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A UNITED KINGDOM, Amma Asante 206, David Oyelowo, Rosamund Pike (sentimental)@


Petit-fils du roi des Bamangwato, population d'Afrique australe vivant au Bostwana et en Afrique du Sud, Seretse Khama est désigné en 1925, à l'âge de 4 ans, pour prendre le trône à sa majorité. Vingt-deux ans plus tard, le jeune homme, qui étudie le droit à Londres, fait la rencontre de Ruth Williams, une employée de bureau, dont il tombe éperdument amoureux. Le sentiment est réciproque. Un an plus tard, ils se marient. Mais l'union entre cet homme noir et cette femme blanche suscite de vives oppositions, tant au sein de leurs familles que dans leurs pays respectifs. Mais Seretse et Ruth sont prêts à surmonter tous les obstacles...

TELERAMA
En 1947, une Anglaise rencontre un prince africain, et ce n’est pas un conte de fées mais une affaire d’État. L’union de Ruth Williams et de Seretse Khama, destiné à devenir roi du Bechuanaland (futur Botswana), révolte Blancs et Noirs. Entre l’amour et la Couronne, il faut choisir…

Royauté, vie privée et page d’histoire : on reconnaît les ingrédients du Discours d’un roi (de Tom Hooper, 2010). Tout en cherchant à plaire, la réalisatrice, britannique et noire, aborde avec un souci informatif les questions raciales et les mentalités d’une époque.

Mais son film manque de vivacité : même son excellent couple de cinéma (David Oyelowo et Rosamund Pike) semble un tantinet figé.
A UNITED KINGDOM, Amma Asante 206, David Oyelowo, Rosamund Pike (sentimental)@ (E)
Petit-fils du roi des Bamangwato, population d'Afrique australe vivant au Bostwana et en Afrique du Sud, Seretse Khama est désigné en 1925, à l'âge de 4 ans, pour prendre le trône à sa majorité ...

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ALORS ON DANSE, Michèle Laroque 2001, Isabelle Nanty, Michèle Laroque, Thierry Lhermitte (comique)


Quand elle apprend que son époux fréquente une maîtresse depuis plus de deux ans, Sandra plie instantanément bagages et part s'installer chez sa soeur Danie. Bouleversée, Sandra peine à remonter la pente, ce qui n'échappe pas à son hôte. Pour tenter de l'aider à retrouver le sourire, Danie l'invite à l'accompagner à ses cours de danse. D'abord réticente, Sandra finit par accepter de se joindre au groupe. Sur place, elle découvre des danseurs et danseuses suivre les pas aléatoires de Lucien et Roberto, professeurs aussi peu doués qu'attachants. Emportée par l'ambiance positive des lieux, Sandra se laisse très vite prendre au jeu...

TELERAMA
Une jeune grand-mère bourgeoise apprend que son mari la trompe. Elle le quitte et retrouve sa sœur pour prendre des cours de danse. Avec ce scénario mal ficelé, la réalisatrice nous perd et ne nous embarque pas dans sa ronde.

Alors on sort pour oublier tous les problèmes. » Difficile de ne pas penser aux paroles d’Alors on danse, de Stromae, en voyant la nouvelle comédie de Michèle Laroque, tant l’envie d’arrêter le film en cours de visionnage est pressante.

Sandra (Michèle Laroque), jeune grand-mère bourgeoise, apprend que son mari la trompe depuis deux ans. Elle renoue alors avec sa sœur, Danie (Isabelle Nanty), fière célibataire qui n’a pour seuls amours que la lutte des classes et la danse. Avec Lucien (Thierry Lhermitte) et Roberto (Patrick Timsit), « Danie la rouge » se doit de remonter le moral de sa benjamine en lui apprenant que la vie ne s’arrête pas à 60 ans ni, surtout, sans mec. Alors elles dansent, s’engagent à sauver un lieu culturel et s’ouvrent à de nouveaux hommes.

L’histoire rappelle la première réalisation de l’actrice qui, dans Brillantissime (2018), jouait déjà une femme riche abandonnée par son époux. Mais la sauce ne prend pas. L’humour d’Isabelle Nanty et l’apparition de Jeanne Balibar en professeure de danse psychorigide ne suffisent pas à rattraper un scénario mal ficelé, dans lequel on ne retrouve pas toujours l’histoire espérée : celle d’une femme, jeune sexagénaire, qui tente de reprendre goût à la vie. Au lieu de cela, Alors on danse survole un combat social sans lien avec le sujet.
ALORS ON DANSE, Michèle Laroque 2001, Isabelle Nanty, Michèle Laroque, Thierry Lhermitte (comique) (E)
Quand elle apprend que son époux fréquente une maîtresse depuis plus de deux ans, Sandra plie instantanément bagages et part s'installer chez sa soeur Danie. Bouleversée, Sandra peine à remonter la p ...

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ALYAM ALYAM, Ahmed El Maânouni 2001, Ben Brahim


Dans la région de Casablanca, à Oulad Ziane, les habitants vivent de l'agriculture. Abdelwahad, depuis la mort de son père, est obligé d'assumer les responsabilités du chef de famille, alors qu'il ne rêve que d'émigrer en France. La mère essaie de le dissuader de partir, mais le jeune homme ne croit pas en son avenir dans l'agriculture. Le grand-père essaie également de le ramener à la raison, mais il y a ce cousin éloigné de France, qui lui assure que les papiers nécessaires seront prêts d'un jour à l'autre. Entre espoir et lassitude, Abdelwahad attend son heure...
ALYAM ALYAM, Ahmed El Maânouni 2001, Ben Brahim (E)
Dans la région de Casablanca, à Oulad Ziane, les habitants vivent de l'agriculture. Abdelwahad, depuis la mort de son père, est obligé d'assumer les responsabilités du chef de famille, alors qu'il ne r&eci ...

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AMOURS INFERNALES, Steve Goldenberg, David Zani, Melissa Jacobs, Nicki Blue, Billy Chappell (film e)


Serena, une visiteuse interstellaire sensuelle et voluptueuse, vient sur Terre pour assouvir ses désirs les plus profonds des personnes qu'elle croise.

De : Steve Goldenberg, David Zani
Avec : Melissa Jacobs, Nicki Blue, Billy Chappell
Pays : États-Unis d'Amérique
AMOURS INFERNALES, Steve Goldenberg, David Zani, Melissa Jacobs, Nicki Blue, Billy Chappell (film e) (E)
Serena, une visiteuse interstellaire sensuelle et voluptueuse, vient sur Terre pour assouvir ses désirs les plus profonds des personnes qu'elle croise.

De : Steve Goldenberg, David Zani
Avec : Melissa Jacobs, Nicki Blue, ...

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ANTICHRIST, Lars von Trier 2009, Charlotte Gainsbourg (drame filme e)@


Après le décès de leur enfant, un couple se retire à "Eden", un chalet isolé dans la forêt, pour faire leur deuil et tenter de sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et la situation va de mal en pis...

TELERAMA
Sous l’apparence d’un suspense horrifique avec de vrais moments gore, se disent la guerre des sexes façon Strindberg, la geste des pulsions réprimées, le prix à payer des tabous transgressés.

Pendant qu'« Elle » et « Lui » faisaient l'amour, leur petit garçon est tombé par la fenêtre... Deuil, remords et haine. On serait tout proche d'Ingmar Bergman si Lars von Trier ne se révélait, une fois de plus, un donneur de leçons bardé de certitudes existentielles et formelles.

Elle (Charlotte Gainsbourg, Prix d'interprétation à Cannes) est un beau personnage. Pas une victime, mais une rebelle. Un reflet de toutes les damnations subies par les femmes au long des siècles. Mais comme Lars von Trier en fait la vraie responsable du drame, il est difficile de sympathiser avec cette créature à la Shining, qui en arrive à mutiler son mari, puis elle-même, pour les punir, en fin de compte, d'avoir été des humains aussi nuls... Le film est provocant, violent, difficilement supportable. Il reste, néanmoins, le film le plus épuré de Lars von Trier. Son film le plus cinglé, aussi, avec d'insolents moments gore et l'apparition délirante d'un renard qui hurle à la mort la morale du cinéaste : « Le monde est un chaos »…
ANTICHRIST, Lars von Trier 2009, Charlotte Gainsbourg (drame filme e)@ (E)
Après le décès de leur enfant, un couple se retire à "Eden", un chalet isolé dans la forêt, pour faire leur deuil et tenter de sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et la s ...

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AVANT QUE LES FLAMMES NE S ETEIGNENT, Mehdi Fikri 2023, Camélia Jordana, Sofiane Zermani (drame social)@@


Strasbourg. Après la mort de Karim, son petit frère, lors d'un simple contrôle de police, Malika se lance dans un combat judiciaire afin qu'un procès ait lieu et que toute la lumière soit faite sur les circonstances de son décès. Mais sa quête de vérité dérange et met également en péril l'équilibre de sa famille. La jeune femme est par ailleurs confrontée à un procureur qui prend fait et cause pour les policiers. Ainsi, avant même les résultats de l'expertise médico-légale, le parquet valide la thèse de la crise d'épilepsie comme cause de la mort, reprenant ainsi la version des forces de l'ordre.

TELERAMA
Son frère est mort après une garde à vue. Malika demande justice. Un drame social vibrant et nuancé.
Camélia Jordana dans un film-dossier qui dénonce avec discernement les bavures policières. Topshot Films - Le Film - Bac Films Production - France 3 Cinéma

Malika, mariée et mère d’un petit garçon, ne veut plus entendre parler de son frère Karim, qui a des problèmes de drogue. Mais un soir, elle apprend par un coup de fil de son autre frère que Karim est à l’hôpital à la suite d’une garde à vue… La séquence, à la fois rageuse — une foule de jeunes en colère massée devant l’hôpital — et muette (c’est de loin, par un simple signe, que Malika comprend que Karim n’a pas survécu) est un grand exercice de mise en scène, mêlant la douleur la plus intime à une dimension sociale.

Débute alors un film-dossier, certes, mais d’une remarquable tension, au plus près de la famille de la victime, de son deuil discret à son combat médiatique. Avec un sens aigu du détail, le réalisateur Mehdi Fikri, ancien journaliste à L’Humanité, met en scène le combat de Malika pour faire admettre la bavure policière, pour allumer la mèche de la justice, sans oublier la complexité des rapports familiaux. Karim n’était pas un ange, et alors ? Il peut quand même devenir un martyr pour tout un quartier, où les jeunes émeutiers ne sont, finalement, que les voisins, les potes de la famille endeuillée, qui scandent, dans un tribunal : « On pardonne pas ! »

Une scène témoigne parfaitement du dérapage toujours possible entre citoyens et forces de l’ordre : des policiers viennent « parler » avec la famille, mais le moindre mot ou geste d’énervement rallume la violence, et finit par des gaz lacrymogènes… Le casting porte haut l’émotion de cet ardent drame social : Camélia Jordana, pleine de nuances, la jeune Sonia Faidi et le vibrant Sofiane Zermani, en grand frère dont la juste colère est impossible à éteindre.
YNOPSIS
AVANT QUE LES FLAMMES NE S ETEIGNENT, Mehdi Fikri 2023, Camélia Jordana, Sofiane Zermani (drame social)@@ (E)
Strasbourg. Après la mort de Karim, son petit frère, lors d'un simple contrôle de police, Malika se lance dans un combat judiciaire afin qu'un procès ait lieu et que toute la lumière soit faite sur les circ ...

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BABYGIRL, Halina Reijn 2024, Nicole Kidman, Harris Dickinson (thriller sentimental)@@


Romy, PDG prospère et admirée, a un mari et deux filles adolescentes. Elle entame une liaison avec Samuel, l'un de ses nouveaux stagiaires qu'elle a surpris dans la rue en train de dompter un chien qui était sur le point de se jeter sur elle. Elle est immédiatement attirée par son assurance, son mépris des convenances du bureau et son attitude générale de désobéissance. Au fur et à mesure que leur relation teintée de BDSM se développe, les niveaux de menace augmentent également.

TELERAMA
Alignez les mots « sexe », « adultère » et « Nicole Kidman », et vous êtes certain de penser à Eyes Wide Shut, dernier film de Stanley Kubrick, dans lequel l’actrice australo-américaine était en couple à l’écran (comme à la ville) avec Tom Cruise. Vingt-six ans plus tard, la réalisatrice néerlandaise Halina Reijn joue avec nos souvenirs. Nicole Kidman est cheffe d’entreprise, mariée à un brillant metteur en scène (Antonio Banderas) et… s’ennuie sexuellement. Heureusement un jeune et beau stagiaire (Harris Dickinson, à la « voix de slip ») lit en elle comme dans un livre ouvert et devine ses désirs et fantasmes les plus secrets. « Nicole Kidman est sensationnelle, souligne Samuel Douhaire, elle y va à fond, joue des choses hallucinantes […] et assume tout. »

« On ne voit pas si souvent un film dont on a l’absolue certitude en le regardant qu’il définit son époque, qu’il est le produit ultra contemporain d’une société. Et ici, c’est le cas, avec des questions centrales comme le pouvoir et la domination », explique Marie Sauvion. Car le film sème aussi le doute et le trouble en permanence. Qui tient qui ? Qui menace qui ? « C’est le jeu du “je te tiens, tu me tiens par la barbichette”, mais ici, ce n’est pas la barbichette », conclut Marie Sauvion.
BABYGIRL, Halina Reijn 2024, Nicole Kidman, Harris Dickinson (thriller sentimental)@@ (E)
Romy, PDG prospère et admirée, a un mari et deux filles adolescentes. Elle entame une liaison avec Samuel, l'un de ses nouveaux stagiaires qu'elle a surpris dans la rue en train de dompter un chien qui était sur le poin ...

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BABYPHONE, Olivier Casas 2016, Medi Sadoun, Anne Marivin (comique)


Ben est marié Charlotte, avec qui il vient d'avoir une petite fille. Jeune compositeur en mal de reconnaissance, il décide de demander à leur ami d'enfance, manager d'une chanteuse très connue, de devenir le parrain de leur fille. Lors d'un dîner, les révélations faites à travers le baby-phone de la chambre d'enfant vont créer un véritable cataclysme au sein de la famille et du groupe d'amis.

TELERAMA
Méfiez-vous de ces « baby phones », qui retransmettent dans le salon tout ce qui se dit dans la chambre de bébé. Pour un jeune couple et ses invités, il suffit d'une conversation captée par hasard pour ruiner le dîner, et peut-être plus... Ce rififi affectif en quasi-huis clos, façon Cuisine et dépendance, étouffe une étude de caractères d'abord prometteuse entre les murs de la farce lourdingue.


BABY PHONE donne l’occasion de réfléchir tout en se marrant, à de nombreux sujets sérieux autour du couple, de la famille, de la parentalité, de l’amitié, mais aussi de ses rêves d’enfants. Olivier Casas, qui s’était déjà penché sur ces sujets dans un court-métrage, transforme donc habilement l’essai avec son premier long. Jeune papa, il a co-écrit le scénario avec Audrey Lanj, sa compagne à la ville, et Serge Lamadie (scénariste de Tout Schuss). Au début de BABY PHONE, chaque personnage semble être défini par ses seules préoccupations du moment, tantôt égoïstes, tantôt parce que la vie l’exige. Mais à la faveur d’un mémorable dîner, les motivations des uns et des autres vont se révéler au grand jour, telles des plaques tectoniques qui se mettent inexorablement en mouvement. Ces jeunes adultes vont enfin mûrir et cesser de se comporter comme les enfants qu’ils ne sont plus. Ils vont enfin prendre leurs responsabilités et leur place dans leur vie.

Le dîner semble être depuis longtemps un moment cinématographique idéal de remise en question gênante des liens fondamentaux familiaux et amicaux, où l’on se dit soudain des choses, sans inhibition. Tous les dîners ne se terminent heureusement pas comme celui de Festen de Thomas Vinterberg! C’est plutôt le ton grinçant de la comédie qui est souvent utilisé, comme dans Un air de famille de Cédric Klapisch, ou Le Prénom de Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte. Tout peut rapidement basculer, et mettre en péril un équilibre apparemment solide.

Ici, l’effet déclencheur est le fameux babyphone, placé dans la chambre du bébé que viennent d’avoir Ben/Medi Sadoun (Joséphine s’arrondit, La dream team) et Charlotte/Anne Marivin (Chez Nous). Leurs amis Simon/Pascal Demolon et Nathan/Lannick Gaudry parlent sans savoir qu’ils sont écoutés par le couple et la mère de Ben. Le babyphone révèle alors, tel un filtre magique, ce que pensent vraiment des deux potes. Un peu comme dans Les meilleurs amis du monde de Julien Rambaldi, dont le concept de base était un téléphone mal raccroché.

