Amis depuis la plus tendre enfance, Vincent, François, Paul et Armand, tous la cinquantaine, se retrouvent chaque dimanche à la campagne. Au quotidien, chacun connaît quelques déboires sentimentaux. Cependant, lorsque Vincent est victime d'une crise cardiaque, ses amis prennent conscience de l'importance de leurs problèmes.
TELERAMA
Les films de Sautet sont souvent réduits à des radiographies de la société française des années 1970. Les héros de ce film affrontent bien les premiers remous de la crise des années Giscard, mais leur mélancolie est intemporelle.
Partie de foot dans un jardin hivernal. D’éclats de rire en bousculades, les joueurs du dimanche délaissent pour quelques heures le cours de leurs existences de quadragénaires. Vincent, petit patron cardiaque, François, médecin trompé par sa femme, Jean, boxeur occasionnel, partagent cette parenthèse fraternelle chez Paul, romancier en panne d’inspiration…
Au gré des rediffusions, leur gaieté ou leurs fêlures ont fini par se glisser dans nos souvenirs intimes. Plus qu’une galerie de portraits, c’est une polyphonie complexe, mélancolique et cordiale, un formidable document sociologique sur la classe moyenne des années 1970. Le film observe les premiers remous de la crise, économique, morale et affective. Sautet enferme d’abord ses personnages à l’abri d’une maison de campagne, cocon illusoire où l’on peut nier le temps et ses blessures. Et puis, dehors, les héros de cette chronique douce-amère retrouvent leur âge mûr, celui des bilans et des usures, le cœur qui lâche, l’amour qui se fissure… Le cinéaste scrute ces vies abîmées avec un respect lucide. Il laisse à ces hommes le choix de mentir, de jouer une pudique comédie, entrecoupée d’intenses moments de vérité.voir sur GOOGLE MAP