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| titre | <b>Sargon d'Akkad unifie les cités-États de Mésopotamie, et forme un premier empire. </b> *** |
| comment | Sargon d'Akkad dit aussi Sargon l'Ancien, fondateur de l'empire d'Akkad. Il règne de 2334 à 2279 av. J.-C. Son nom, Sharru-kīn, signifie « le roi (est) stable/fidèle », plutôt que « Roi légitime » comme on a tendance à le considérer. Sargon, « l'enfant sauvé des eaux » Sargon naquit dans une petite ville sémitique des bords de l'Euphrate (peut-être Azuprianu). Sa mère était une grande prêtresse et n'avait pas le droit d'élever d'enfant. Elle le déposa dans une corbeille en roseaux enduite de bitume et le confia au fleuve. Il fut sauvé par un jardinier du nom d'Aqqi. La déesse Ishtar le remarqua et l'éleva à la dignité royale. Devenu le serviteur du roi de Kish, Ur-Zababa, il parvint au rang d'échanson à la cour du roi, puis de prince. Sargon décida de quitter la cour avec quelques compagnons. Il se révolta contre son bienfaiteur, le détrona et marcha sur la ville d'Uruk où règnait le Sumérien d'Umma, Lugal-zagezi qui avait pris le titre de roi et imposé sa suzeraineté de la Méditerranée au golfe Persique. Sargon conquit la ville par surprise, fit détruire ses remparts et captura le grand roi pendant la bataille. Sargon fit enfermer Lugal-zagezi dans un carcan et le fit transporter jusqu'au temple d'Enlil à Nippur, la capitale spirituelle de la Mésopotamie. Le règne de Sargon Sargon se fit introniser à Nippur et devint ainsi le premier roi de la dynastie d'Akkad. Il se conquit un empire en soumettant la Basse-Mésopotamie. Sargon dut se préoccuper de protéger le commerce des villes sumériennes et sémitiques, commerce qui faisait leur fortune. Les campagnes lui permettant de rapporter les matières premières qui manquaient aux villes de son empire. Une expédition navale le conduisit à Dilmun (île de Bahreïn), le grand entrepôt du golfe Persique. Une autre campagne l'emmena en Arabie septentrionale où il soumit le pays de Magan et de Meluhha (Vallée de l'Indus ?) qui lui fournirent du cuivre, de la diorite et des dattes. Au nord et à l'est, il battit les peuples du Subartu (Mésopotamie septentrionale dominée par des princes hourrites) et des monts du Zagros. Sous prétexte de marchands sémites opprimés par leur sukkallu, il s'empare du pays d'Ibla (Cappadoce ?) où se trouvait Purushkhanda, ville du dieu Dagon. Vers la fin de sa vie, Sargon dut faire face à des rébellions à l'intérieur de son empire et fut même assiégé dans sa propre capitale Akkad. Il réussit à vaincre les rebelles qu'il poursuivit jusqu'au Subartu, secondé par son fils Rimush. Sargon mourut en 2279 av. J.-C. Ses fils Rimush et après, Manishtushu lui succédèrent. Sa supériorité militaire se fondait sur une nouvelle tactique de guerre de mouvement avec javelots, arcs et flèches contre la lente et lourde phalange sumérienne aux longues lances et aux grands boucliers. Il créa un service de poste avec des officiers tous les 50 km. Il fit de la ville d'Akkad sa capitale. Il fit construire un immense palais et des doubles remparts de fortifications. Il fit élargir le port afin de pouvoir y accueillir de plus gros navires. Sa fille, Enheduanna fut élevée au rang de grande prêtresse du temple du dieu-lune, Nanna. Empire d'Akkad L'empire d'Akkad (ou empire akkadien) est un grand État fondé par Sargon d'Akkad (2334–2279 av. J.-C.) qui domina la Mésopotamie de la fin du XXIVe au début du XXIIe siècle. Les débuts L'empire d'Akkad est avant tout l'œuvre d'un homme, passé à la postérité dans l'histoire de la Mésopotamie : Sargon d'Akkad. Ce personnage est resté très présent dans la tradition mésopotamienne postérieure, et de nombreuses choses ont été écrites à son propos, à tel point qu'il est bien souvent difficile de distinguer la réalité historique de la légende. Un fait reste certain : Sargon n'est pas de sang royal. Son nom de règne (le seul qui lui soit connu), Sharrum-kîn, signifie « le roi est stable », comme s'il avait cherché à faire oublier qu'il n'est pas roi de naissance. La légende racontant sa naissance et son enfance ne le cache pas : Sargon serait le fils d'une prêtresse, qui l'aurait abandonné, avant qu'il ne soit récupéré puis élevé par un jardinier. C'est grâce à l'aide de la déesse Ishtar que Sargon, ministre d'Ur-Zababa de Kish, serait devenu roi. Ainsi donc un simple roturier devient souverain d'une des plus grandes cités de Mésopotamie. Mais à cette période, le roi le plus puissant est Lugal-zagezi d'Umma, qui règne depuis la cité d'Uruk. Sargon réussit à le vaincre, et soumet toute la Basse-Mésopotamie. Mais il instaure un changement : alors que les anciens souverains victorieux se contentaient d'une suzeraineté sur les autres rois de la région, il décide d'annexer chacune des vieilles cités-États de Sumer et d'Akkad dans un vaste royaume qui a pour centre une ville qu'il élève au rang de capitale, Akkad. C'est une véritable révolution dans l'histoire de la Mésopotamie. Les grandes conquêtes Stèle de victoire de Naram-Sin, musée du LouvreAprès avoir soumis le Sud de la Mésopotamie, Sargon va diriger des expéditions en direction du nord-ouest. Il soumet la Haute-Mésopotamie, en battant notamment le pays du Subartu et en prenant la ville de Tuttub. Une légende postérieure raconte qu'il serait même allé jusqu'au pays de Purushanda, en Anatolie. D'autres campagnes sont lancées contre les rois élamites d'Awan. Quand Sargon meurt en 2279 av. J.