Mensonges et amitié ne font pas souvent bon ménage.

Présenté comme un gentil garçon sans trop de caractère, un peu ben-êt, Ben est encore sous l’influence de ses parents Hubert/Michel Jonasz (Il a déjà tes yeux) et Monique/Marie-Christine Adam. Ben aimerait pouvoir vivre de sa passion, la composition musicale, mais il n’a pas encore réussi à percer dans ce monde. BABY PHONE ouvre d’ailleurs quelques pistes de réflexion sur les difficultés de la vie d’artiste dans notre société actuelle. Mais Ben ne parvient pas à exprimer ni ce qu’il ressent autrement que par la musique, ni ce qu’il veut réellement. Du coup, il passe son temps à esquiver les problèmes et les réponses en inventant de petits mensonges, qui se multiplient et deviennent impossibles à éviter. Il n’est d’ailleurs pas le seul à agir de la sorte, puisque son propre père, ses deux autres potes et son épouse sont eux aussi entrés dans une spirale infernale de cachotteries, à divers degrés. Simon/Pascal Demolon, producteur de la célèbre chanteuse Juliette/Barbara Schulz, cache un être sensible derrière sa mauvaise foi et son côté paillette. Et Juliette n’est pas aussi insupportable que le personnage qu’elle donne à voir.

L’intérêt comique de BABY PHONE est que les scénaristes vont jusqu’au bout de ces petits mensonges entre amis, tout en tenant la cadence, digne d’une pièce de théâtre de boulevard. Ils n’ont pas hésité à pousser le bouchon assez loin dans le trait grinçant, gardant à l’esprit que plus c’est gros, plus ça passe! Les dialogues ne manquent pas de répartie et certaines scènes sont extrêmement drôles, telles celle filmant le regard des amis qui comprennent qu’on les a écoutés, digne du western Le bon, la brute et le truand. Quant à Pascal Demolon, il réalise un vrai numéro d’acteur, excellant dans la capacité à imprégner son personnage de sa dinguerie naturelle et de sa voix grave, comme on avait déjà pu s’en rendre compte dans Radiostars et Five.

Grâce à la mise en scène, essentiellement en huis clos, le spectateur se sent proche des personnages, très family ou friend next door. BABY PHONE amène habilement le spectateur à certaines interrogations réalistes sur le mensonge, que posait déjà, avec une réponse autrement plus brutale, Xavier Giannoli dans Marguerite ! Ainsi, doit-on tout dire à son entourage, quitte à lui faire de la peine ? Ou au contraire faut-il mentir pour le protéger ou se protéger soi-même? Quelle est la part de responsabilité de chacun des protagonistes dans un mensonge ? Jusqu’où aller et à quel moment juge-t-on utile d’arrêter ? Mais aussi faut-il pardonner? Peut-on reconstruire un couple ou une amitié malgré des mensonges qui ont brisé la confiance ? Et surtout, cela en vaut-il la peine ?

Voir aussi
2.5

Le discours, monologue terne et lisse
Car le film interroge aussi sur l’amitié, comme avait pu le faire Les deux amis de Louis Garrel : de quoi l’amitié est-elle encore constituée après tant d’années? Est-il normal qu’elle fasse souffrir, comme les relations amoureuses ? Doit-on se réjouir du bonheur de ses amis, ou est-ce normal de parfois les jalouser ? Enfin, comme au billard, BABY PHONE offre une réflexion à trois bandes puisque le réalisateur insiste bien sur le fait que la musique, en tant qu’art, non seulement adoucit les mœurs, mais ne ment jamais, elle. Petits règlements de comptes entre amis poussés à l’extrêmement drôle, BABY PHONE offre donc une réflexion particulièrement jubilatoire sur la vie des trentenaires!
BABYPHONE, Olivier Casas 2016, Medi Sadoun, Anne Marivin (comique) (E)
Ben est marié Charlotte, avec qui il vient d'avoir une petite fille. Jeune compositeur en mal de reconnaissance, il décide de demander à leur ami d'enfance, manager d'une chanteuse très connue, de devenir le parr ...

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BANG GANG, Eva Husson 2015, Marylin Lima, Lorenzo Lefebvre (moeurs)@


Les faubourgs aisés d'une ville sur la côte atlantique. George, jolie jeune fille de 16 ans, tombe amoureuse d'Alex. Pour attirer son attention, elle lance un jeu collectif où sa bande d'amis va découvrir, tester et repousser les limites de leur sexualité. Au milieu des scandales et de l'effondrement de leur système de valeurs, chacun gère cette période intense de manière radicalement différente.

TELERAMA
Pourquoi et comment des ­lycéens organisent-ils des ­orgies à l'insu des adultes ? Inspirée par le cinéma américain indépendant (Sofia Coppola, Larry Clark, Gus Van Sant), Eva Husson signe un premier film loin de l'esthétique et des préoccupations qui dominent en France. Il y a du style dans son portrait de groupe en pleine effervescence hormonale, sur fond de plages. Et deux héroïnes singulières, saillantes, ne serait-ce que pour les faux airs de Bardot ado chez l'une, et d'Adjani dans La Gifle chez l'autre...

Mais la ­cinéaste se laisse porter par des courants trop contraires. Un peu de romantisme noir hérité des Tricheurs, de Marcel Carné : c'est un dépit amoureux qui déclenche les orgies. Un peu d'érotisme libertaire quand les pulsions se libèrent, sans tabou apparent. Et, finalement, le retour au moralisme, avec l'éloge du « vrai amour » et du « bon sexe ». A cela s'ajoute l'inévitable question des nouvelles technologies — les vidéos compromettantes diffusées sur le Net —, intégrée à l'histoire comme une contrainte d'époque, expédiée pour la même raison... Emaillé de belles idées, jusque dans l'utilisation d'une chanson de Véronique Sanson, le film sort du lot mais reste bancal, entre transgression mal assumée et conformisme latent. — Louis Guichard
BANG GANG, Eva Husson 2015, Marylin Lima, Lorenzo Lefebvre (moeurs)@ (E)
Les faubourgs aisés d'une ville sur la côte atlantique. George, jolie jeune fille de 16 ans, tombe amoureuse d'Alex. Pour attirer son attention, elle lance un jeu collectif où sa bande d'amis va découvrir, tester ...

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BEAU PERE, Bertrand Blier 1981, Patrick Dewaere, Ariel Besse, Nicole Garcia, Maurice Ronet (moeurs)@@


Lorsque Martine, sa compagne depuis huit ans, meurt dans un accident de voiture, Rémi, pianiste raté, sombre dans le désespoir. Du haut de ses 14 ans, Marion, la fille de Martine, demeure stoïque. Elle veut rester avec Rémi, mais le père de l'adolescente ne l'entend pas de cette oreille et vient la chercher. Quelques semaines s'écoulent. Rémi, ne supportant pas d'être sans nouvelles, téléphone à Marion, qui arrive aussitôt avec ses valises. Rémi donne des cours de piano et la jeune fille l'aide en faisant du baby-sitting. Un soir, Marion déclare à son beau-père son amour et le désir qu'elle éprouve pour lui. D'abord estomaqué, Rémi se contente finalement de hausser les épaules. Mais la nymphette n'est pas résolue à lâcher prise et entend bien parvenir à ses fins...
BEAU PERE, Bertrand Blier 1981, Patrick Dewaere, Ariel Besse, Nicole Garcia, Maurice Ronet (moeurs)@@ (E)
Lorsque Martine, sa compagne depuis huit ans, meurt dans un accident de voiture, Rémi, pianiste raté, sombre dans le désespoir. Du haut de ses 14 ans, Marion, la fille de Martine, demeure stoïque. Elle veut rester ...

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BIS, Dominique Farrugia 2015, Kad Merad, Frank Dubosc (comique)@@


Éric et Patrice sont amis depuis le lycée. Au fil des années, chacun a pris un chemin très différent. D'un côté Éric, hédoniste sans attaches aux multiples conquêtes, et de l'autre, Patrice, père de famille monogame à la vie bien rangée. Après une soirée bien arrosée, les deux amis d'enfance se retrouvent propulsés en 1986 alors qu'ils n'ont que 17 ans. Ce retour dans le passé est l'occasion rêvée pour tenter de changer le cours de leur vie. Que vont-ils faire de cette seconde chance ?

TELERAMA
Deux potes quinquas tombent un soir de cuite et se réveillent en 1986, à la veille des résultats du bac… Une comédie revival un peu trop sage.

eux potes de 50 ans aux CV bien différents, mais au taux d’alcoolémie identique ce soir-là, tombent dans l’escalier de la cave et se retrouvent en 1986, à la veille de leurs résultats du bac. Et s’ils en profitaient pour refaire (et même échanger) leurs vies ? Bon d’accord, on a déjà vu ça quelque part, et en mieux, du côté de chez Noémie Lvovsky (Camille redouble), mais Farrugia ne s’en sort pas si mal. Le film commence en franche comédie et les détails d’époque font mouche : vestes en jean pleines de badges, marques de bonbons et de boissons disparues, bandanas…

On se régale quand les deux compères ados tentent de faire du fric en proposant, trente ans avant, le scénario d’un blockbuster français à une société de production ou lorsqu’ils passent une audition chez Eddie Barclay avec un futur tube des Dix Commandements… Puis la raison reprend le dessus — nos vies sont déjà écrites, inutile de lutter, il suffit de les améliorer. Le retour en 2015 des deux copains est, certes, tendre, mais nettement plus plan-plan. Si on nous avait dit qu’un jour on trouverait Dominique Farrugia un peu trop sage…
BIS, Dominique Farrugia 2015, Kad Merad, Frank Dubosc (comique)@@ (E)
Éric et Patrice sont amis depuis le lycée. Au fil des années, chacun a pris un chemin très différent. D'un côté Éric, hédoniste sans attaches aux multiples conquêtes, et de ...

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BOLERO, Anne Fontaine 2024, Raphaël Personnaz, Doria Tillier. Emmanuelle Devos (musical bio)@@


En 1928, à Paris. Alors que la ville vit au rythme des Années folles, Maurice Ravel, illustre compositeur usé par les hauts et les bas d'une carrière en dents de scie, est sollicité par Ida Rubinstein, une danseuse célèbre qui souhaite lui commander la musique de son prochain ballet. Tétanisé par la pression, Ravel tente de trouver l'inspiration en feuilletant les pages de sa vie, entre les échecs de ses débuts, les conséquences de la Première Guerre mondiale, ou encore sa relation compliquée avec Misia Sert, sa muse. En se plongeant au plus profond de son être, l'artiste ignore qu'il s'apprête à créer une oeuvre intemporelle...

TELERAMA
Des tourments du compositeur Ravel à la création de son fameux “hit”, ce biopic maladroit se perd, malgré les efforts de Jeanne Balibar et Raphaël Personnaz.

Le Boléro est l’un des rares tubes de la musique classique. Un hit planétaire décliné à toutes les sauces (jazz, pop, mariachi…), rappelées de manière superfétatoire mais cocasse dans les images d’archives du générique. La réalisatrice Anne Fontaine entend raconter comment ce « tatatatac tatatactac tac poum » percutant est né, et elle brode autour de cette conception un portrait de son compositeur, le moderne Maurice Ravel (1875-1937). Une grande excentrique, Ida Rubinstein (Jeanne Balibar, l’actrice du film qui s’en sort le mieux), danseuse russe et chorégraphe, lui commande en 1928 une œuvre réclamant du « charnel et de l’envoûtant » pour un ballet qui sera représenté à l’Opéra Garnier. Ravel sèche : c’est un perfectionniste laborieux et ombrageux, souvent mécontent de lui. Il se torture longtemps les méninges, avant de trouver la clé lui ouvrant les dix-sept minutes de musique obsédantes qui firent sa gloire. Et son fardeau, car le musicien détestait ce Boléro.

Le pauvre doit donc se retourner dans sa tombe. On entend certes d’autres choses de lui (Pavane pour une infante défunte, Ma mère L’Oye…), mais la réalisatrice concourt à réduire Ravel à cette fameuse œuvre, maladroitement associée à divers sons, du réveil matinal à la rythmique fracassante des machines d’usine. Tout ce qui concerne sa création et son succès inspire à Anne Fontaine de fausses bonnes idées et constitue un piège à clichés dans lequel elle tombe souvent. Plus intéressants sont les traits qu’elle brosse de l’artiste solitaire, sans épouse ni enfants, à la fois sec et sensible. Une énigme fascinante, ascète et dandy tiré à quatre épingles, éternel petit garçon attaché à sa maman et vieillard précoce touché par une maladie neurodégénérative. Dans ce rôle de maigre milord peu mondain, enfermé à l’intérieur de lui-même, Raphaël Personnaz se défend comme il peut, en tentant de maintenir le cap de la réserve. Mais la mise en scène surchargée, pour ne pas dire rococo, a tendance à rendre vains tous ses efforts.
BOLERO, Anne Fontaine 2024, Raphaël Personnaz, Doria Tillier. Emmanuelle Devos (musical bio)@@ (E)
En 1928, à Paris. Alors que la ville vit au rythme des Années folles, Maurice Ravel, illustre compositeur usé par les hauts et les bas d'une carrière en dents de scie, est sollicité par Ida Rubinstein, une ...

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C EST CHAUD, Jim Wynorski 2005 (film e)


Avec Joe Souza, Monique Parent, John Henry Richardson, Glori-Anne Gilbert, Stormy Daniels, Julie K. Smith, Taimie Hannum, Antonia Dorian.

Un homme et sa femme sont aspirés dans un tourbillon (dans le cas de la femme, un bain à remous) de sexe surnaturel par un trio de sorcières lubriques et bien dotées.
C EST CHAUD, Jim Wynorski 2005 (film e) (E)
Avec Joe Souza, Monique Parent, John Henry Richardson, Glori-Anne Gilbert, Stormy Daniels, Julie K. Smith, Taimie Hannum, Antonia Dorian.

Un homme et sa femme sont aspirés dans un tourbillon (dans le cas de la femme, un bain ...

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CHEZ NOUS, Lucas Belvaux 2017, Emilie Dequenne, André Dussollier (thriller social)@@


Pauline, infirmière à domicile et mère célibataire de deux enfants, a passé toute sa vie dans le Nord. Dévouée à ses patients, elle est aimée de tous. Philippe Berthier, cadre du Bloc patriotique, un parti d'extrême droite dirigée par Agnès Dorgelle, voit en elle la candidate idéale pour les prochaines municipales. La jeune femme se laisse convaincre de se lancer dans la campagne. Mais se lancer en politique sous cette étiquette n'est pas sans poser problème. Ses anciens patients de la cité voisine ne veulent plus qu'elle les soigne. Entretemps, Pauline tombe amoureuse de Stéphane Stankowiak, l'entraîneur de football de son fils. Cette relation ne plaît guère au parti...

TELERAMA
Dans une petite ville du Nord, un parti populiste convainc une jeune infirmière à domicile (Émilie Dequenne) de se présenter aux municipales. Salutaire et gonflé, ce thriller psychologique est le film le plus engagé de Lucas Belvaux.

Dans une petite ville imaginaire, entre Lens et Lille, le chômage et l’isolement font mou-rir les gens à petit feu ou les dressent les uns contre les autres. Le parti populiste appelé le Bloc patriotique (toute ressemblance avec une formation existante est délibérée) n’a plus qu’à peaufiner sa stratégie : recruter, pour l’élection locale, une tête de liste unani-mement appréciée sur place. Ce sera Pauline, infirmière à domicile. D’abord abasourdie (son père est un ancien métallurgiste gauchiste), puis flattée, elle se laisse convaincre.

Débouler (à dessein) en pleine campagne présidentielle de 2017 avec un thriller psychologique sur les coulisses et les manœuvres du Front national : le geste de Lucas Belvaux avait quelque chose d’inhabituel et de tonique dans le cinéma français. Son approche est trop littérale pour éviter tous les écueils. En particulier, le clone étrangement anémique de Marine Le Pen qu’interprète Catherine Jacob laisse perplexe. Tout comme la fonctionnalité voyante de plusieurs personnages, d’abord là pour illustrer un type d’électeurs et véhiculer un discours.
CHEZ NOUS, Lucas Belvaux 2017, Emilie Dequenne, André Dussollier (thriller social)@@ (E)
Pauline, infirmière à domicile et mère célibataire de deux enfants, a passé toute sa vie dans le Nord. Dévouée à ses patients, elle est aimée de tous. Philippe Berthier, cadre d ...

