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| id | 737 |
|---|---|
| date | 2006-03-15 16:03:47 |
| titre | 06 au cinema bilitis |
| url | http:// |
| adresse | |
| comment | Il fait sombre dans la salle de cinema, je peux la contempler à la dérobée. Je laisse mon regard remonter le long de ses longues jambes fines. Elle porte une jupe fluide qui glissse sur ses cuisses. Ma main tremble, à proximité de ce genou bien rond, offert, tout proche !... Mes doigts s'imprégnent de la douce chaleur de ce corps provoquant ! Ils remontent lentement vers le haut de sa cuisse, vers le temple des délices, vers sa grotte d'amour... C'est insupportable. Je croise son regard, ses beaux yeux bleus à l'éclat magique. Et... son regard me vrille, me pénètre, j'ai le sentiment qu'elle me devine Et ce sourire ! qui me transperce, qui m'anéantit, qui me fige... Je défaille, je vois des étoiles, je me sens rougir, j'avale ma salive, je...quel regard ! Je n'y tiens plus, je me décide .... je déplace ma main et je la pose, timide et frémissante, sur le genou offert. ... Quoi ? Rien ? Je rêve ? Il ne se passe rien ! Aucune réaction, ni cris, ni rebuffade, ni même le moindre mouvement ! Oh mon Dieu ! cette peau ! comme elle est douce ! Si tendre, si chaude ! Du velours ! j'ose pousser plus loin : avec une infinie lenteur, ma main glisse légèrement vers le haut et j'entame, sur la courbe gracieuse que forme la cuisse écrasée sur le fauteuil, une exploration lente, prudente. Quel plaisir délicat que de sentir cette chair tendre et douce sous ma main ! Il me semble qu'elle a frémi, un petit mouvement, mais oui, à peine perceptible. Elle ne semble pas vouloir se degager, tout au contraire ! Il me semble plutôt que la chair s'étale à présent. Un bref coup d'œil vers son visage... Impavide, elle fixe les images sur l'écran, comme absente à ce qui se passe là, un peu plus bas, dans la pénombre. Pourtant, son air est concentré, son souffle court – ses mâchoires serrées Je reprends la lente progression de ma main : je me rapproche du sanctuaire, centimètre par centimètre, et je me laisse gagner, envahir par les ondes d'un plaisir encore diffus, mais combien présent ! Ma main est étalée sur le plat de sa cuisse, si chaude, si ferme, si souple, si vivante. Je dois être près du but ! Je vibre, je tremble ! Quelle sensation délicieuse. Là ! Ca y est, mes doigts viennent d'entrer en contact avec un obstacle de soie. J'en ressens une décharge qui, un bref instant, brouille mes sens. Ai-je rêvé ou a-t-elle eu un léger soubresaut ? Oh ! mais... c'est humide ! Je rêve ! la belle, l'inaccessible, la somptueuse est là, à côté de moi, dans cette salle obscure, en train de mouiller ! mes doigts intimidés se reculent un instant ; ma main s'autorise à palper cette chair offerte qui m'électrise. Je me délecte un instant puis repars à l'assaut de la grotte aux délices. surprise ! mes doigts ne rencontrent plus, cette fois, la fine barrière du tissu humide ; ils se mêlent desormais aux petits poils dansants d'une vulve chaude et douce, accueillante et ouverte. Une bouffée de chaleur me monte au visage. Il me semble que les cuisses s'écartent, elle a poussé son bassin vers l'avant, elle s'ouvre, elle s'offre ! mes doigts s'aventurent à présent, tels deux explorateurs se glissant dans la moiteur d'une jungle pleine de périls, aux confins de la chambre aux délices. Ils se trouvent vite trempés et, comme attirés, se glissent lentement dans la fente brûlante et lisse. Ils pénètrent avec une étonnante facilité cet antre de feu liquide, de suave mystère, de douce sensualité. mes doigts sont comme aspirés, sucés, engloutis, tel des sables mouvants. Un halètement, bien perceptible à présent, me parvient et me renseigne sur son état ! Cette idée m'affole, elle est en train de ressentir du plaisir, à cause de moi ! N'y tenant plus, j'ose la regarder, elle a les yeux fermés ! Sa tête est maintenant légèrement inclinée vers l'arrière, sa bouche s'est entrouverte sur une étrange grimace, ses ailes de nez palpitent, elle est rouge, elle geint légèrement ! Quel spectacle !... Mes doigts s'enfoncent à présent résolument dans la grotte brûlante qui s'est mise à vivre, incendie liquide qui s'est propagé dans ma main, dans mon corps, dans mon sexe. Je bande comme un fou ! Je ne suis plus moi-même ! Mes doigts exercent à présent un incessant va-et-vient, ils s'engagent humides et ressortent trempés ! Une odeur de sexe, délicieuse, enivrante, me monte aux narines ! Je suis en train de branler ma voisine ! Je rêve, je disjoncte, j'hallucine ! Ooooh ! Une main, fiévreuse, brûlante, se pose sur le dos de la mienne Elle la presse, la guide, l'oriente, la dirige, ordonne et commande. Elle veut son plaisir ! Tout son corps le réclame. Elle halète de plus en plus fort, de plus en plus vite, je la vois se mordre les lèvres, elle serre ma main avec une force incroyable ! Elle se branle avec mes doigts ! C'est obscène, c'est divin ! et, de son autre main, elle harcèle sa chair, juste au-dessus de mes doigts qui coulissent en elle. Brusquement, elle se raidit, s'arc-boute, se fige, se mord les lèvres : je vois ses yeux se révulser, sa tête filer en arrière... Elle jouit ! Sa main se fait impérieuse, immobilise la mienne bien au fond de sa fente en feu, et mes doigts recueillent un surcroît de cet enivrant nectar. Elle se tasse un peu, frissonne et écarte ma main. Elle dirige alors vers moi un regard légèrement tremblant et souriant, un rien vitreux, |
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