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Enregistrement #241

id 241
date 2002-05-29 16:05:16
titre Le temps est à l'orage (Cy Jung 1999)
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comment Elle est allongée dans l'herbe. Au loin, le tonnerre gronde.
J'effleure son bras. Un éclair déchire la nuit.
La charge électrique attise nos sens.
Sa poitrine me nargue. L'air est moite.
La foudre s'abat de l'autre côté du lac.
Elle tend les lèvres. Notre étreinte prend vie.
Nos bouches sont habiles. Nos langues se lient.
Ses seins bourgeonnent.
La pluie nous inonde. L'eau court entre mes fesses.
Elle guide mon sexe. Je m'attarde. Je minaude.
Le ciel explose. La terre se délave. C'est le déluge.
Mon membre la pénetre, s'enfouit dans son ventre.
Elle miaule. Elle feule. Le tonnerre nous couvre.
Nous flottons entre ciel et terre. La boue nous macule.
Son ventre en veut plus. Je feins de l'ignorer, me retire
et puis je reviens, puissemment.
Elle râle. Je récidive. Elle râle encore. Elle en rajoute et s'envole,
mon sexe au fond d'elle, mon sexe aspiré, suçé entre ses lèvres.
Elle le mange. Elle le crible. J'oublie tout.
Mon corps se tend et vibre, et tremble, et se vide par saccades,
puis je m'écroule à ses côtés, perdu, ravi. Fragile.
Elle m'enlace et sourit. L'orage s'éloigne.
La pluie n'a pas cessé. Nous barbotons dans la boue.
Mes mains se délectent de sa chair. Elle frémit
elle enfouit sa tête dans mon épaule. Ma main accompagne la caresse de la pluie.
Elle se lève d'un bond et court vers le rivage. Je lui emboîte le pas.
Je la rattrape et la précipite dans l'onde.
La boue souillant nos corps se dissout. L'eau est douce. L'orage a passé la colline.
Je me plaque contre elle. Elle est dos à l'échelle, le sexe à fleur d'eau.
En deux brassées, je la rejoins. Le ciel est noir.
Des vaguelettes claquettent sur ses chairs tendres. Un frisson la parcourt.
J'aspire son clitoris Elle trésaille.
Ma langue flirte, tremble, taraude, de plus en plus précise.
L'air se raréfie. Son corps se balance. Elle a le souffle court. Elle se tord.
Elle crie et lâche l'échelle. Elle jouit. Je bois la tasse.
Un oiseau de nuit fend l'horizon. Je tousse. Elle sourit. Je l'aime.
Et je crois bien qu'elle aussi…

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