-C., son fils Rimush lui succède. Il semble que la fin de règne du grand roi ait été l'occasion d'une grande rébellion du pays de Sumer, qui fut difficilement matée. Il est en tout cas clair que Rimush fait face à ce problème dès son intronisation. Il tient bon, soumet les rebelles, et assure ainsi la postérité de l'œuvre de son père. Pour la première fois là aussi, les conquêtes d'un grand roi ne sont pas perdues à sa mort. Rimush meurt assassiné en 2270 av. J.-C., et son frère Manishtusu lui succède. Il mène des campagne en direction du Plateau iranien, et aussi du Golfe Persique, jusqu'au pays de Magan (Oman) Son fils Naram-Sin monte sur le trône en 2254 av. J.-C.. C'est lui aussi une grande figure de l'histoire mésopotamienne, mais qui a laissé une image plus négative que son grand-père. C'est un grand conquérant : en Syrie, il soumet les royaumes de Mari, Ebla et Alep. Puis il remporte d'autres victoires contre le Subartu, Awan et Magan. Une révolte se produit cependant à nouveau à Sumer : la répression est terrible. Naram-Sin n'aurait selon la tradition rendu convenablement le culte à Enlil, le plus grand dieu de la Basse-Mésopotamie. Les générations postérieures ont condamné cet évènement, qui aurait jeté une malédiction sur le roi d'Akkad et ses successeurs, parce qu'il a suscité l'ire des dieux et a perdu leur soutien. Dans les faits, les dernières années du règne de Naram-Sin marquent effectivement le début de la fin de l'empire d'Akkad. Organisation Administration du territoire L'organisation interne de l'empire d'Akkad reste mal connue, faute de sources. Il apparaît cependant que, après Sargon, les rois de ce pays ont voulu intégrer les régions soumises dans une véritable construction étatique. Les anciens dynastes des cités-États mésopotamiennes sont progressivement remplacés par des gouverneurs acquis à la cause de la dynastie d'Akkad. Les régions soumises perdent donc leur indépendance. Il semble que cela fut mal accepté à Sumer, où la tradition des cités-États était très vivace, ce qui explique les nombreuses révoltes qui eurent lieu dans cette région. Sargon, à qui revient le mérite de la constitution de cet État d'un nouveau type, est parfois présenté comme un visionnaire, qui aurait initié une nouvelle dynamique dans l'histoire mésopotamienne en éliminant le système des cités-États. Il n'en demeure pas moins que cette construction politique restait victime de son statut de précurseur, et que l'expérience pour administrer un si grand ensemble n'était pas encore présente. L'empire d'Akkad semble sous-administré, ce qui explique en partie pourquoi il s'est si vite affondré après la fin des grandes conquêtes. Le premier empire Pour la première fois dans l'histoire du Proche-Orient, donc, apparaît une grande construction étatique englobant un ensemble d'anciens micro-États en son sein. Ceci entraîne un grand changement dans la conception de la fonction du souverain. Auparavant lié au cadre de la cité-État, celui-ci avait un rôle limité. Avec la constitution d'un vaste empire sous la dynastie d'Akkad, le souverain prend une nouvelle dimension. Cela est surtout latent sous Naram-Sin, qui développe une véritable idéologie impériale. Il se dit « Roi des Quatre Régions » (c'est-à-dire de tout le monde connu), ce qui traduit une ambition de domination universelle, jusqu'alors absente de l'idéologie royale mésopotamienne. De plus, nouveauté là aussi, il fait précéder son nom du déterminatif de la divinité, et dans les représentations il porte la tiare à cornes, attribut des dieux : le roi est donc d'une essence divine. La chute d'Akkad Le règne de Naram-Sin voit l'arrivée d'une nouvelle menace : les Gutis. Ce peuple, considéré comme barbare par les Mésopotamiens et originaire des régions occidentales du Zagros, lance plusieurs raids meurtriers en Mésopotamie. Sous le règne de Shar-kali-sharri, fils de Naram-Sin, ils se font de plus en plus menaçants, tandis que la révolte gronde à nouveau dans l'empire. Plusieurs défaites font perdre au roi une grande partie du territoire conquis par ses aïeux, et il en revient à des ambitions plus modestes, se proclamant simplement « roi d'Akkad ». Si la chute d'Akkad est attribuée par la tradition aux Gutis, rien ne l'atteste clairement. Il semble que l'affaiblissement progressif de l'empire ait laissé la place à de nouvelles ambitions, dont celles des rois gutis, mais aussi de personnes originaires des différentes régions de l'empire, qui prennent alors leur indépendance, comme il est attesté à Suse, Uruk ou Lagash. L'expérience qu'a constitué l'empire d'Akkad a profondément marqué l'histoire de la Mésopotamie. L'ancien système des cités-États laissa place à une nouvelle forme étatique vouée à la domination universelle. L'empire de la troisième dynastie d'Ur, qui se forme quelques décennies après la chute d'Akkad, se situe dans la continuité de ce premier empire. Rois d'Akkad 2334/2279 : Sargon 2279/2270 : Rimush 2270/2255 : Manishtusu 2255/2218 : Naram-Sin 2218/2193 : Shar-kali-sharri 2193/2169 : interrègne 2169/2154 : Shu-Turul |
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| mots | moyen-orient |
| cat | politique |
| pays | irak |
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