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COMME UN PRINCE, Ali Marhyar 2013, Ahmed Sylla (comique)@


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COMME UN PRINCE, Ali Marhyar 2013, Ahmed Sylla (comique)@ (E)
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CRASH TEST AGLAE, Éric Gravel 2017, Julie Depardieu, Yolande Moreau (comique)@@


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CRASH TEST AGLAE, Éric Gravel 2017, Julie Depardieu, Yolande Moreau (comique)@@ (E)
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EAUX PROFONDES, Adrian Lyne 2022, Ben Affleck, Ana de Armas (thriller sentimental film e)@


Victor et Melinda Van Allen vivent dans une petite ville, mais leur mariage n'est pas heureux. D'un commun accord, elle s'autorise alors à prendre des amants, tant qu'elle reste auprès de sa famille. Tout se complique dès lors que son mari se vante d'avoir tué l'un de ses anciens amants...

Ce qui est reproché au film (Avis négatifs)
Un rythme trop lent : De nombreux spectateurs et critiques ont trouvé le film ennuyeux, estimant qu'il s'étire en longueur sans réelle intensité.

AlloCiné
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Un érotisme décevant : Présenté comme un thriller érotique sulfureux dans la lignée de Basic Instinct ou des œuvres passées du réalisateur (9 semaines et demi), le long-métrage est jugé sage, obsolète ou totalement dépourvu de sensualité.

AlloCiné
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Une direction d'acteurs critiquée : Le jeu de Ben Affleck est souvent décrit comme trop froid ou « éteint », peinant à faire ressentir la rage ou la folie de son personnage. L'écriture globale du scénario est qualifiée de pauvre et parfois invraisemblable.

AlloCiné
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Ce qui est apprécié (Avis positifs)
La performance d'Ana de Armas : L'actrice est presque unanimement saluée comme l'atout principal du film. Son interprétation magnétique et ambiguë illumine l'écran et insuffle le peu de tension sulfureuse qu'il y a.

YouTube
·Le Cinéma De Papa
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Un petit plaisir coupable : Une partie du public apprécie l'ambiance de polar vénéneux rappelant les thrillers érotiques des années 1990. Pour ces spectateurs, la dynamique malsaine de ce couple qui se manipule et se détruit reste divertissante et intrigante jusqu'au dénouement.

AlloCiné
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EAUX PROFONDES, Adrian Lyne 2022, Ben Affleck, Ana de Armas (thriller sentimental film e)@ (E)
Victor et Melinda Van Allen vivent dans une petite ville, mais leur mariage n'est pas heureux. D'un commun accord, elle s'autorise alors à prendre des amants, tant qu'elle reste auprès de sa famille. Tout se complique dè ...

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EDGE OF TO MORROW, Doug Liman 2014, Tom Cruise, Emily Blunt (science fiction)@@


En 2020, la Terre est sous le contrôle de hordes d'extraterrestres extrêmement bien organisés, les Mimics. Tandis que l'humanité lutte de toutes ses forces pour retrouver sa liberté, un homme, le colonel William Cage, est tué au cours d'une bataille. Pris dans une faille temporelle, il se réveille finalement la veille de son décès. Comme un jour sans fin, ce cycle se reproduit sans cesse. A chaque nouvelle boucle, il apprend de ses erreurs et renforce ses chances de vaincre l'ennemi. La courageuse Rita Vrataski lui propose de l'aider à percer la stratégie des aliens, afin qu'il devienne une vraie arme de guerre...

TELERAMA
La terre est dévastée par les extraterrestres… La science-fiction renouvelée par un récit ludique inspiré des jeux vidéo, où l’on a plusieurs vies.

Encore une fois, le monde s’écroule, dévasté par des extraterrestres ! Les grosses productions américaines ont la mauvaise habitude de se répéter, mais celle-ci fait de la redite son atout. Envoyé sur une plage française pour une sorte de débarquement version science-fiction, le soldat Cage est persuadé qu’il va se faire tuer. Et il a beau être interprété par Tom Cruise, il finit en effet très vite boulotté par un alien. Mais, une fois mort, il se réveille au début de la même journée, qui recommence. Et se refait tuer, et se réveille, et recommence…

On pense, bien sûr, au fameux Un jour sans fin, de Harold Ramis (1993), dont le concept malin tenait dans le titre. Les ­ressemblances sont grandes, mais le modèle d’Edge of Tomorrow (« Au bord de ­demain », en quelque sorte), c’est le jeu ­vidéo. Où, pour aller au bout d’une aventure, il faut utiliser plusieurs « vies », chacune perfectionnant la connaissance des pièges, ce qui permet de mourir de plus en plus tard et, un jour, de gagner la bataille… Le jeu est donc ici de prolonger le récit, qui s’arrête de battre, puis repart, comme un cœur invincible ! Le film trouve là une originalité plaisante. Visuellement, c’est plus ordinaire : tout le monde semble s’être reposé, non sans raison, sur le scénario.
EDGE OF TO MORROW, Doug Liman 2014, Tom Cruise, Emily Blunt (science fiction)@@ (E)
En 2020, la Terre est sous le contrôle de hordes d'extraterrestres extrêmement bien organisés, les Mimics. Tandis que l'humanité lutte de toutes ses forces pour retrouver sa liberté, un homme, le colonel Wil ...

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ENORME, Sophie Letourneur 2019, Marina Foïs, Jonathan Cohen (comique)@@


À quarante ans, Frédéric est prêt à tout pour avoir un bébé. Cependant, sa femme Claire, une pianiste célèbre, a un avis complètement différent sur le sujet : elle ne veut absolument pas d'enfants. Frédéric décide alors de modifier les pilules contraceptives de Claire pour qu'elle tombe enceinte et fait en sorte qu'elle mène sa grossesse à terme, c'est-à-dire qu'il la prive volontairement de la possibilité d'avorter.

TELERAMA
Une comédie audacieuse entre fiction incongrue et ultraréalisme documentaire sur la grossesse. Marina Foïs est merveilleusement détachée et Jonathan Cohen offre une “couvade” hilarante.

Fred est le mari, l’agent, le garde du corps de Claire Girard, grande pianiste qui parcourt le monde et ne sait rien faire de ses dix doigts à part exercer son art. Dans ce couple, les attendus de la société patriarcale se sont volatilisés, ou inversés. Mais alors que Claire a décidé de ne jamais tomber enceinte, Fred décide de lui faire un enfant dans le dos.

On pouvait s’attendre à une comédie audacieuse de la part de Sophie Letourneur (La Vie au ranch). Pour la première fois, elle fait appel à des acteurs populaires, mais c’est pour mieux les plonger dans un film hors normes sur la grossesse et l’accouchement. Avec son talent pour l’incongru, elle offre à Jonathan Cohen de jouer la couvade la plus fervente qui soit. Irrésistible et tendre, il occupe toute l’image au format carré, avant que, soudain, le ventre de Marina Foïs, d’un détachement subtil, donne raison au titre : une excroissance folle, à la fois terrifiante et burlesque, digne des frères Farrelly, qui envahit le cadre.

Sophie Letourneur croise, aussi, deux sources de cinéma. D’un côté, donc, ce couple fictionnel et, face à eux, des personnels hospitaliers bien réels, que la réalisatrice a filmés à part, dans leurs propres rôles, avec leurs propres mots. Le montage de ces deux matériaux différents (documentaire et fiction), en champ-contrechamp, engendre une artificialité porteuse, paradoxalement, d’une vérité troublante. Avec Énorme, Sophie Letourneur a peut-être réussi à capter l’étrangeté même de notre capacité à nous reproduire : un événement naturel digne de la science-fiction…
ENORME, Sophie Letourneur 2019, Marina Foïs, Jonathan Cohen (comique)@@ (E)
À quarante ans, Frédéric est prêt à tout pour avoir un bébé. Cependant, sa femme Claire, une pianiste célèbre, a un avis complètement différent sur le sujet : elle ...

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ENTER THE VOID, Gaspar Noé 2009, Nathaniel Brown, Paz de la Huerta (film e)@


Oscar et Linda, jeunes adultes, s'installent à Tokyo. Oscar vend de la drogue et Linda travaille en tant que stripteaseuse dans une boîte de nuit. Alors qu'Oscar est dénoncé par un de ses amis, celui-ci est abattu par la police dans les toilettes d'un bar. Alors que son âme se détache de son corps, Oscar se souvient de sa promesse jadis faite à sa sœur de ne jamais l'abandonner. Commence alors une longue errance de l'esprit à travers Tokyo.
ENTER THE VOID, Gaspar Noé 2009, Nathaniel Brown, Paz de la Huerta (film e)@ (E)
Oscar et Linda, jeunes adultes, s'installent à Tokyo. Oscar vend de la drogue et Linda travaille en tant que stripteaseuse dans une boîte de nuit. Alors qu'Oscar est dénoncé par un de ses amis, celui-ci est abattu ...

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ET LES POISSONS VOLENT AU DESSUS DE NOS TETES, Dima El-Horr 2026 (doc fiction)@@


Au bord de la mer, sur une plage publique de Beyrouth fréquentée uniquement par des hommes, Reda, Adel et Qassem attendent que leur pays tout entier tombe en ruine, plutôt qu'un miracle. Unis par un sentiment collectif de désillusion, ils portent avec une pudeur vibrante devant la caméra de Dima El-Horr le poids de leur mélancolie, peuplée des fantômes de la guerre civile, et des réalités très concrètes de la guerre actuelle.

TELERAMA
Reda, Adel et Qassem… À travers le regard et les mots de trois vieux Beyrouthains mélancoliques, Dima El-Horr dessine le portrait d’un Liban à leur image, fracassé mais debout.

Il est des hommes que la Méditerranée avale ; il en est d’autres qu’elle sauve, explique la réalisatrice. Mareterraniu & Orjouane Productions

Que vient chercher quotidiennement Reda sur cette plage de la corniche de Beyrouth ? Que voit-il dans l’horizon marin qu’il passe ses journées à scruter, tournant le dos à la capitale libanaise marquée par des années de guerres ? Quelle joie y trouve Adel, pour supporter de travailler toute la semaine à l’hôpital, dans l’attente du dimanche où il pourra enfin s’y rendre ? Et Qassem ? Pourquoi ses pas claudicants le mènent-ils à la mer, lui qui n’en aime ni l’étendue, ni le bleu, ni l’odeur, ni le sel qui lui colle à la peau ?

Il est des hommes que la Méditerranée avale ; il en est d’autres qu’elle sauve, explique Dima El-Horr, qui a filmé Reda voilà un peu plus de vingt ans pour les besoins d’un court métrage. Le retrouvant à l’endroit même où elle l’avait quitté, elle a renoué le fil de leur conversation, seule à la caméra face à cet homme solitaire qui se confie avec une confiance, une pudeur et une délicatesse à la mesure des siennes. À travers son regard et ses mots, comme de ceux d’Adel et de Qassem, hommes mélancoliques, blessés et d’une grande dignité, se dessine le portrait d’un pays fracassé mais debout. De ce Liban qu’ils portent en eux et que célèbre le commentaire de Dima El-Horr, dont le geste artistique imprime au film un souffle chaud, d’une tendresse déchirante.
ET LES POISSONS VOLENT AU DESSUS DE NOS TETES, Dima El-Horr 2026 (doc fiction)@@ (E)
Au bord de la mer, sur une plage publique de Beyrouth fréquentée uniquement par des hommes, Reda, Adel et Qassem attendent que leur pays tout entier tombe en ruine, plutôt qu'un miracle. Unis par un sentiment collectif d ...

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FAMILY MIX, Bora Dagtekin 2012, Josefine Preuß, Elyas M'Barek, Anna Stieblich, Adnan Maral.


Lena Schneider, 19 ans, part en vacances en Thaïlande avec sa mère, Doris. Bien qu'il s'agisse d'une destination de rêve, elle est loin d'être ravie. Le voyage se révèle catastrophique. Leur avion doit effectuer un amerrissage en catastrophe au milieu de l'océan Indien. Alors que sa mère est sauvée directement, Lena se retrouve sur une île déserte. Y trouvent également refuge Cem Öztürk et sa soeur Yagmur, mais aussi le Grec Costa Pappavassilou. Très vite, Lena en vient à se dire qu'elle aurait préféré mourir dans l'accident plutôt que de se retrouver seule avec ces personnes. Désespérée, la jeune fille se demande si les secours les retrouveront jamais...

TELERAMA
Ce film tiré d’une série à succès allemande a des airs de sitcom. Pour se moquer des préjugés racistes et âgistes, il aurait fallut plus de finesse, mais quelques dialogues rigolos sauvent l’entreprise du fiasco total.

Il y a vingt ans, la série Family Mix (Türkisch für Anfänger, « Turcs pour débutants » en VO) déboulait sur la chaîne publique allemande ARD. Et remportait de nombreuses récompenses. Après la fin de la troisième saison, un long métrage est mis en route avec les mêmes acteurs principaux sur la même idée : se moquer des conflits de générations, des préjugés racistes des Allemands envers les étrangers (ici une famille turque) et ceux des étrangers envers les Allemands (ici une mère hippie et sa fille réac). Ce « manuel du vivre ensemble pour débutant » frôle souvent l’esthétique sitcom (les rires ajoutés en moins) et les situations sont énormes. Échoués sur une île déserte, les enfants se débrouillent pour survivre alors que leurs parents, à l’abri dans un resort quatre étoiles ne se font pas de soucis car, comme le dit la mère baba cool (qui fait des rêves érotiques avec la bande à Baader…) : « Les mômes meurent d’overdose ou bourrés, pas perdus dans la nature. » Les quelques dialogues rigolos sauvent — un peu — le film du naufrage.
FAMILY MIX, Bora Dagtekin 2012, Josefine Preuß, Elyas M'Barek, Anna Stieblich, Adnan Maral. (E)
Lena Schneider, 19 ans, part en vacances en Thaïlande avec sa mère, Doris. Bien qu'il s'agisse d'une destination de rêve, elle est loin d'être ravie. Le voyage se révèle catastrophique. Leur avion doit ...

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FENETRE SUR COUR, Alfred Hitchcock 1954, Grace Kelly, James Stewart (thriller)@@@@


À cause d'une jambe cassée, le reporter-photographe L. B. Jeffries est contraint de rester chez lui dans un fauteuil roulant. Homme d'action et amateur d'aventure, il s'aperçoit qu'il peut tirer parti de son immobilité forcée en étudiant le comportement des habitants de l'immeuble qu'il occupe dans Greenwich Village. Ses observations l'amènent à la conviction que Lars Thorwald, son voisin d'en face, a assassiné sa femme.

TELERAMA
C’est l’un des plus grands films de Hitchcock : à la fois une réflexion sur l’amour et sur le cinéma. Comme le note François Truffaut dans son recueil d’entretiens avec le maître, tous les voisins qu’observe James Stewart ont pour point commun l’amour : couple qui se dispute, jeunes mariés qui passent leurs journées au lit, ménage sans enfants, danseuse qui s’exhibe… Figures du désir ou de la pratique amoureuse qui renvoient le personnage principal à son propre problème : épousera-t-il ou non sa dulcinée ?

Par ailleurs, sa position d’observateur immobile est celle du cinéphile : en multipliant les cadres — rectangulaires comme les fenêtres, ronds comme les jumelles ou les objectifs photographiques —, la mise en scène construit une série de mises en abyme. Le voyeurisme — et l’impuissance qu’il suggère — nie le réel de la relation amoureuse et constitue un exutoire fantasmatique du désir. Sous le polar, d’une maîtrise absolue, se cachent une fois de plus les obsessions de Hitchcock.
Ce thriller de Hitchcock est l’un des films préférés de Truffaut.
FENETRE SUR COUR, Alfred Hitchcock 1954, Grace Kelly, James Stewart (thriller)@@@@ (E)
À cause d'une jambe cassée, le reporter-photographe L. B. Jeffries est contraint de rester chez lui dans un fauteuil roulant. Homme d'action et amateur d'aventure, il s'aperçoit qu'il peut tirer parti de son immobilit&e ...

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GASOIL, Gilles Grangier 1955, Jan Gabin, Jeanne Moreau (road movie)@@


Au volant de son poids lourd, Jean Chape, chauffeur routier auvergnat, sillonne les routes de France. Un matin, il voit un homme tomber de la voiture qui le précède. Jean, qui n'a pas le temps de freiner, le heurte. Il est bouleversé à l'idée d'avoir tué le malheureux. Sur les conseils de son amie Alice, institutrice dans la région parisienne, il prévient la police. Au cours de l'enquête, les inspecteurs découvrent que la victime, un gangster nommé Scoppo, était déjà morte au moment du choc, et optent pour l'hypothèse d'un meurtre maquillé en accident. Toutefois, Jean remarque bientôt qu'une mystérieuse voiture grise le suit dans tous ses déplacements...

