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| id | -683 |
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| titre | <b>Chute de la monarchie à Athènes. Aristocratie. Premières magistratures annuelles : début de la liste des archontes. </b> ** |
| comment | Chute de la monarchie à Athènes à la mort de Codros. Abolition de la royauté par les Eupatrides. Aristocratie. Premières magistratures annuelles : début de la liste des archontes. Dans la plupart des cités grecques, dont Athènes, les archontes (en grec ancien ἄρχοντες / árkhontes, de ἄρχω / árkhô, « commander, être le chef ») sont les titulaires des charges les plus élevées, qui avaient d'importantes fonctions judiciaires et politiques. Les Eupatrides (en grec ancien Εὐπατρίδαι / Eupatrídai, « les bien-nés ») sont les familles nobles d'Athènes. Selon la tradition, ils forment le premier groupe de l'organisation politique décrétée par Thésée : ils jouissent de droits politiques et religieux exclusifs. Après la chute de la monarchie athénienne, ils gardent des privilèges politiques et leur suprématie, liée à leur possession de la terre. Les lois de Dracon sont un premier pas vers une limitation de leur pouvoir, en ce qu'elles écrivent des loi qui, étant jusqu'à présent orales et traditionnelles, étaient sujettes à l'interprétation des puissants. Les réformes de Solon leur enlèvent leur mainmise sur la politique, en associant le pouvoir non plus à la naissance, mais à la richesse. Néanmoins, les Eupatrides conservent leur pouvoir religieux et leur influence, donnant de nombreux grands hommes politiques à Athènes, parmi lesquels, et non le moindre, Périclès, appartenant à la famille des Alcméonides par sa mère, et à celle des Bouzygues par son père. À Athènes Lorsque Athènes cessa d'être gouvernée par des rois (après la mort de Codros au XIe siècle av. J.-C.), on passa progressivement d'un archontat perpétuel qui ne différait guère de la monarchie (jusqu'en 753) à un gouvernement de trois archontes élus dans l'aristocratie, d'abord pour dix ans (archontat décennal, jusqu'en 683), puis pour un an seulement ; après 487, les magistratures annuelles furent tirées au sort (stochocratie). Les trois archontes étaient : L'archonte éponyme (ἄρχων ἐπώνυμος / árkhôn epốnumos, ou ὁ ἄρχων / ho árkhôn, littéralement « l'archonte », sans autre précision), qui donnait son nom à l'année et, jusqu'en 487, resta toujours le chef nominal de la cité. Il avait en charge l'administration civile et la juridiction publique. Il était le tuteur des veuves et des orphelins et surveillait les litiges familiaux. L'archonte-roi (ἄρχων βασιλεὺς / árkhôn basileùs), qui reprit les fonctions religieuses des anciens rois. Il était responsable des cérémonies religieuses anciennes et il présidait le conseil de l'Aréopage. Il avait en charge les affaires d'homicides et les crimes d'impiété. Il lançait les interdits religieux et devait être obligatoirement marié. Le polémarque (ἄρχων πολέμαρχος / árkhôn polémarkhos), dont la fonction originale était de commander l'armée mais qui perdit ce pouvoir au profit des stratèges après 487, lorsque l'archontat fut tiré au sort. Il reprit certaines fonctions religieuses (comme les cérémonies à la gloire des soldats) et judiciaires concernant les personnes qui n'étaient pas des citoyens athéniens (il surveillait notamment tous les litiges relatifs aux métèques). Au VIIe siècle, six thesmothètes (θεσμοθέται / thesmothétai) furent ajoutés comme archontes supplémentaires ; leurs fonctions étaient surtout de type judiciaire, et ils présidaient comme magistrats dans toutes sortes de procès mais surtout des procès d'ordre matériel. Les anciens archontes devenaient membres à vie de l'Aréopage. Patriarcat de Constantinople De nos jours, « archonte du patriarcat œcuménique » est un titre honorifique donné par le patriarcat de Constantinople. |
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