arpoma.com (art actualite histoire lieux)
home               retour
arpoma.com
N
vendredi 27 février 2026 - 04h58rech / rep
(1 sur 5)   (liste)
























GLASS, M. Night Shyamalan 2019, James McAvoy, Bruce Willis (thriller science fiction)@
(taille reelle) (grd ecran)


Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn, l'homme incassable, poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis qu'on le sait capable d'endosser 23 personnalités différentes. De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l'intérêt des forces de l'ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes.

TELERAMA
Parce qu’ils se prennent pour des superhéros, les voilà internés… L’auteur d’“Incassable” et de “Split” réunit ses anciens personnages avec fantaisie et signe un film d’action excentrique.

Dans les rues de Philadelphie, David Dunn (Bruce Willis) joue au justicier et trouve une cible de choix : Crumb (James McAvoy), un maniaque aux personnalités multiples. Arrêtés par la police et considérés comme fous, les deux hommes sont enfermés dans un asile psychiatrique où ils rejoignent Mr Glass (Samuel L. Jackson), autre drôle de zèbre : il a les os fragiles comme le verre mais un cerveau en acier, plein de plans machiavéliques. Spécialité du service où tout ce petit monde est interné : la maladie des gens qui se prennent pour des superhéros…

En télescopant les personnages qu’il avait créés pour Incassable (2000) et Split (2016), M. Night Shyamalan dialogue avec lui-même, comme s’il était le quatrième patient admis ici en psychiatrie. Une fantaisie plus communicative se déploie heureusement quand l’encombrant Crumb, zappant toujours entre des identités éclatées mais répétitives, laisse les plus séduisants, David Dunn et Mr. Glass, prendre le dessus. L’idée un peu floue d’un super-héroïsme dégénérescent se matérialise alors en film d’action vraiment excentrique, sorte de rêverie sur la manie des combats.

Cette influence de l’imaginaire des comics sur des humains dérangés, le réalisateur l’évoque sur un ton amusé et inquiet à la fois. Il prend soin de se démarquer de l’esthétique des Avengers et impose un regard très personnel d’artisan du cinéma. Avec son art de la mise en scène tirée au cordeau, Shyamalan mérite son statut d’orfèvre à Hollywood.