TELERAMA
Un routier sympa est embarqué dans une sombre histoire de meurtre. Belle distribution : Ginette Leclerc, garce étincelante, et Jeanne Moreau, débutante.

Un camionneur sympa tombe par hasard dans une sombre histoire de truands. Sa vie tranquille de provincial en est considérablement perturbée. Les gangsters croient que l’homme a volé à son tour le magot qu’ils ont eux-mêmes dérobé. La police se montre elle aussi soupçonneuse. Heureusement que ses copains routiers sont de braves gens qui n’ont pas froid aux yeux !

Ce film présente un aspect paradocumentaire très attachant. Le syndicat des routiers l’a patronné, et l’on comprend pourquoi. Il présente aussi un côté polar plus conventionnel, mais qui nous vaut de retrouver une Ginette Leclerc extra, mélange de vulgarité voulue et de « classe ». On remarque aussi Jeanne Moreau, dans un emploi modeste. L’ensemble est chaleureux, réalisé avec plus que de la conscience professionnelle par Gilles Grangier, un des meilleurs réalisateurs du cinéma dit commercial des années 50.
GASOIL, Gilles Grangier 1955, Jan Gabin, Jeanne Moreau (road movie)@@ (E)
Au volant de son poids lourd, Jean Chape, chauffeur routier auvergnat, sillonne les routes de France. Un matin, il voit un homme tomber de la voiture qui le précède. Jean, qui n'a pas le temps de freiner, le heurte. Il est bou ...

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GEOSTORM, Dean Devlin 2017, Gerard Butler, Jim Sturgess (catastrophe)@


La Terre était menacée par plusieurs catastrophes naturelles de très grande envergure. Les dirigeants des grandes puissances ont décidé de coopérer pour mettre en place un réseau complexe de satellites destiné à contrôler le climat et à protéger les populations. Mais le dispositif, dont la principale fonction est de lancer des missiles pour créer des tempêtes, s'enraye. Les répercussions sont néfastes. Il faut désormais découvrir la faille du système avant qu'une tempête mondiale – un "geostorm" – n'emporte tout sur son passage. Jake, scientifique dans une base spatiale, est chargé de réparer le système alors qu'un complot visant à assassiner le président se fait jour...

TELERAMA
Un dispositif spatial censé régler les menaces climatiques s’enraye. Un scientifique doit réparer la panne sur fond de complot contre le président.

Sans doute impactée par la démission de Nicolas Hulot, la Terre est au plus mal. Les catastrophes naturelles se multiplient. Personne ne semble capable d’enrayer l’extinction de la planète, pas même Elise Lucet. C’est alors qu’un scientifique génial, Jake (Gerard Butler, aussi expressif qu’un castor sous tranquillisants), trouve une idée qu’il croit géniale : contenir les intempéries grâce à des satellites munis de missiles préventifs.

Enième blockbuster au charabia écolo d’une naïveté confondante, Geostorm est un nanar de grande ampleur qui ne nous épargne aucun poncif du genre. Acteurs à côté de la plaque (on souffre pour Andy Garcia), morceaux de bravoure ridicules, dialogues consternants, effets spéciaux peu crédibles, humour vieillot, musique pompière atroce… Ersatz inutile des superproductions des années 1990-2000, le film fait dans la surenchère stérile en épuisant le champ catastrophique des possibles.
GEOSTORM, Dean Devlin 2017, Gerard Butler, Jim Sturgess (catastrophe)@ (E)
La Terre était menacée par plusieurs catastrophes naturelles de très grande envergure. Les dirigeants des grandes puissances ont décidé de coopérer pour mettre en place un réseau complexe de ...

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JEUNESSE le retour, Wang Bing 2024 (societe)@@


Le Nouvel An approche et les ateliers textiles de Zhili sont presque déserts. Les quelques ouvriers qui restent peinent à se faire payer avant de partir. Des rives du Yangtsé aux montagnes du Yunnan, tout le monde rentre célébrer la nouvelle année dans sa ville natale. Pour Shi Wei, c'est aussi l'occasion de se marier, ainsi que pour Fang Lingping. Son mari, un ancien informaticien, devra la suivre à Zhili après la cérémonie. L'apprentissage est rude mais ne freine pas l'avènement d'une nouvelle génération d'ouvriers...

TELERAMA
Après Jeunesse (Le Printemps) et Jeunesse (Les Tourments), voici la fin d’une fresque documentaire hors du commun, consacrée aux travailleurs et aux travailleuses de l’industrie textile chinoise. Ce dernier volet cherche une forme d’apaisement face à une réalité qui reste pourtant foncièrement dure. Mais, par-delà l’épreuve du travail et les difficultés personnelles de toutes sortes, Wang Bing saisit l’énergie de la jeunesse. Il montre un rapport à l’existence qui parvient à rester miraculeusement léger, alors que ce troisième film s’éloigne des usines pour retrouver les racines familiales de ces filles et garçons. Sur le générique final, le réalisateur salue l’« extraordinaire vitalité » de ceux qu’il a filmés. Elle est la lumière de cette épopée.
JEUNESSE le retour, Wang Bing 2024 (societe)@@ (E)
Le Nouvel An approche et les ateliers textiles de Zhili sont presque déserts. Les quelques ouvriers qui restent peinent à se faire payer avant de partir. Des rives du Yangtsé aux montagnes du Yunnan, tout le monde rentr ...

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L ARME A GAUCHE, Claude Sautet 1965, Lino Ventura (thriller)@@


Jacques Cournot, un navigateur français momentanément à quai, coule des jours tranquilles aux Caraïbes. Un jour, un certain Hendrix le contacte et le charge d'estimer un yacht, le "Dragoon". Le lendemain, Cournot découvre que Hendrix a disparu et que le bateau a été volé. La police porte ses soupçons sur lui. Rae Osborne, la propriétaire du "Dragoon", une riche veuve américaine, l'innocente et lui demande de l'aider à retrouver le yacht. Tous deux partent en hydravion pour fouiller les environs. Rapidement, ils repèrent le bateau, échoué sur un banc de sable et désormais aux mains de Morrison et de ses hommes, de dangereux trafiquants d'armes...

TELERAMA
Le réalisateur a cherché à allier le sens de l’action au conflit psychologique. Mission accomplie : le jeu des regards et des silences, la vérité humaine des personnages rappellent le cinéma de Jacques Becker.

Après le succès de Classe tous risques, Claude Sautet refuse de tourner un autre film noir, de peur de s’enfermer dans un genre, et choisit un exercice de style, vaguement inspiré des films américains d’aventures portuaires et maritimes où tout le monde porte chemise blanche et panama. Après quelques séquences extrêmement vivantes où un Lino Ventura souriant en navigateur français momentanément à quai joue au billard et se balade aux Caraïbes, le film devient un huis clos millimétré. Le héros se retrouve alors avec une belle veuve et des trafiquants d’armes sur un bateau échoué.

Superbe idée pour un film d’action que ce yacht immobile où s’affrontent le bien et le mal. Le rôle de la veuve devait être tenu par Léa Massari mais, à cause d’un quiproquo, Sautet vit débarquer Sylva Koscina sur le tournage… Il fit avec, « à la manière des metteurs en scène américains ». Il fait monter la tension jusqu’au dénouement où Ventura, très Humphrey Bogart, porte moins nettement beau qu’au début, avec sa chemise déchirée. Un honnête homme qui a été contraint à la violence, dans un grand film de geste.
L ARME A GAUCHE, Claude Sautet 1965, Lino Ventura (thriller)@@ (E)
Jacques Cournot, un navigateur français momentanément à quai, coule des jours tranquilles aux Caraïbes. Un jour, un certain Hendrix le contacte et le charge d'estimer un yacht, le "Dragoon". Le lendemain, ...

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L EFFACEUR, Chuck Russell 1996, Arnold Schwarzenegger, James Caan (policier)@@


John Kruger, alias "l'Effaceur", du service de protection des témoins, ne s'en laisse pas aisément conter. Il surprend une bande de voyous au moment où elle s'apprêtait à mettre la dernière main à une agression en coupant la langue d'une de ses victimes. Les malfrats passent de vie à trépas sans avoir le temps d'y penser. "L'Effaceur" remplace les témoins, dorénavant menacés, par des cadavres préparés à l'avance. Kruger met ensuite ses talents au service de Lee Cullen, une jeune femme, cadre dans une importante société d'armement, qui vient de découvrir que son entreprise était compromise dans un trafic d'armes avec la mafia russe. Lee parvient à copier les preuves de ce trafic sur deux disquettes. Le soir même, elle est attaquée à son domicile par un commando surarmé. Fort heureusement, "l'Effaceur" est là...

TELERAMA
Un policier déclare la guerre à des trafiquants d’armes. On retient surtout une vertigineuse bagarre entre un jet et Schwarzie en parachute ainsi qu’un duel loufoque avec un alligator.

Témoigner contre des organisations criminelles, c’est s’exposer à des représailles. Heureusement, il y a John Kruger, qui fait « disparaître » les témoins en leur offrant une nouvelle identité… Évidemment, ça déménage. Mais ici, efficacité rime souvent avec humour et distanciation. Schwarzenegger domine le casting, mais on voit aussi avec plaisir James Caan et James Coburn. On est plus proche d’un James Bond fantasque que du vulgaire film coup de poing. Les effets spéciaux servent l’action, et les cascades sont spectaculaires. On retient surtout une bagarre dans les airs entre un jet et Schwarzie en parachute, ainsi qu’un duel loufoque avec un alligator. Percutant sans être abêtissant.


L EFFACEUR, Chuck Russell 1996, Arnold Schwarzenegger, James Caan (policier)@@ (E)
John Kruger, alias "l'Effaceur", du service de protection des témoins, ne s'en laisse pas aisément conter. Il surprend une bande de voyous au moment où elle s'apprêtait à mettre la dernière ...

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LA CHAMBRE DES MERVEILLES, Lisa Azuelos 2023, Alexandra Lamy, Muriel Robin (drame)@@


Mère célibataire, Thelma partage son existence entre un emploi fort prenant et l'éducation de son fils Louis, âgé de 12 ans. Un jour, alors qu'elle se promène avec ce dernier, un coup de fil vient perturber son attention et un terrible drame se produit. Louis est percuté de plein fouet par un véhicule et se retrouve plongé dans un profond coma. Désespérée, Thelma refuse pourtant de baisser les bras et décide de tout tenter pour provoquer le réveil de son fils. Une idée originale surgit alors dans l'esprit de la quadragénaire : réaliser elle-même tous les rêves que Louis a notés dans son journal intime et lui conter ses aventures...

TELERAMA
Alors qu’un ado gît dans le coma sur un lit d’hôpital, sa mère se met en tête de vivre ses rêves à sa place pour les lui raconter. Le nouveau film de Lisa Azuelos, avec Alexandra Lamy, s’enlise dans la mignonnerie niaise.

Vous qui entrez dans La Chambre des merveilles, abandonnez tout espoir d’y trouver du cinéma. Y avait-il davantage de littérature dans le best-seller éponyme de Julien Sandrel ? Mystère. On subodore qu’il s’agissait d’un ouvrage bienveillant et consolateur devenu, sous l’œil de Lisa Azuelos, une fiction bienveillante et consolatrice. La réalisatrice des amusants LOL (2008) et Mon bébé (2019) signe ici un film de commande au régime sans sel – il se déroule pour partie à l’hôpital, ça se tient.

La chambre du titre, c’est la 405, où Louis, 12 ans, gît dans un coma végétatif, au grand et légitime désespoir de sa maman solo. Un jour, Thelma (Alexandra Lamy) tombe sur la liste des choses que son fiston rêvait d’accomplir : décrocher la dédicace d’un auteur de mangas reclus à Tokyo, taguer les murs d’une caserne, nager avec les baleines ou, bonjour le cliché, rencontrer son père pour la première fois. Elle va les faire à sa place et les lui raconter.

Le scénario empile commodément les coïncidences. L’humeur n’est pas au réalisme ? Soit. Mais on en reste à la « leçon de vie » vaguement maquillée en conte et cochant toutes les cases, entre émotion retenue et torrents de musique, avec un petit flou artistique de temps en temps, histoire de réveiller un public frôlant la mort cérébrale.
LA CHAMBRE DES MERVEILLES, Lisa Azuelos 2023, Alexandra Lamy, Muriel Robin (drame)@@ (E)
Mère célibataire, Thelma partage son existence entre un emploi fort prenant et l'éducation de son fils Louis, âgé de 12 ans. Un jour, alors qu'elle se promène avec ce dernier, un coup de fil vient pe ...

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LA COLERE DES TITANS, Jonathan Liebesman 2012, Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes (fantastique)@


Dix ans après son incroyable victoire contre le monstrueux Kraken, l'héroïque Persée, demi-dieu et fils de Zeus, vit dans un paisible village de pêcheurs. Il y élève seul son fils de 10 ans, Hélius. Mais son père est capturé par Arès et Hadès. Ces derniers ont décidé de le trahir pour faire alliance avec Kronos. La force des Titans s'accroît considérablement. Persée doit faire face à son destin en se lançant dans une quête difficile qui le mènera jusqu'aux Enfers. Epaulé par la reine guerrière Andromède, le dieu déchu Héphaïstos et Agénor, il va tout mettre en oeuvre pour libérer Zeus, renverser les Titans et sauver l'humanité...
LA COLERE DES TITANS, Jonathan Liebesman 2012, Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes (fantastique)@ (E)
Dix ans après son incroyable victoire contre le monstrueux Kraken, l'héroïque Persée, demi-dieu et fils de Zeus, vit dans un paisible village de pêcheurs. Il y élève seul son fils de 10 ans, H&e ...

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LA COLLE, Alexandre Castagnetti 2017, Arthur Mazet, Karidja Touré (comique)@@


Puni à tort, Benjamin doit passer deux heures de colle un samedi dans son lycée. Une heureuse surprise l'attend : Leïla, qui lui a plu dès le premier regard, s'assoit à sa table. La tentative d'approche est un fiasco. Mais il pourra se rattraper car cette rencontre avec Leila, il va la revivre encore et encore. Tout cela à cause du génie de l'application Akinator, qui a exaucé son voeu de la veille : "Je voudrais que Leila et moi on soit ensemble". Benjamin est bloqué dans une boucle temporelle dont il ne sait pas comment sortir. En attendant, comprenant que ses actes ne portent pas à conséquence, il prend de l'assurance et surtout s'amuse durant ces deux heures de colle...

TELERAMA
Benjamin est coincé en retenue… et dans une bulle temporelle ! Jolie surprise que ce film qui est allé puiser dans le meilleur de la comédie américaine (“Un jour sans fin”), sans trop rougir de la comparaison.
Injustement boudé en salles, le cinquième long métrage d’Alexandre Castagnetti est un surprenant croisement entre deux classiques de la comédie américaine : Breakfast Club (John Hughes, 1985) et Un jour sans fin (Harold Ramis, 1993). Soit les mésaventures d’un lycéen féru de bande dessinée (Arthur Mazet) condamné à revivre indéfiniment deux heures de colle en compagnie d’une dream team de cancres et de la camarade dont il est secrètement amoureux (Karidja Touré, révélée par Bande de filles). Comme souvent, la boucle temporelle est prétexte à un récit d’apprentissage : le héros, d’abord décontenancé, en profite pour désamorcer les vannes à son encontre et pour élaborer, étape par étape, le plan drague parfait.

Connu aussi pour ses activités musicales avec le groupe La Chanson du dimanche, le réalisateur mise sur la spontanéité des comédiens et sur un saisissant décor de lycée aux allures de prison — le tournage a eu lieu dans un établissement désaffecté —, qui sied parfaitement à cette histoire d’enfermement. La fraîcheur du dispositif narratif, où le comique de répétition joue à plein, compense aisément la morale finale un peu convenue (mieux vaut être soi-même). Mais pour élever son film au niveau de ses modèles, le cinéaste aurait dû appliquer le conseil de l’héroïne au jeune dessinateur de BD : travailler davantage les personnages secondaires.
LA COLLE, Alexandre Castagnetti 2017, Arthur Mazet, Karidja Touré (comique)@@ (E)
Puni à tort, Benjamin doit passer deux heures de colle un samedi dans son lycée. Une heureuse surprise l'attend : Leïla, qui lui a plu dès le premier regard, s'assoit à sa table. La tentative d'approche est ...

