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Enregistrement #3210

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id 3210
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titre LA FETE EST FINIE, Marie Garel-Weiss 2017 (moeurs drogue)@@
mot_cle
entete
texte Arrivées le même jour dans un centre de désintoxication, Céleste et Sihem ont dû mal à s'accommoder à la discipline quasi militaire de l'établissement. La volonté commune de se sortir de la drogue scelle leur amitié et elles deviennent rapidement inséparables. Les éducateurs se demandent d'ailleurs si elles ne sont pas une béquille l'une pour l'autre. Finalement expulsées du centre, les deux jeunes filles se retrouvent livrées à elles-mêmes, à l'épreuve du monde réel et de ses tentations. Elles finissent par rencontrer une femme qui pourrait bien les sauver...

TELERAMA
Deux jeunes droguées se rencontrent en désintoxication et deviennent inséparables. Leur amitié fusionnelle les aidera-t-elle à revivre ? Beau film porté par deux actrices électriques (Zita Hanrot et Clémence Boisnard).

C'est une histoire de fusion. Céleste et Sihem se rencontrent en centre de désintoxication. Immédiatement, pour sortir de la dope, ces deux sœurs de hasard s’unissent contre le reste du monde. Un monde qui ne peut les comprendre, où rôde la tentation de replonger. Pour les deux amies, renvoyées du centre et tenaillées par le manque, l’amitié fusionnelle sera-t-elle un danger ou une chance ?

Rechutes et fureur de (sur)vivre, la jeune réalisatrice filme l’addiction avec une franchise et une énergie étonnantes, dans une lumière crue et douce. Le suspense est constant : les deux ­héroïnes sont à la fois à l’aube et au crépuscule de leur vie, c’est à elles qu’il appartient de choisir. Entre deux belles scènes de groupes de parole, Zita Hanrot et Clémence Boisnard rayonnent — la première exprime une rage magnifique qu’on ne soupçonnait pas dans Fatima, de Philippe Faucon (2015). Voilà deux combattantes qui se débattent violemment, et rient aussi, dans une démarche de guérison à contretemps. Ce film où un simple sandwich grec peut rendre l’espoir est un éloge insolent de l’appétit de vie, coûte que coûte.
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