arpoma
vendredi 18 septembre 2026 - 23h05
menu / rep

atlas / rech

(3 sur 6)   (liste)
◀◀         (3 sur 6)         ►►


























LE PARRAIN, Francis Ford Coppola 1972, Marlon Brando, Al Pacino (saga)@@@@
voir sur GOOGLE MAP
Don "Vito" Corleone est le parrain de l'une des cinq familles qui contrôlent New-York en 1945. Alors qu'il reçoit une proposition des Tattaglia pour entrer dans le trafic de drogue, il choisit de décliner l'offre, tandis que Sonny, l'un de ses fils, y est favorable. Victime d'un attentat peu après, Vito survit. Son fils Michael, pour se venger, assassine alors Tattaglia et le chef de la police, McCluskey, dans un restaurant après avoir découvert leurs implications dans cette tentative de meurtre sur son père. Alors qu'il refusait ce mode de vie, il devient un élément incontournable d'une famille dont il prend rapidement la tête...

TELERAMA
La saga baroque des Corleone prend son envol. Brando et Pacino devant la caméra, Coppola en homme-orchestre : l’opéra sanglant peut commencer, avec ses meurtres et ses trahisons.

Revoir Le Parrain aujourd’hui, c’est d’abord constater à quel point certaines idées reçues ont la vie dure. Pour commencer, ce n’est pas un film de gangsters. Du best-seller complaisant de Mario Puzo sur un chef mafieux, Coppola a tiré une véritable tragédie familiale. La Mafia n’est qu’un prétexte pour faire entrer la violence, le crime et la trahison dans l’histoire de cette famille. Le personnage principal n’est pas Marlon Brando, qui disparaît presque totalement au quart du film, mais un quasi-débutant nommé Al Pacino : Le Parrain, ou l’histoire du destin tragique de Michael Corleone, fils de Vito. S’il réprouve les pratiques criminelles de sa famille au début du film, il sera amené, mû par un destin inexorable, à prendre la place de son père, renonçant ainsi à tous ses idéaux.

Plus de cinquante ans après la sortie du film, l’aptitude formidable du jeune Coppola à s’entourer de collaborateurs d’exception (voir les superbes plans en clair-obscur de Gordon Willis) et son sens aigu du casting ne cessent de laisser admiratif. Surtout en ce début des années 1970 où le monde artistique n’aspire qu’aux expérimentations de toutes sortes, Coppola a l’intelligence du classicisme. Sa mise en scène souveraine reste un modèle de précision et d’évidence.

voir sur GOOGLE MAP