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LA FIRME, Sydney Pollack 1993, Gene Hackman, Tom Cruise (thriller)@@


Mitch McDeere, un jeune avocat prometteur, déménage dans le Tennessee après avoir été embauché par une petite firme de Memphis. La compagnie est aux petits soins avec son nouvel employé. Peu à peu, Mitch découvre l'envers de la médaille et la vraie nature des clients de la firme.

TELERAMA
Mitch est promis à une fructueuse carrière d’avocat. Parmi de nombreuses offres d’emploi, il choisit celle d’une firme de Memphis, dont le pater­nalisme et le goût du rituel choquent sa femme, Abby. Mitch est pris en main par un sympathique vétéran de la société, Avery Tolar. Mais quatre membres de la firme ont disparu…

C’est de la belle ouvrage. Après l’échec de Havana, Sydney Pollack devait alors rassurer Hollywood sur son habileté à mettre en scène un polar psychologique à la fois dense et populaire. Bien sûr, époque oblige, on est loin des Trois Jours du Condor, et le metteur en scène ne cherche pas à faire de son film une vraie réflexion sur l’argent sale des années 1980. Adapté d’un best-seller de John Grisham, La Firme séduira néanmoins ceux qui aiment les intrigues tortueuses, les héros pris au piège et les rebondissements à couper le souffle. En plus d’un scénario spectaculaire, la distribution est époustouflante.
LA FIRME, Sydney Pollack 1993, Gene Hackman, Tom Cruise (thriller)@@ (E)
Mitch McDeere, un jeune avocat prometteur, déménage dans le Tennessee après avoir été embauché par une petite firme de Memphis. La compagnie est aux petits soins avec son nouvel employé. Peu ...

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LA FRENCH, Cédric Jimenez 2014, Jean Dujardin, Gilles Lellouche (thriller)@@


Dans les années 70, Marseille est devenue la capitale mondiale du trafic d'héroïne. Gaëtan Zampa est l'un des membres influents de la French connection, réseau mafieux qui "gère" et prospère grâce à ce très juteux business. Alors qu'il mène grand train sur la Côte d'Azur, il trouve sur sa route le juge Pierre Michel, qui a été muté dans le sud pour faire le ménage. Magistrat intègre et jusqu'au-boutiste, il mène une guerre sans répit contre le milieu au point de risquer plus d'une fois sa vie. Sa femme Jacqueline ne comprend pas sa lutte obstinée et ne supporte pas de le voir mettre sa vie et celle de sa famille en danger...

TELERAMA
Un parrain scorsésien, un juge intransigeant : avec Gilles Lellouche et Jean Dujardin, la “French connection” récidive à Marseille dans les années 1970. Loin du film-dossier, La French revisite ce moment-clé dans l’histoire du grand banditisme.

Règlement de comptes sur la Corniche, à Marseille. La scène est sèche, brutale, efficace. À gauche, sur le bitume, deux motards traquent une voiture. À droite, la mer défile à toute vitesse. L’automobiliste, bien sûr, finit criblé de balles. On est en 1975, et le film s’inspire de faits réels. Qui a oublié la « French connection », qui faisait alors de Marseille le pivot mondial du trafic d’héroïne, notamment vers les États-Unis ? William Friedkin puis John Frankenheimer en tirèrent à l’époque deux fameux films, tournés à chaud, au cœur des seventies. Quelque quarante ans plus tard, La French revisite ce moment-clé dans l’histoire du grand banditisme, et d’une ville depuis toujours hantée par le « milieu ».

Avec le temps, la saga criminelle, pleine de trahisons, de rebondissements, de coups de filet et de massacres (la célèbre tuerie du Bar du Téléphone), est devenue objet de fantasme, de reconstruction romanesque, avec toute une faune mythique du genre policier : truands à gourmette, indics, barmaids, flics pourris… Plutôt que de faire un film-dossier, le réalisateur, Cédric Jimenez (Aux yeux de tous), se laisse fasciner par l’affrontement magnétique entre deux hommes, « généraux » adverses d’une véritable guerre. D’un côté, le redoutable parrain, Gaëtan Zampa, dit « Tany », que Gilles Lellouche interprète avec une intensité brutale, la roublardise et la violence imprévisible d’un héros scorsésien, entouré de sa cour d’Affranchis — référence évidente, jamais écrasante. De l’autre, le célèbre juge Michel, obsédé par sa mission, entre capitaine Achab et Eliot Ness : Jean Dujardin — à son meilleur —, qui le joue dévoré de l’intérieur, aussi accro à la justice qu’au danger. Autour de ces deux figures tragiques évolue un casting de luxe, de Benoît Magimel à Céline Sallette, Bruno Todeschini ou Mélanie Doutey… Autres atouts d’une production très classique, mais souvent haletante.
LA FRENCH, Cédric Jimenez 2014, Jean Dujardin, Gilles Lellouche (thriller)@@ (E)
Dans les années 70, Marseille est devenue la capitale mondiale du trafic d'héroïne. Gaëtan Zampa est l'un des membres influents de la French connection, réseau mafieux qui "gère" et prosp&egra ...

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LA GRANDE EVASION, John Sturges 63, Steve McQueen, Charles Bronson (aventure guerre)@@@


En Allemagne, durant la Seconde Guerre mondiale. Des officiers alliés, connus pour leur goût de l'évasion, mais ayant toujours échoué jusqu'ici, sont transférés dans un camp de prisonniers dirigé par von Luger. Leur capitaine, Ramsey, prévient celui-ci qu'il est de leur devoir d'essayer sans cesse de s'évader, afin que l'ennemi n'ait point de répit. Incorrigible, Hilts tente la belle aussitôt et se retrouve au cachot. Plus méthodique, Bartlett propose de creuser trois tunnels partant des baraquements et aboutissant sous les barbelés et l'enceinte du camp. Chacun au fait de sa tâche, les prisonniers se mettent consciencieusement à l'ouvrage...

TELERAMA
En 1943, des officiers alliés, prisonniers dans un camp allemand, creusent méthodiquement des galeries pour s’évader. Un long tunnel d’ennui ? Point du tout : on reste même scotché du début à la fin devant cette incroyable aventure de près de trois heures, inspirée d’une histoire vraie. Épreuve de titan, travail de fourmi, chapardages subtils, art de la diversion composent les étapes de cette longue opération pour se faire, enfin, la belle.

Steve McQueen, en forte tête solitaire, diffuse son charme flegmatique légendaire. À ses côtés, Donald Pleasence, ornithologue aveugle, Charles Bronson, herculéen et claustro, et James Coburn, impérial de désinvolture, se distinguent aussi. Quant au finale à l’air libre, avec ses morceaux de bravoure dignes d’un western et sa chevauchée à moto, ses sauts d’obstacles, il laisse un goût de victoire et de défaite mêlées. Pour beaucoup, l’évasion échoue cruellement. Pas pour les téléspectateurs.
LA GRANDE EVASION, John Sturges 63, Steve McQueen, Charles Bronson (aventure guerre)@@@ (E)
En Allemagne, durant la Seconde Guerre mondiale. Des officiers alliés, connus pour leur goût de l'évasion, mais ayant toujours échoué jusqu'ici, sont transférés dans un camp de prisonniers dir ...

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LA GUERRE EST DECLAREE, Valérie Donzelli 2011, Valérie Donzelli, Jeremie Elkaim (sante)@@@


Roméo et Juliette se rencontrent lors d'une soirée parisienne. C'est le coup de foudre. De leur amour naît Adam. Tout semble sourire au jeune couple. Mais l'état d'Adam commence à les inquiéter. Des petites choses d'abord, comme une joue gonflée, puis des symptômes plus inquiétants comme ses yeux qui ne bougent pas en même temps. Roméo et Juliette consultent un pédiatre, un ORL, un neurologue, des spécialistes en tout genre. Finalement, le diagnostic tombe comme un couperet : Adam, 18 mois, est atteint d'une forme rare de cancer du cerveau. Tout l'univers de Roméo et Juliette s'écroule. Ils s'apprêtent à livrer une longue lutte contre la maladie...

TELERAMA
Sur la maladie de leur enfant, les comédiens Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm ont écrit à quatre mains ce récit intime, que la première a mis en scène. Un film lumineux et bouleversant.

Roméo rencontre Juliette, leurs prénoms les prédestinent et leur amour croît dans le beau Paris. Il y a une voix off, des couleurs qui éclatent, de la musique variée — punk, classique, yé-yé. Un cauchemar se profile cependant pour eux : les amoureux donnent naissance à Adam, qui tombe malade, et c’est très sérieux. Une tumeur au cerveau. À la certitude du bonheur se substitue le principe d’incertitude, avec l’angoisse des diagnostics, des résultats de scanners, de biopsies…

Voici le récit méthodique du combat mené contre la maladie, la mort. Comment l’énergie positive assimilée dans le prologue joyeux et les fondations solaires de l’union entre les deux personnages vont irriguer leur résistance, servir d’arme de destruction du malheur. C’est une longue épreuve que traversent les protagonistes, transformée en geste créatif, à la fois catharsis pour eux — puisque le film est directement autobiographique — et exorcisme pour nous, spectateurs.
LA GUERRE EST DECLAREE, Valérie Donzelli 2011, Valérie Donzelli, Jeremie Elkaim (sante)@@@ (E)
Roméo et Juliette se rencontrent lors d'une soirée parisienne. C'est le coup de foudre. De leur amour naît Adam. Tout semble sourire au jeune couple. Mais l'état d'Adam commence à les inquiéter. Des ...

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LA LEGENDE DU DRAGON, Oleg Stepchenko 2019 (science fiction)@


L'explorateur Jonathan Green reçoit l'ordre de Pierre Ier le Grand de dessiner la carte de l'est de la Russie. Après un long voyage, il arrive en Chine et fait de drôles de rencontres avec des créatures étranges, des princesses chinoises et affronte des maîtres d'arts martiaux et le Roi Dragon.
LA LEGENDE DU DRAGON, Oleg Stepchenko 2019 (science fiction)@ (E)
L'explorateur Jonathan Green reçoit l'ordre de Pierre Ier le Grand de dessiner la carte de l'est de la Russie. Après un long voyage, il arrive en Chine et fait de drôles de rencontres avec des créatures étr ...

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LA NUIT EST MON ROYAUME, Georges Lacombe 1951Jean Gabin, Simone Valère


Ancien conducteur de locomotive, Raymond Pinsard a perdu la vue à la suite d'un accident du travail. D'abord découragé, il fréquente bientôt un centre de rééducation, avec l'espoir de recouvrer une vision partielle, comme lui annonce le docteur Vaugeois. Il est soutenu par soeur Gabrielle, non-voyante elle aussi, par Louise Louveau, aveugle de naissance, et par un réparateur radio, Jean Gaillard, très actif malgré sa cécité. Une tendre amitié naît bientôt entre Pinsard et Louise. C'est alors que l'ancien cheminot apprend que sa vue est définitivement perdue. Accablé, il fuit Louise et ses amis du centre. Il lui faudra du temps pour accepter son handicap...

TELERAMA
Jean Gabin rapporta de la Mostra de Venise un prix d’interprétation pour ce film, mélo et larmoyant en diable, qui démontre que le cinéma français savait faire preuve d’une épaisseur romanesque, devenue l’apanage de Hollywood, où autistes et éclopés sont aujourd’hui légion. Il prouve aussi qu’un bon mélo a des vertus cathartiques qu’on a tendance à oublier…
LA NUIT EST MON ROYAUME, Georges Lacombe 1951Jean Gabin, Simone Valère (E)
Ancien conducteur de locomotive, Raymond Pinsard a perdu la vue à la suite d'un accident du travail. D'abord découragé, il fréquente bientôt un centre de rééducation, avec l'espoir de recouvre ...

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LA SECRETAIRE, Steven Shainberg 2002 (comique film e)@


Lee Holloway, une jeune femme belle et intelligente, a quitté depuis peu l'hôpital psychiatrique où elle était internée quand elle a postulé pour un poste de secrétaire chez l'avocat E. Edward Grey. Bien qu'elle n'ait jamais travaillé de sa vie, le mystérieux M. Grey décide de l'engager. Son travail est sans grand intérêt, mais une étrange relation se noue entre Lee et M. Grey.
LA SECRETAIRE, Steven Shainberg 2002 (comique film e)@ (E)
Lee Holloway, une jeune femme belle et intelligente, a quitté depuis peu l'hôpital psychiatrique où elle était internée quand elle a postulé pour un poste de secrétaire chez l'avocat E. Edward ...

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LAME DE FOND, Bruno Garcia 2023, thriller)@


Alors que se déroule le traditionnel Festival du cinéma britannique organisé tous les ans dans la station balnéaire de Dinard, un drame vient soudain gâcher cet événement très attendu. En effet, des badauds repèrent un corps dans l'eau et alertent les secours, qui ne tardent pas à découvrir l'identité de la victime, un réalisateur anglais en lice pour un prix. Fait intrigant, les enquêteurs découvrent rapidement que ce dernier fut déjà victime, quelques années plus tôt, d'un naufrage dans lequel sa soeur, alors adolescente, perdit la vie. L'autopsie révèle que l'homme n'est pas mort noyé, mais a été assassiné. Ces deux drames pourraient-ils être liés ?...

TELERAMA
Un cinéaste en compétition au Festival du film britannique est retrouvé noyé dans la baie de Dinard. Une enquête peu captivante.

Quoi de mieux qu’un cadavre flottant dans la baie de Dinard pour secouer le ronronnement de la jolie cité balnéaire que rien ne bouscule jamais vraiment, ni son marché (qu’elle a plutôt joli), ni même son Festival du film britannique. Justement, le jeune réalisateur Owen Flemming, enfant du pays mais citoyen anglais, invité à cette occasion pour y présenter son premier film, est retrouvé noyé au petit matin. Vingt ans auparavant, sa sœur avait péri en mer lors d’une excursion en bateau entre copains. Coïncidence ? Élise, l’une de ses amies d’enfance, se voit chargée de l’enquête, charriant avec elle les fantômes du passé, plus ou moins bien enfouis.

« Et d’ailleurs, vous tombez bien, vous étiez où, le soir du meurtre ? » Démonstration, en pleine rue passante, de cet art subtil manié par la nouvelle capitaine de police de Dinard lorsqu’il s’agit de résoudre une enquête criminelle – et pratiqué avec prodigalité dans les téléfilms de première partie de soirée sur les chaînes de France Télévisions : le pifomètre ! Autour de l’inconséquente Élise (Pauline Bression) pataugent le principal suspect – un Stéphane Freiss en vieux navigateur célèbre –, une sœur amnésique mollassonne, un envoyé de Scotland Yard traînant un accent douteux, un journaliste amoureux, un quadragénaire en crise d’ado, tous aux prises avec un scénario qui coule. Et qui s’est vraiment emballé sur le titre.
LAME DE FOND, Bruno Garcia 2023, thriller)@ (E)
Alors que se déroule le traditionnel Festival du cinéma britannique organisé tous les ans dans la station balnéaire de Dinard, un drame vient soudain gâcher cet événement très attendu. ...

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LE COMBAT D ALICE, Thierry Binistia 2024, Nicolas Gob, Lucy Loste Berset(nature environnement)@@


Veuf depuis deux ans, Joscelin s'étourdit dans le travail. Il faut qu'Alice, sa fille de 16 ans, se fasse renvoyer du lycée pour qu'il admette enfin qu'elle aussi va mal. Leurs rapports sont à la fois distants et tendus et l'adolescente est envoyée contre son gré à la campagne. Elle y mène la vie dure à ses grands-parents jusqu'à ce qu'elle fasse la connaissance de Doucette, une jolie vache dont la tendresse qu'elle porte à son veau la touche et l'apaise. Mais un jour, la bête est chargée dans une camionnette, direction l'abattoir. Quand Alice, bouleversée, comprend que le petit de Doucette est le prochain sur la liste, elle cesse du jour au lendemain de manger de la viande. Prête à tout pour sauver l'animal, elle se rapproche de militants antispécistes et s'engage avec toute la force et l'excès de son âge...

TELERAMA
Comment raconter l’éveil au militantisme d’une ado sans sombrer dans les clichés sur la rébellion ? À cette question, Thierry Binisti apporte une réponse convaincante grâce à la performance de Lucy Loste Berset.

Alice est injoignable, pourtant l’adolescente ne devrait pas. Toute sa famille l’attend dans un cimetière lyonnais. C’est le jour anniversaire de la mort de sa mère, survenue il y a deux ans. Très inquiet, Joscelin, son père, finit par contacter le lycée. Ce qu’il apprend n’est pas de nature à le rassurer. Alice s’est battue avec une élève. Elle est sanctionnée par une exclusion temporaire et Joscelin décide de l’exfiltrer. À la campagne, chez ses grands-parents, l’ado se prend d’affection pour un petit veau et s’éveille à la conscience de la souffrance animale.

