A 37 ans, Simon est médecin à l'hôpital. Avec les années, ce pneumologue respecté par ses équipes a appris à côtoyer la mort et la maladie. A l'aube de la quarantaine, toujours célibataire, il a une liaison avec Agathe, une jeune assistante, et donne tout à son travail. Dans sa vie personnelle, il doit gérer un père lunaire et une soeur en plein divorce. Ses certitudes professionnelles et ses digues émotionnelles s'effondrent avec fracas quand sa mère est admise dans son établissement pour un cancer. Simon supporte mal la mort inéluctable de celle-ci...
TELERAMA
Ce film sur l’hôpital impose sa singularité : intimiste, à la lisière du fantastique, il se concentre sur un fils médecin confronté à la mort de sa mère.
Un pneumologue perd pied quand sa mère est admise pour un cancer dans l’hôpital où il exerce. Le voilà en proie au besoin viscéral de tout faire pour sauver un être aimé. Quitte à violer les lois de son ordre ?
L’hôpital, cette institution monstre où tout commence et tout finit, le cinéma et les séries nous le montrent en général sur un rythme trépidant, avec suspense, bips d’urgence et brancards fous. Le réalisateur David Roux se démarque de cette vision dramatique. Son hôpital ressemble tantôt à celui qu’il nous arrive à tous de fréquenter, lieu des temps morts et des heures d’attente, tantôt à un espace mental entre fantasme et fantastique. Ainsi ces superbes scènes dans les sous-sols où le jeune médecin et son pote infirmier se terrent, pour oublier, avec un joint, leur impuissance.
Dans la reconstitution du quotidien d’une équipe médicale comme dans la transmission d’émotions intimes, la mise en scène est d’une impressionnante justesse. De sorte qu’on passe avec fluidité, sans même s’en rendre compte, d’un film hospitalier à une histoire de famille. Entouré de seconds rôles forts, de la sœur (Maud Wyler) à l’interne (Zita Hanrot) en passant par la mère (Marthe Keller), Jérémie Renier trouve là l’un de ses plus beaux rôles. Ni héros ni salaud : juste un fils.
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