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| id | 644 |
|---|---|
| date | 2004-09-16 13:09:14 |
| titre | approche tendresse |
| url | http://revebebe.free.fr/php3/txtframe.html?reveur=TEXT&code=4377 |
| adresse | |
| comment | nos regards se sont croisés et l’espace de quelques secondes d’éternité, ne se sont pas quittés. Comme liés par une force mystérieuse. Nous aurions pu en rester à cet échange de regard. Je n’ai pas réfléchi. Pas calculé. Instinctivement, je lui ai ouvert mes bras comme une offrande, comme une prière. Comme un geste naturel. Un geste simple. A l’évidence tranquille. Elle s’est serrée contre moi. L’inimaginable, l’impossible, l’inconcevable, se réalisait. Cette femme rêvée sous les étoiles, cette femme inaccessible s’est serrée contre moi. J’aurais voulu que tout s’arrête, se fige, se pétrifie pour me rassasier sans fin de ce moment magique. Nous ne disions rien, juste serrés l’un contre l’autre, ressentant le corps de l’autre et cette surprise, cet accomplissement, cet abandon. De se découvrir ainsi. De se rejoindre ainsi. De se trouver ainsi. Je sentais dans mon corps l’afflux d’un sang généreux contre son ventre souple. J’ai pris son visage dans mes mains en coupe et je l’ai regardée. Ses yeux brillant dans les miens, l’émotion que j’y lisais était la plus intense et la plus suave des caresses. Son sourire m’illuminait et me transperçait. J’étais heureux comme on ne peut pas l’être, à souffrir de ce trop de bonheur. Nous n’étions plus que tendresse. Hors du temps, hors du monde et de ses lois. Planant dans un autre univers. Nous deux, seuls. Nos lèvres se rejoignirent. Accélérant les battements de nos cœurs. Ses lèvres sur les miennes étaient si miraculeusement douces. Si inattendues. Je volais. Je rêvais. Quel baiser ! Oh ! Quel baiser ! Nos langues se connurent, sa bouche, sa salive étaient toutes de velours. Ce long baiser échangé, nos frémissements, attisèrent le désir partagé du corps de l’autre. Nous nous étendîmes sur les couvertures épaisses et chaudes formant un confortable tapis. Nos corps et nos cœurs s’appartenaient pleinement. Nous avions la même faim de tendresse, la même soif incoercible de caresses. Nos mains encore étonnées glissaient et exploraient le corps de l’autre qui se découvrait, qui s’offrait, palpitant. Le doux corps velouté et tiède. Dans ses détours et ses secrets. Ses pleins et ses déliés. Son parfum enivrant. Son odeur. Sous mes doigts le grain de sa peau rosissante. Nos souffles se faisaient courts. Les gestes si ordinaires prenaient dans ce contexte un relief, une intensité nouvelle. Provoquant un plaisir grandissant, intense. Bouleversant. Il y avait autour de nous le désert fauve et au-dessus la lune blanche immense dans le ciel Posant ma tête sur le côté, je voyais ses seins pointés vers la courbure du disque de la lune. Elle était si belle. Si attendrissante. Si totalement abandonnée. Femme fondante. Offerte. Dans la nuit protectrice. La nuit complice. Si douce. Ses mains légères parcourant mon corps, mes cuisses, mon torse, me faisaient frissonner de mille petites décharges délicieuses. Quand j’ai glissé ma main sous le tissu et que mes doigts se sont enfouis dans son sexe délicieusement humide, inondé de rosée, quand ils ont arpenté sa fente, écarté les lèvres, quand j’ai senti son corps se tendre et s’arquer, mon plaisir et le sien entremêlés connurent un nouveau palier. Dans le silence minéral, nos souffles, nos gémissements accompagnaient d’une troublante musique nos caresses aux accords parfaits. Quand sa main se glissa à son tour sous mes vetements, effleura mon gland et s’empara de ma tige gonflée, je ne pus retenir, sous le doux assaut de cette excitante sensation, un feulement rauque. C’était trop bon. Trop fort. Nous nous sommes déshabillés près des braises rougeoyantes. Sa peau laiteuse, parsemée de grains de beauté, baignait dans la faible clarté de la lune. Nous nous sommes regardés. J’ai posé ma tête sur son sein pour entendre battre son cœur. Elle a passé sa main dans mes cheveux et m’a murmuré « Viens ». Et ce simple mot dans sa bouche, de sa voix que le désir avait rendu encore plus grave et terriblement troublante, était la plus belle des symphonies, le plus délicieux des poèmes, la plus savoureuse des épopées. La plus sensuelle aussi. Elle m’a ouvert son corps comme deux pétales délicates et j’ai doucement pénétré en elle. Sentant se refermer autour de moi la délicate pression de ses lèvres corolles. M’enfonçant dans sa douceur huilée, dans son velours intime. Nos yeux ne se quittaient pas. se contractant pour jouir plus encore des sensations exquises, qui nous parcouraient, pour en goûter toute la force, le douceur extrême. Et s'entrouvrant au même moment pour que chacun puisse lire dans les yeux de l’autre le reflet de sa tendresse, de son trouble. J’étais en elle. Elle me recevait. Comme la vague, mon sexe montait et descendait dans son fourreau tapissé de rosé. Elle avait plaqué ses mains contre ma peau, incrustant ses doigts, me serrant fort pour me faire pénétrer encore plus profondément en elle. Pour lui appartenir plus complètement. Nos désirs tournoyant s’enlaçaient. J’étais en elle, ivre de bonheur, chavirant de désir. Quand notre plaisir fut au zénith, que je sentis ses mains se crisper, ses ongles s’enfoncer dans ma peau et la proximité conjuguée de la déferlante de nos deux jouissances, dans un long râle qui répondit à ses cris, je m’abandonnais et vins en elle dans un absolu bonheur. Je ne pense pas avoir connu jouissance plus intense. nous fîmes vraiment l’amour. Au sens plein du terme. Après l’orgasme, en cet état délicieux des sens rassasiés, des sens comblés, le cœur fondant, je la couvris de baisers humides, de caresses légères. La prit dans mes bras, enveloppée dans les couvertures nus sous les étoiles, dans ce paysage grandiose, apaisés, serrés l’un contre l’autre, peau contre peau. Elle me regarda en souriant. Dans son sourire, il y avait toutes les émotions, Caresses volées, moments fugitifs, mais intenses, qui comptent dans une vie. Que l’on n’oublie jamais. |
| mots | |
| media | 4* tendresse |
| cles |