Ado en perdition, famille brisée par un décès, père impuissant… autant de signaux d’alerte, attention fiction larmoyante. Mais Le Combat d’Alice suit un chemin balisé en réussissant tout le contraire. Thierry Binisti, très juste dans la captation des émotions, tresse habilement la thématique de la lutte pour la dignité des animaux, la renaissance de la relation père-fille et le post-trauma du deuil. À travers la réconciliation chaotique d’Alice et de Joscelin, le réalisateur éclaire tous les enjeux agricoles du circuit court au bio jusqu’au militantisme vegan, sans sombrer dans la caricature. L’incarnation viscérale de Lucy Loste Berset et la touchante économie de jeu de Nicolas Gob y sont pour beaucoup.
LE COMBAT D ALICE, Thierry Binistia 2024, Nicolas Gob, Lucy Loste Berset(nature environnement)@@ (E)
Veuf depuis deux ans, Joscelin s'étourdit dans le travail. Il faut qu'Alice, sa fille de 16 ans, se fasse renvoyer du lycée pour qu'il admette enfin qu'elle aussi va mal. Leurs rapports sont à la fois distants et tendus ...

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LE DERNIER DES JUIFS, Noe Debre 2023, Michel Zindel, Agnes Jaoui (religion)@@


Giselle, diminuée par la maladie, vit dans un appartement en banlieue parisienne qu'elle partage avec Bellisha, son fils immature de 27 ans. Un jour, en allant faire des courses à l'épicerie casher, Giselle apprend la prochaine fermeture de la boutique car celle-ci manque de clients. Elle comprend alors que son fils et elle sont les derniers représentants de la communauté juive encore présents dans leur cité. Inquiète, elle se convainc qu'ils doivent fuir à leur tour. Confortablement installé dans sa petite routine, Bellisha, lui, peine à accepter cette décision. Pour rassurer sa mère, il décide pourtant de lui faire croire qu'il prépare leur départ...

TELERAMA
Dans leur cité, une mère et son fils sont les derniers de leur communauté… Première réalisation de Noé Debré qui sonde la judéité et les préjugés avec humour et finesse.

Le film tombe bien, puisque tout va mal. Drame drôle et comédie triste, Le Dernier des Juifs, tourné avant l’horreur du 7 octobre et de la guerre qui endeuille le monde, danse au-dessus du volcan de l’actualité avec une grâce de funambule. Un numéro d’équilibriste signé Noé Debré, éclectique coscénariste de Dheepan (Jacques Audiard, 2015), de Problemos (Éric Judor, 2017) ou de Stillwater (Tom McCarthy, 2021), qui surprend avec ce premier long métrage en tant que réalisateur.

Par son titre intriguant, déjà, qu’il partage avec un ouvrage du philosophe Jacques Derrida publié en 2014 et dont la polysémie — que signifie « dernier » ici, indigne ou ultime ? — densifie le propos. Mais aussi par sa douceur délibérée, à ne pas confondre avec de l’angélisme, à l’heure d’évoquer l’antisémitisme dans une banlieue française.

Leurs coreligionnaires ayant mis les voiles, Giselle (Agnès Jaoui, très émouvante) et son grand fils Bellisha (la révélation Michael Zindel) sont effectivement les seuls Juifs à demeurer dans cette cité qui pourrait se situer à Sarcelles (Val-d’Oise). D’ailleurs, signe de la fin des haricots, l’épicier casher ferme boutique. Bref, « il faut qu’on parte », rumine la mère en clopant sur son balcon. Comme elle serine aussi qu’il n’y a plus que des Noirs dans le quartier, des médecins arabes à l’hôpital, sans parler des Péruviens en surpoids à la télé, Bellisha l’écoute d’abord sans s’affoler. Il a mieux à faire : le marché, la popote, du rap, ou l’amour avec sa voisine mariée et arabe (formidable Eva Huault), qui aimerait tant qu’il lui susurre « des trucs sales en hébreu ». Et lui de répéter les trois mots qu’il connaît, « Evenou shalom alerhem », soit « Nous apportons la paix », rengaine d’un chant fameux dont ce « fier Israélite » ignore la suite.

Dénoncer sans stigmatiser
Partir, d’accord, mais où ? Chez les bourgeois de Saint-Mandé ? En province ? En Israël ? Infiniment plus fin qu’Ils sont partout d’Yvan Attal (2016), Le Dernier des Juifs questionne à son tour et la judéité et l’assignation identitaire, avec un sens de l’absurde qui fait mouche : désigné comme juif par les autres — en témoignent les graffitis pro-palestiniens tracés par erreur sur la porte des Chinois d’en face —, le protagoniste doit tantôt taire son appartenance, tantôt la prouver. À la revisite d’un folklore séfarade haut en couleur (La vérité si je mens, Coco) ou des clichés sur les mamans envahissantes, l’auteur préfère le portrait d’un « enfant poule » aux petits soins pour sa mère malade, un jeune vieux aux manies de retraité et à la mythomanie galopante, interprété par un clown lunaire dans lequel on a tôt fait d’apprécier un héritier de Jean-Pierre Léaud.

Aussi flottant que son providentiel acteur, le récit d’apprentissage, modeste dans sa forme, se démarque par ses embardées et ruptures de ton. Il passe progressivement du rire le plus franc — lorsque Bellisha entreprend de vendre des pompes à chaleur —, à une gravité qui contamine tout. Ainsi, une scène de cambriolage nocturne où le duo mère-fils se cache derrière un portant à vêtements fait remonter, en un plan, le temps des rafles à la mémoire. Dans ce joli coup d’essai, Noé Debré prend un luxe de précautions pour dénoncer les préjugés et la haine sans stigmatiser. Mais aucune sur le versant sentimental, ce en quoi il rappelle l’Albert Cohen du Livre de ma mère et son conseil universel : « Fils des mères encore vivantes, n’oubliez plus que vos mères sont mortelles. »
LE DERNIER DES JUIFS, Noe Debre 2023, Michel Zindel, Agnes Jaoui (religion)@@ (E)
Giselle, diminuée par la maladie, vit dans un appartement en banlieue parisienne qu'elle partage avec Bellisha, son fils immature de 27 ans. Un jour, en allant faire des courses à l'épicerie casher, Giselle apprend la p ...

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LE FLIC DE BELLEVILLE, Rachid Bouchareb 2018, Omar Sy, Luis Guzmán (policier)@


Inspecteur de police à Belleville, Baaba Keita a prouvé son efficacité à de multiples reprises. Mais, un soir, il ne peut empêcher l'assassinat de Roland, son ami d'enfance. Officier de liaison du consulat de France à Miami, il était de passage à Paris pour une enquête sur un trafic de drogue. Baaba Keita reprend le poste de Roland afin de retrouver son meurtrier. Il est envoyé en Floride et Zohra, sa mère envahissante, est du voyage. A Miami, Baaba doit faire équipe avec Ricardo, un policier local blasé et irascible. Le tandem mal assorti va faire des étincelles...

TELERAMA
Policier dans le quartier de Belleville, Baaba part à Miami enquêter sur la mort de son meilleur ami. Intrigue et dialogues insipides, références recyclées de manière scolaire…

Lui, c’est Baaba Keita, simple flic dans le quartier chinois de Belleville, à Paris. Il porte les mêmes chemisettes que Magnum, il est cool comme Eddy Murphy, se prend le nez avec sa mère envahissante comme Guy Bedos dans Un éléphant, ça trompe énormément, et il fait du kung-fu comme Bruce Lee… Un soir, son meilleur ami, agent de liaison auprès du consulat français de Miami, se fait tuer sous ses yeux, après lui avoir révélé qu’il enquêtait sur un trafic de cocaïne impliquant un pays africain. Baaba (joué par Omar Sy) se fait muter à Miami pour résoudre ce meurtre et fait équipe avec Ricardo (Luis Guzman), un policier local aux méthodes très différentes des siennes…

L’histoire vous rappelle quelque chose ? C’est normal. Avec cette première incursion dans le registre de la comédie, Rachid Bouchareb (Indigènes, Hors-la-loi) rend un hommage assumé au Flic de Beverly Hills — jusqu’à transposer quelques scènes de manière quasi identique — mais aussi à d’autres polars des décennies précédentes. Il achève ainsi une sorte de trilogie américaine, entamée avec Just Like a Woman (inspiré de Thelma et Louise), et La Voie de l’ennemi (inspiré de Deux Hommes dans la ville), deux fictions sensibles et réussies.

Le problème, perceptible dès les premières minutes, réside dans le fait qu’ici, la citation tient lieu de scénario et de mise en scène. Palmiers, soleil, jolies pépées en maillot de bain, coéquipiers mal assortis, méthodes peu orthodoxes, piscine et champagne… À force de se croire dans un film « à l’américaine », Rachid Bouchareb oublie d’en tourner un. Son propos se résume à un patchwork de références (L’Arme fatale, Deux flics à Miami, etc.) qu’il exploite très scolairement, au lieu de les détourner et de les renouveler, en jouant réellement sur le décalage culturel.

De la France à l’Afrique en passant par les États-Unis, l’action se traîne au rythme d’un escargot sous anxiolytiques. Le rythme ne tient qu’à une bande-son tentant de colmater des scènes mollassonnes, et les gags se résument à une histoire de Twingo, ou à une blague récurrente pénible sur un nom français mal prononcé…

Les acteurs, faute de personnages à défendre et de dialogues consistants, se débattent comme ils peuvent. Omar Sy possède les épaules pour jouer le Frenchie charismatique, mais en l’occurrence, il n’a rien à jouer. Dans le rôle de la mère encombrante, Biyouna évoque une redite, en moins bien, de Marthe Villalonga dans ses rôles les plus hauts en couleur… Devant tant d’ennui, on se demande quelle était la nécessité de ce recyclage des comédies d’antan, qui se révèlent, en comparaison, presque écrasantes.
LE FLIC DE BELLEVILLE, Rachid Bouchareb 2018, Omar Sy, Luis Guzmán (policier)@ (E)
Inspecteur de police à Belleville, Baaba Keita a prouvé son efficacité à de multiples reprises. Mais, un soir, il ne peut empêcher l'assassinat de Roland, son ami d'enfance. Officier de liaison du consulat ...

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LE MAITRE DE MUSIQUE, Gérard Corbiau 1989, Jose Van Dam (musical)@@


Joachim Dallayrac, fameux baryton, quitte définitivement la scène apres une soirée triomphale, pour consacrer sa vie à former une unique élève, Sophie, jeune fille à la voix admirable. Sa compagne, Estelle, le suit, et l'apprentissage de Sophie, que Joachim veut parfait, commence. Il recueille bientôt un jeune voyou à la voix prometteuse. Il décide de les laisser participer à un grand concours de chant organisé par le prince Scotti, mécène richissime, qui voue une haine farouche à Joachim.

ALLOCINE
Les amateurs d'opéra sauront apprécier la pertinence des œuvres interprétées. Les autres seront ravis d'entendre de si belles voix. Le scénario est simpliste, mais les décors très léchés et la retraite du maitre Joachim digne d'un chateau anglais. On y trouve déjà la recherche d'excellence abordée l'année dernière dans Whiplash, et qu'elle passe par le dépassement de ses propres limites et la révolte. La bande son propose en final la mélancolique musique de Malher, on ne peut s'empêcher brièvement de penser à Mort à Venise. Seulement que Corbiau s'y connait en musique mais ne peut égaler les images inoubliables du maitre...Visconti.
LE MAITRE DE MUSIQUE, Gérard Corbiau 1989, Jose Van Dam (musical)@@ (E)
Joachim Dallayrac, fameux baryton, quitte définitivement la scène apres une soirée triomphale, pour consacrer sa vie à former une unique élève, Sophie, jeune fille à la voix admirable. Sa com ...

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LE MONDE SELON MON PERE, Petra Seeger 2022


Marie, 50 ans, réalisatrice, reçoit un jour chez elle une malle contenant de nombreux albums et films consacrés à sa famille. Son père, aujourd'hui malade, travaillait dans les années 1950-1960 comme photographe industriel à Cologne, et passait son temps de loisirs à documenter sa vie domestique. Ébranlée par ces images, Marie replonge dans les années qui ont suivi la mort de sa mère, marquées par le sceau d'un patriarcat ordinaire. La documentariste Petra Seeger se penche sur les années de formation d'une femme allemande, issue de la première génération née après la guerre de 1939-1945.
LE MONDE SELON MON PERE, Petra Seeger 2022 (E)
Marie, 50 ans, réalisatrice, reçoit un jour chez elle une malle contenant de nombreux albums et films consacrés à sa famille. Son père, aujourd'hui malade, travaillait dans les années 1950-1960 comm ...

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LE TEMPS DES SECRETS, Christophe Barratier 2022 (bio Pagnol)@


En ce début d'été 1905, Marcel compte bien profiter de ses trois mois de vacances scolaires après avoir brillamment achevé son cursus au collège. Avant d'effectuer sa rentrée au lycée, il souhaite mettre à profit cette période de répit et de repos pour quitter les faubourgs de Marseille et rejoindre les collines d'Allauch et d'Aubagne, où l'attend de pied ferme son ami Lili. Au milieu des grands espaces et de cette nature environnante encore vierge, les deux acolytes gambadent et savourent ces précieux instants, conscients qu'il s'agit probablement du dernier été d'insouciance avant leur passage prochain dans la vie d'adulte...

TELERAMA
Les aventures du petit Marcel Pagnol en vacances dans la garrigue : une adaptation-carte postale aussi mièvre que possible dans la Provence d’antan.

Avis aux amateurs de balades rétro dans la garrigue : les panoramas touristiques du massif de l’Étoile, près de Marseille, constituent le seul intérêt de cette énième adaptation du folklore autobiographique pagnolesque. Christophe Barratier, le réalisateur des Choristes, se contente de regarder gambader les bambins et s’attendrir les adultes, tous proprets dans leurs costumes d’époque : c’est plat, lisse et vieillot comme une carte postale de nos belles régions autrefois.
LE TEMPS DES SECRETS, Christophe Barratier 2022 (bio Pagnol)@ (E)
En ce début d'été 1905, Marcel compte bien profiter de ses trois mois de vacances scolaires après avoir brillamment achevé son cursus au collège. Avant d'effectuer sa rentrée au lycée, ...

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LES SECRETS DE LA PRINCESSE DE CADIGNAN, Arielle Dombasle 2023, Arielle Dombasle, Julie Depardieu (romance)@@


La princesse de Cadignan ne compte plus ses amants. Son train de vie est si somptuaire qu'elle est obligée de se déclarer en faillite en 1830 alors qu'éclate la Révolution de Juillet. Contrainte de vivre bien plus modestement, elle conserve son pouvoir de séduction. Cependant, même si elle a connu les plaisirs les plus vifs, elle ignore encore ce qu'est la passion amoureuse. Elle ne le découvrira que quand elle croira avoir perdu l'espoir de le connaître.

LE MONDE
On n’a jamais vraiment su de quelle planète venait Arielle Dombasle et ce n’est sans doute pas son œuvre cinématographique qui risque de nous aiguiller. Après un ovni expérimental proche de la série Z (Alien Crystal Palace, 2018), voilà que la diva touche-à-tout s’attaque à une étude de femme signée Balzac, Les Secrets de la princesse de Cadignan (1839). Vivant recluse dans sa demeure à l’âge vénérable de 37 ans, cette Don Juan au féminin campée par Dombasle a, dans son passé, croqué les amants et bien des fortunes.

Dans le secret d’un salon, la scandaleuse se remémore ses conquêtes auprès de sa confidente, la marquise d’Espard (Julie Depardieu). Au fil des souvenirs, les deux amies s’avouent n’avoir jamais rencontré l’amour : la marquise propose alors à la princesse de faire la rencontre de Daniel d’Arthez (Cédric Kahn), un baron vaguement écrivain qui parviendra à atteindre le cœur de cette femme.

Sympathique désastre
Il n’y a, dans ce petit mélo historique, rien qui puisse prétendre à une fiction en bonne et due forme : les séquences donnent le sentiment de crouler les unes sur les autres, suite de petits clips foutraques (des plans réalisés au drone ici, de l’électro par là) où Dombasle – centre de tous les regards et de tous les plans –, cabotine, pousse la chansonnette, nous démontre ses talents de cavalière et parade dans de somptueux costumes.

