaches aux limites de l’abstraction, où la poussière soulevée par les chariots envahit l’écran. Autre curiosité : les lances qui filent vers la caméra sont un témoignage du relief 3D utilisé au moment du tournage, une mode éphémère en 1953…
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