Ce sympathique désastre donne l’étrange sentiment d’être à la fois complètement fauché et bien trop cher pour un ego trip collectionnant les pointures – Jacques Fieschi au scénario, Eric Gautier à la photographie, et quelques acteurs égarés dans ce marasme (Stanislas Merhar et Cédric Kahn). Les caprices font rarement de bons films, au mieux de bonnes soirées déguisées.
LES SECRETS DE LA PRINCESSE DE CADIGNAN, Arielle Dombasle 2023, Arielle Dombasle, Julie Depardieu (romance)@@ (E)
La princesse de Cadignan ne compte plus ses amants. Son train de vie est si somptuaire qu'elle est obligée de se déclarer en faillite en 1830 alors qu'éclate la Révolution de Juillet. Contrainte de vivre bien plu ...

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LIMITLESS, Neil Burger 2011, Bradley Cooper, Robert De Niro (thriller)@


Écrivain raté, Eddie apprend que sa petite amie le quitte. Elle ne supporte plus de le voir se laisser aller. Un jour, on lui fait découvrir le NZT. Il s'agit d'un produit pharmaceutique qui décuple les facultés du cerveau. En le prenant, il devient un autre homme, supérieurement intelligent. Eddie se lance dans les affaires et se fait vite repérer à Wall Street. Mais il devient aussi complètement dépendant à la drogue.

TELERAMA
Une drogue qui rend plus sexy, plus intelligent et plus parano ; une drogue capable de transformer un écrivaillon veule en trader triomphant de Wall Street : c’est le NZT, pilule magique absorbée par Bradley Cooper, héros de ce thriller boursouflé — plaidoyer peu discret pour une autre poudre en vogue à Hollywood... Visiblement en surchauffe, Neil Burger a oublié les effets secondaires de son produit miracle : excès de confiance et perte de tout sens critique.

LIMITLESS, Neil Burger 2011, Bradley Cooper, Robert De Niro (thriller)@ (E)
Écrivain raté, Eddie apprend que sa petite amie le quitte. Elle ne supporte plus de le voir se laisser aller. Un jour, on lui fait découvrir le NZT. Il s'agit d'un produit pharmaceutique qui décuple les facult&ea ...

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LOLO, Julie Delpy 2015, Julie Delpy, Dany Boon, Karin Viard, Vincent Lacoste, Karl Lagerfeld (comique)@@


Violette, qui travaille dans la mode, passe des vacances à Biarritz avec Ariane, sa meilleure amie. Quadragénaire parisienne et branchée, elle a été plus d'une fois déçue par les hommes. Sur le port, elle rencontre le maladroit Jean-René, qui évolue dans un monde aux antipodes du sien. Jean-René est informaticien et n'a a priori aucun argument pour la séduire. Mais il est gentil et attentionné, ce qui n'est pas pour déplaire à Violette. Alors que leur relation semble partie sur de bons rails, Violette présente Jean-René à son fils Eloi. Egocentrique, le jeune homme est bien décidé à se débarrasser de "l'intrus

TELERAMA
Un fils sournois empêche sa mère de vivre sa vie amoureuse… Une comédie inégale par ses gags, mais plus anticonformiste qu’elle en a l’air. Vincent Lacoste, irrésistible d’arrogance, vole la vedette à Dany Boon.

Un fils empêche sa mère de vivre sa vie amoureuse… Dans cette dramaturgie familiale un peu datée, la bonne surprise vient des deux acteurs choisis et dirigés par la réalisatrice Julie Delpy. Dany Boon joue l’amant provincial et plouc de cette mère parisienne, femme de pouvoir dans le milieu de la mode. Pas vraiment au centre de l’action, le comique gagne à ce profil bas, à cette relative discrétion, qui influe sur son jeu. Il parvient à rendre presque attachant son personnage d’ingénieur gentillet, mais pas stupide, auquel le fiston déclare la guerre.

Vincent Lacoste, principal atout du film, est, lui, irrésistible de sournoiserie et d’arrogance, avec une dextérité burlesque sidérante, un timing parfait de l’expression et du geste. Le scénario conduit ce personnage aussi mignon que détestable au bout de son ignominie. De sorte que Lolo se termine d’une façon moins consensuelle, plus féroce que prévu. Dans une comédie qui vise un très large public, c’est indéniablement une audace de fuir ainsi toute réconciliation.
LOLO, Julie Delpy 2015, Julie Delpy, Dany Boon, Karin Viard, Vincent Lacoste, Karl Lagerfeld (comique)@@ (E)
Violette, qui travaille dans la mode, passe des vacances à Biarritz avec Ariane, sa meilleure amie. Quadragénaire parisienne et branchée, elle a été plus d'une fois déçue par les hommes. Sur ...

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MA VIE MA GUEULE, Sophie Fillières 2024, Agnes Jaoui, Philippe Katerine, Sophie Filieres (societe)@


Barberie Bichette, qu'on appelle à son grand dam Barbie, a peut-être été belle, peut-être été aimée, peut-être été une bonne mère pour ses enfants, une collègue fiable, une grande amoureuse, oui peut-être. Aujourd'hui, c'est parfois noir, c'est parfois violent, c'est souvent absurde et ça lui fait tout drôle d'avoir 55 ans.

TELERAMA
Le film vaut essentiellement par la superbe interprétation d'Agnès Jaoui. Dommage que Valérie Donzelli ait un si petit rôle. En dehors de cela, le film est vraiment décousu.
MA VIE MA GUEULE, Sophie Fillières 2024, Agnes Jaoui, Philippe Katerine, Sophie Filieres (societe)@ (E)
Barberie Bichette, qu'on appelle à son grand dam Barbie, a peut-être été belle, peut-être été aimée, peut-être été une bonne mère pour ses enfants, une coll&eg ...

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MADEMOISELLE, Park Chan-wook 2016, Kim Min-hee, Tae-ri Kim (film e)@@


Pendant les années 1930, dans une Corée sous domination japonaise, Sook-hee est engagée comme domestique au service d'Hideko, une héritière japonaise, qui vit dans un beau manoir, en pleine campagne, sous la domination de Kouzuki, son oncle tyrannique. Mais la jeune femme a un secret : pickpocket experte depuis l'enfance, elle a été embauchée par Fujiwara, un escroc qui se fait passer pour un comte japonais. Sook-hee est en effet chargée de l'aider à séduire Hideko afin de la faire interner et de la délester de sa fortune. Mais les sentiments s'en mêlent...

TELERAMA
Depuis Old Boy, en 2003, on s’attend à toutes les folies de la part de Park Chan-wook. Son film d’amour vampirique, Thirst, ceci est mon sang, en 2009, prouvait que le Coréen savait revisiter la littérature classique (Thérèse Raquin, de Zola) à sa sauce gothique. Ici, il transpose un roman récent, Du bout des doigts, de la Britannique Sarah Waters, en Corée, au moment de son occupation par le Japon, dans les années 1930.

Donc, il était une fois une jeune arnaqueuse, envoyée par un escroc au service d’une belle recluse japonaise qui se fane sous le joug d’un oncle bibliophile, érotomane et fan du marquis de Sade… En fait, le cinéaste prend un malin plaisir à nous balader dans un conte en trois actes qui se contredisent et s’enrichissent, où chaque personnage, tour à tour manipulateur et manipulé, avance vers sa vérité.

Deux scènes d’amour sont troublantes, osées : le cinéaste y confisque L’Origine du monde (et les boules de geisha) au seul plaisir des hommes, grands perdants de ce thriller à tiroirs. Mais la plus belle ­séquence, au cœur de Mademoiselle, est la fuite, à l’aube, de deux beautés… Au bout du parc, un petit muret. La première hésite : il y a tant de liberté derrière cette ­minuscule frontière. La seconde empile deux valises en guise d’escalier pour l’aider à passer de l’autre côté. Grâce à cet infime geste de galanterie d’une femme envers une autre, Park Chan-wook devient le plus romantique des féministes.
MADEMOISELLE, Park Chan-wook 2016, Kim Min-hee, Tae-ri Kim (film e)@@ (E)
Pendant les années 1930, dans une Corée sous domination japonaise, Sook-hee est engagée comme domestique au service d'Hideko, une héritière japonaise, qui vit dans un beau manoir, en pleine campagne, sous ...

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MANHATTAN NOCTURNE, Brian DeCubellis 2016, Adrien Brody, Yvonne Strahovski, Jennifer Beals (thriller sentimental)@


Porter Wren, chroniqueur pour un tabloïd new-yorkais, père de famille sans histoires, est engagé par Caroline Crowley, une séduisante veuve, qui le charge d'enquêter sur le mystère entourant la mort de son mari. Porter ne tarde pas à céder à son charme et finit par se rapprocher d'elle. Mais leurs relations vont mettre sa famille en danger. La vie du journaliste est alors totalement bouleversée...
MANHATTAN NOCTURNE, Brian DeCubellis 2016, Adrien Brody, Yvonne Strahovski, Jennifer Beals (thriller sentimental)@ (E)
Porter Wren, chroniqueur pour un tabloïd new-yorkais, père de famille sans histoires, est engagé par Caroline Crowley, une séduisante veuve, qui le charge d'enquêter sur le mystère entourant la mort de ...

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MELANCHOLIA,Lars von Trier 2011, Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg (societe)@@


Justine vit l'un des plus beaux moments de sa vie. Tout a été fait pour que son mariage soit une réussite : le cadre tout d'abord, une immense demeure entourée d'un parc que des illuminations viendront embellir, les invités ensuite, la famille et les amis du couple. La fête bat son plein. Pourtant, la nuit venue, Justine se sent lentement envahie par des doutes sans fondement, un vague à l'âme, une mélancolie étrange. Parallèlement, avec son télescope, un enfant découvre un corps céleste inconnu dans l'espace. Une planète massive, dont la route pourrait croiser celle de la Terre. Au fur et à mesure que la planète s'approche, le moral de Justine se dégrade. Sa soeur, au tempérament opposé, essaie de la raisonner

TELERAMA
Une dépressive (Kirsten Dunst) attend la fin du monde comme une délivrance ; sa sœur (Charlotte Gainsbourg) ne s’y résout pas. Lars von Trier abandonne son sens de la provocation et sa misogynie pour réaliser son œuvre la plus accomplie.

C‘est une histoire qui commence par la fin : la fin du monde. Cinq minutes d’ouverture, sur les notes de Tristan et Isolde, pendant lesquelles Lars von Trier présente les motifs du récit avec une puissance symbolique rare. Ces cinq minutes lancent, en majesté, l’œuvre la plus accomplie du cinéaste danois.

Flash-back en deux mouvements sur les derniers jours de l’humanité. Justine, une jolie blonde au sourire factice, se marie. Quelque chose grince dans l’ordonnancement des festivités, et pour cause : la rumeur court que la planète Melancholia pourrait percuter la Terre ; et Justine souffre d’une dépression.

Après un règlement de comptes familial façon , le deuxième acte bascule dans la science-fiction poétique. La vérité des êtres se dévoile à mesure que l’apocalypse approche. Et Lars von Trier délaisse sa misogynie pour signer deux beaux portraits de femme. Justine (Kirsten Dunst) trouve enfin la paix dans le chaos ; sa sœur, Claire (Charlotte Gainsbourg), ne peut se résoudre à disparaître, car elle a beaucoup à perdre : son fils. Le petit garçon observe le rapprochement de la planète Melancholia à travers un télescope bricolé avec un bâton et une tige de fer. Cette touche de simplicité dans une mise en scène au baroque grandiose est la plus belle trouvaille du film.
MELANCHOLIA,Lars von Trier 2011, Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg (societe)@@ (E)
Justine vit l'un des plus beaux moments de sa vie. Tout a été fait pour que son mariage soit une réussite : le cadre tout d'abord, une immense demeure entourée d'un parc que des illuminations viendront embellir, ...

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NAISSANCE DES PIEUVRES, Céline Sciamma 2007, Adele Haenel, Pauline Hacquart (sport moeurs)@@


Screenshot
NAISSANCE DES PIEUVRES, Céline Sciamma 2007, Adele Haenel, Pauline Hacquart (sport moeurs)@@ (E)
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NEWNESS, Drake Doremus 2017, Jamil Walker Smith, Albert Hammond Jr. (sentimental)@


Martin et Gabi essaient de rester en couple après s'être connus grâce à une application de rencontres, et quand l'ennui menace, ils cherchent une solution originale.

ALLLOCINE
sous ses aspects parfois sulfureux, dérangeant pour la morale, en apparence superficiel, Newless est une vraie réflexion sur le couple. la difficulté de se trouver vraiment soi-même et avec l'autre dans une relation et toutes les questions posées le sont avec intelligence et laissent la libre analyse au spectateur. en plus d'être joliment filmé, l'autre atout est aussi la belle composition de N. Hoult.
NEWNESS, Drake Doremus 2017, Jamil Walker Smith, Albert Hammond Jr. (sentimental)@ (E)
Martin et Gabi essaient de rester en couple après s'être connus grâce à une application de rencontres, et quand l'ennui menace, ils cherchent une solution originale.

ALLLOCINE
sous ses aspects parfois ...

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NIKITA, Luc Besson 1990, Anne Parillaud, Tchéky Karyo ((thriller moeurs)@@


Un groupe de toxicomanes en manque cambriole une pharmacie. La police arrive sur les lieux, et une sanglante fusillade coûte la vie au pharmacien et aux voyous. Nikita, seule rescapée, est arrêtée après avoir abattu un policier. Jugée, elle est condamnée à perpétuité. Mais les autorités ont décidé qu'elle sera mise à mort puis officiellement déclarée suicidée. Après un simulacre d'exécution, elle se retrouve dans un centre de formation pour agents secrets où Bob, son instructeur, lui propose une alternative, dont les deux termes sont les suivants : collaborer et travailler pour l'Etat ou se retrouver pour de bon dans ce cimetière où toute sa famille la croit déjà enterrée. Au bout de trois ans d'entraînement, après une mission particulièrement périlleuse, Nikita est prête...

TELERAMA
Une droguée, meurtrière de flics, est récupérée par les services secrets qui la transforment en une tueuse à gages de choc. Entre violences et sentiments, Anne Parillaud dans le rôle de sa vie.

Punk haineuse et toxico, Nikita braque une pharmacie. C’est le carnage. Arrêtée, elle est déclarée morte. Officiellement. En vérité, elle est récupérée par les services secrets, qui la transforment en tueuse professionnelle. La scène inaugurale fait froid dans le dos. Enfant sauvage, Nikita crache sa haine des autres et d’elle-même. Puis vient la violence domestiquée et orientée des services spéciaux. Elle nourrit alors un flip paranoïaque fondé sur la machination.

Besson parvient à créer une tension. On est gêné par la zique envahissante de Serra, le caractère un peu simpliste des personnages et les effets ostentatoires. Cette histoire bétonnée et naïve à la fois parvient tout de même à captiver. Anne Parillaud, qui trouvait là le rôle de sa vie, y est sans doute pour beaucoup.
NIKITA, Luc Besson 1990, Anne Parillaud, Tchéky Karyo ((thriller moeurs)@@ (E)
Un groupe de toxicomanes en manque cambriole une pharmacie. La police arrive sur les lieux, et une sanglante fusillade coûte la vie au pharmacien et aux voyous. Nikita, seule rescapée, est arrêtée après avoi ...

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POURQUOI TU PLEURES, Katia Lewkowicz 2011, Benjamin Biolay, Emmanuelle Devos (sentimental)


Arnaud va se marier. Probablement. Si sa promise, Anna, veut bien réapparaître, alors que même sa nombreuse parentèle juive est sans nouvelle d'elle. Et s'il parvient à en accepter l'idée. Car il a peur, Arnaud. Si peur qu'il termine la nuit où il fête son enterrement de vie de garçon entre les bras de Léa, croisée dans un bar, embrassée contre un mur. Cécile, sa soeur, veut bien l'aider, encore qu'elle soit sur les nerfs. L'aider, mais à quoi ? Arnaud s'emporte. Où est passée Anna ? Sa mère, Claude, ne lui est d'aucun secours, elle qui exige d'être aimée, le présente à toutes ses vieilles amies et rejette Cécile, qu'elle appelle "l'autre". Arnaud retourne dans les bras de Léa...

TELERAMA
Doutes et frustrations d’un jeune homme sur le point de se marier. Les personnages hystériques, mais la mise en scène est trop molle. Emmanuelle Devos, elle, est parfaite.

Encore une histoire d’« adulescents », ces jeunes gens mélancoliques et charmants qui préservent le plus longtemps possible leur enfance. Deux d’entre eux ont décidé de se marier et ne s’en remettent évidemment pas. La future (Valérie Donzelli) s’évade, histoire, comme elle dit, de « faire le point »… Ce qui laisse Arnaud (Benjamin Biolay, délicieux en homme qui pleure) totalement submergé, tant par ses doutes que par l’entrain de son entourage à préparer ses noces.

C’est précisément l’hystérie autour de lui que la réalisatrice filme avec maladresse. Sans doute a-t-elle naïvement cru qu’il lui suffirait de lâcher en liberté quelques silhouettes frénétiques (les copains d’Arnaud, sa mère, sa future belle-famille juive) pour rythmer son film. Hélas non : faute de rigueur (la fantaisie, ça se calcule, ça se travaille !), tout devient étrangement lent. Sympathique, mais sans saveur. Seule Emmanuelle Devos échappe à cette fadeur. Comme elle s’agite moins que les autres, on ne voit qu’elle : drôle, légère, amusée et grave, par moments, elle rend, par son intelligence de jeu, incroyablement vivant son fantôme de rôle.
POURQUOI TU PLEURES, Katia Lewkowicz 2011, Benjamin Biolay, Emmanuelle Devos (sentimental) (E)
Arnaud va se marier. Probablement. Si sa promise, Anna, veut bien réapparaître, alors que même sa nombreuse parentèle juive est sans nouvelle d'elle. Et s'il parvient à en accepter l'idée. Car il a pe ...

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PREMIERE AFFAIRE, Victoria Musiedlak 2024 (drame)@@


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Propulsée dans sa première affaire pénale, une jeune avocate est percutée par la lâcheté des hommes, dans sa vie intime comme professionnelle. Un premier film en forme de véritable récit initiatique.


Bien

Par Jérémie Couston

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Publié le 23 avril 2024 à 17h00

Mis à jour le 08 janvier 2025 à 10h24

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est presque devenu un genre de film en soi : l’histoire de la jeune et brillante (future) diplômée, transfuge de classe un peu trop naïve qui se prend en pleine face la lâcheté des hommes et les difficultés du terrain. Après De grandes espérances, de Sylvain Desclous, après La Voie royale, de Frédéric Mermoud, voici donc la toujours épatante Noée Abita en avocate pénaliste débutante aux prises avec sa première affaire sérieuse : un client inculpé de meurtre. À moins que sa première affaire ne soit plutôt celle entamée avec le flic chargé de l’enquête (Anders Danielsen Lie), Norvégien d’Arras, alliage aussi exotique qu’incongru… Malgré des thèmes très disparates (misère sociale du Nord et initiation sexuelle complexe), le film évite le pathos avec adresse.

BANDE-ANNONCE

PLUS D'INFOS
Titre

Première affaire

Genre

Drame

Réalisateur

Victoria Musiedlak

Sortie

2024

Durée

1h38

Musique

Olivier Marguerit

Scénariste

Victoria Musiedlak

Pays

France

SYNOPSIS
Tout juste diplômée, Nora, avocate en droit pénal des affaires de 26 ans, se voit confier son premier dossier : un jeune homme de 19 ans, placé en garde à vue pour la disparition de Chanel, une adolescente. Mais l'affaire prend rapidement la tournure d'un homicide volontaire, ce qui dépasse les compétences de Nora. Emportée par les turbulences et par la frénésie de sa nouvelle vie, la jeune avocate multiplie les erreurs et se voit contrainte de questionner ses choix...
PREMIERE AFFAIRE, Victoria Musiedlak 2024 (drame)@@ (E)
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REPRISE EN MAIN, Gilles Perret 2021, Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch (social)@@


Employé comme son père dans une usine de mécanique de précision, Cédric tombe des nues lorsqu'il apprend que son employeur va céder la société à un fonds d'investissement. Cette nouvelle dévaste les employés qui craignent pour leur travail, jusqu'à ce que Cédric décide de tenter le tout pour le tout. C'est un pari fou qu'il se lance, il convainc ses amis d'enfance de l'accompagner dans ce projet aux allures de mission impossible. Il souhaite monter un fonds d'investissement afin de concurrencer l'offre déjà présente et ainsi racheter l'usine pour sauver les emplois et proposer une pérennité à ses collègues pour leur futur...

TELERAMA
Haute-Savoie. Des employés attaquent les requins de la finance qui veulent leur peau. Une histoire souriante, par un documentariste passé à la fiction.

Un homme grimpe, sans assurance, sur une grande falaise à pic… Dès son premier plan, cette comédie sociale s’annonce comme une histoire manuelle : la bonne prise pour un alpiniste, ou le bon geste pour un ouvrier, doit se garder quelles que soient les circonstances, mauvaise météo ou vent violemment capitaliste. Comme son père avant lui, Cédric travaille dans une usine de mécanique de précision en Haute-Savoie. Cette vallée où il est né, ces machines qu’il connaît mieux que personne, voilà sa vie. Quand il apprend que l’entreprise va être rachetée par un groupe financier qui risque de la mettre en pièces, il convainc deux amis d’enfance : si des fonds d’investissement peuvent acheter des entreprises sans argent propre, pourquoi pas eux ? Et voilà les trois pieds nickelés en train de créer leur propre fonds…

C’est donc l’histoire, simple et souriante, de quelques hommes — et d’une ambitieuse convertie — qui se donnent la main pour garder leur fierté ouvrière, pour que la rentabilité à tout crin ne l’emporte pas sur la technique, et pour que la masse salariale ne soit pas compressée. Cette utopie sans filet, qui part d’une soirée arrosée où l’on tire des plans sur la comète, se poursuivra face à des financiers suisses ou londoniens… En passant à la fiction après maints documentaires engagés (J’veux du soleil !, avec François Ruffin), Gilles Perret choisit l’optimisme, et un scénario proche du braquage — comment arnaquer mille fois plus requin que soi — pour refuser la fatalité néolibérale. Un coin de montagne y devient l’emblème du refus de délocalisation. Et la démonstration est servie par quelques « ouvriers ultra qualifiés » du cinéma, comme Grégory Montel, savoureux en petit employé de banque prenant sa revanche, et Pierre Deladonchamps, qui semble avoir réparé des machines toute sa vie.
REPRISE EN MAIN, Gilles Perret 2021, Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch (social)@@ (E)
Employé comme son père dans une usine de mécanique de précision, Cédric tombe des nues lorsqu'il apprend que son employeur va céder la société à un fonds d'investissement. Cette ...

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RESPIRE, Mélanie Laurent 2014, Joséphine Japy, Lou de Laâge (societe)@@


L'arrivée de Sarah dans sa classe de lycée bouleverse la vie de Charlie, 17 ans. Elle se détache de son ancienne meilleure amie, Victoire, et subit l'ascendant de la belle et téméraire Sarah sans en mesurer les risques. Celle-ci, consciente du pouvoir qu'elle exerce sur Charlie, finit par en abuser. De son côté, Charlie, fascinée par Sarah, est déconcertée par ses changements de comportement. Elle se laisse faire, convaincue de la puissance inébranlable de leur amitié. L'entourage de Charlie s'inquiète de la voir se laisser manipuler de la sorte, d'autant qu'elle est désormais victime de crises d'angoisse impressionnantes...

TELERAMA
Le harcèlement d’une lycéenne par sa nouvelle “amie” perverse narcissique. Tendu et tenu dans la première partie, le film faiblit ensuite sérieusement. Mais les deux jeunes actrices sont bluffantes.

Après un premier film qui cherchait (sans y parvenir) l’équilibre entre drame et fantaisie, Mélanie Laurent rejoue les funambules, cette fois entre cinéma de genre et drame psychologique. Sarah, belle et émancipée, arrive en cours d’année dans le lycée de Charlie, une ado timide, fragilisée par des parents toujours entre deux ruptures. Les deux filles nouent vite une amitié fusionnelle. Jusqu’au jour où la copine cool et sexy se métamorphose en redoutable manipulatrice. Harcelée, Charlie perd pied…

Au cœur de cette relation naissante, Mélanie Laurent réussit à instaurer un vrai malaise. Sous la fausse banalité de ce récit d’apprentissage, la violence couve. Dans cette scène dérangeante notamment, où Sarah, à peine instruite des infidélités du père de son amie, interfère brutalement dans la conversation téléphonique des parents de Charlie : mélange de rage et de désinvolture, son geste terrifie et la réalisatrice joue habilement avec les codes de l’horreur naissante…

Hélas, dès que la stylisation cède le pas à la psychologie, le récit faiblit. Il pèse même des tonnes quand on nous montre comment Charlie, courbant l’échine devant son bourreau, ne fait que reproduire le comportement de sa mère, victime consentante d’un mari manipulateur… Respire révèle néanmoins deux actrices prometteuses : Lou de Laâge, capable de passer, en un plan, de la tendresse au sadisme, et Joséphine Japy qui, sans recourir à l’hystérie, joue sur un fil, au bord de la folie.
RESPIRE, Mélanie Laurent 2014, Joséphine Japy, Lou de Laâge (societe)@@ (E)
L'arrivée de Sarah dans sa classe de lycée bouleverse la vie de Charlie, 17 ans. Elle se détache de son ancienne meilleure amie, Victoire, et subit l'ascendant de la belle et téméraire Sarah sans en mesure ...

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SEULS, David Moreau 2026, Sofia Lesaffre, Stéphane Bak


Quand elle se réveille, Leïla, 16 ans, découvre, effarée, qu'elle est seule. Tous les humains de son quartier ont disparu. Alors qu'elle se croit la seule survivante, elle croise la route de Dodji, un orphelin solitaire, d'Yvan, un artiste intello, de la studieuse et timide Camille et de Terry, le plus jeune de la bande. Grâce à l'ingéniosité de Leïla, ils volent une voiture. Ils sont bientôt pourchassés par le mystérieux maître des couteaux. Puis, quand un étrange brouillard s'abat sur la ville, les adolescents doivent lutter pour leur survie..

TELERAMA
Avec cette adaptation de la BD pour ados à succès, David Moreau commet quelques maladresses, mais réussit son pari d’un “teen-movie” fantastique.

Une poignée de jeunes seuls dans une ville désertée, entourée d’une étrange fumée. La démarche du réalisateur de Vingt Ans d’écart (et du film d’horreur Ils) est aussi ambitieuse que périlleuse : adapter la BD à succès pour ados, teintée de fantastique, de Vehlmann et Gazzotti. S’il commet des maladresses — montage elliptique et fin en forme d’« à suivre » —, le cinéaste réussit à maintenir la tension, entre mystère et violence. Avec ses personnages très caractérisés (un petit bourge, un jeune Noir solitaire, une fille d’origine maghrébine), il offre au public préadolescent l’image d’une jeunesse mixte, mélangée, dont l’alliance fait la force pour vaincre la peur et l’obscurité.
SEULS, David Moreau 2026, Sofia Lesaffre, Stéphane Bak (E)
Quand elle se réveille, Leïla, 16 ans, découvre, effarée, qu'elle est seule. Tous les humains de son quartier ont disparu. Alors qu'elle se croit la seule survivante, elle croise la route de Dodji, un orphelin soli ...

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SMS, Gabriel Julien-Laferrière 2013, Guillaume De Tonquédec, Géraldine Pailhas (comique)@


Comment Laurent Demange (Guillaume de Tonquédec) se retrouve-t-il pendu par les pieds le long d'une falaise bretonne ? Un matin pluvieux, le toit de sa maison s'est effondré, il se fait voler son téléphone portable juste après avoir reçu un texto lui apprenant que sa femme (Anne Marivin) le trompe. Il perd la trace de son fils (Timothé Vom Dorp) en courant après le voleur. De retour chez lui, il découvre sa maison en feu et dans le même temps, la banque de son entreprise lui apprend qu'il est face à un trou vertigineux. À la recherche de son téléphone grâce à une ex travaillant chez un opérateur, il se retrouve face à un mystérieux groupe terroriste luttant contre les ondes électromagnétiques. Ce groupe séquestre un otage dans sa maison bretonne. Laurent va devoir lutter pour prouver son innocence mais également pour récupérer son fils.
SMS, Gabriel Julien-Laferrière 2013, Guillaume De Tonquédec, Géraldine Pailhas (comique)@ (E)
Comment Laurent Demange (Guillaume de Tonquédec) se retrouve-t-il pendu par les pieds le long d'une falaise bretonne ? Un matin pluvieux, le toit de sa maison s'est effondré, il se fait voler son téléphone portab ...

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SPIDERMAN, Sam Raimi 2002, Tobey Maguire, Willem Dafoe (science fiction)@@


Peter Parker est un orphelin qui est élevé par sa tante May et son oncle Ben dans le quartier de Forest Hills du borough de Queens, à New York. Il est victime d'humiliations de la part de ses camarades de lycée, sauf de son meilleur ami Harry Osborn qui le défend. Après avoir été mordu par une araignée génétiquement modifiée qui s'était échappée d'un laboratoire qu'il visitait avec sa classe, il se découvre des pouvoirs surhumains (une force et une agilité hors du commun, la capacité d’adhérer aux parois (uniquement avec pieds et mains), ainsi qu'un « sens d'araignée » qui l'avertit des dangers imminents).

ALLOCINE
Il existe des films qui le temps passant devienne culte, malgré les changements de mode, les évolutions technologiques. Spider man appartient à cette catégorie, le film arrive à jouer sur tous les tableaux, du drame à la comédie, de l'action à des scène plus intimistes, Spider man touche le spectateur en ne se réfugiant pas dans un déluge de scène d'actions et d'effets spéciaux. Il arrive à raconter l'histoire d'un Peter Parker qui en même temps qu'il apprend à utiliser ses pouvoirs, connait des sentiments amoureux, la souffrance de perdre quelqu'un, le poids des responsabilité. Tout cela dans un film qui est sensé être un film de super héros comme Marvel en fabriquera à la chaine. La différence avec ces produits insipides et formatés: Sam Raimi qui avec son talent unique apporte ce que peu de réalisateurs ont su apporter au genre: son universalité. Spider man est un film intemporel qui touche autant les jeunes que les adulte, qui raconte une histoire simple mais avec sincérité, qui offre des scènes d'action d'une ampleur que peu de film de super héros n'ont égalé sinon surpassé. Aujourd'hui encore ce film malgré ses quelque menus défauts reste encore à ce jour la meilleure adaptation de Spider man et le film super héros le plus aboutie en tant que tel.
SPIDERMAN, Sam Raimi 2002, Tobey Maguire, Willem Dafoe (science fiction)@@ (E)
Peter Parker est un orphelin qui est élevé par sa tante May et son oncle Ben dans le quartier de Forest Hills du borough de Queens, à New York. Il est victime d'humiliations de la part de ses camarades de lycée, ...

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STUDIO 54, Mark Christopher 1998


À la fin de cette évocation de l’âge d’or d’une fameuse discothèque new-yorkaise, le héros-narrateur nous explique en voix off : le Studio 54 existe toujours, mais, racheté par une grande compagnie, il est désormais aseptisé. Exactement comme ce film !


Bof
Par
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Publié le 05 août 2026 à 17h11
À la fin de cette évocation de l’âge d’or d’une fameuse discothèque new-yorkaise, le jeune barman, narrateur et héros de l’histoire, nous explique en voix off : le Studio 54 existe toujours, mais racheté par une grande compagnie, il est désormais aseptisé.

Aseptisé : on ne saurait mieux décrire ce film. Sur le papier, c’est un hymne à la fièvre disco des années 70-80, aux folies et aux débordements du night-clubbing d’avant le sida et le moralisme de l’ère Reagan. À l’écran, ce n’est que mollesse, fadeur et sages délayages musicaux.

L’histoire de la boîte est vue à travers la « trajectoire » de membres du personnel, d’abord très jeunes et pleins d’illusions, puis toujours très jeunes, avec quelques illusions en moins. C’est le problème du cinéaste : vouloir suggérer le passage du temps et la détérioration des choses, mais faire du surplace.

PLUS D'INFOS

Titre
Studio 54
Genre
Réalisateur
Mark Christopher
Sortie
1999
Durée
1h33
Musique
Marco Beltrami
Scénariste
Mark Christopher
Chorégraphe
Lori Eastside
SYNOPSIS

New York, à la fin des années 1970. Shane O'Shea, 19 ans, rêve de pénétrer dans le plus célèbre club de la ville, le Studio 54, ainsi nommé parce qu'il se trouve dans la 54e rue. Un soir, enfin, il atteint son but. Il découvre un univers extravagant, qui mêle sexe, drogue et disco dans un tourbillon incessant. Le gérant gay du Studio, Steve Rubell, l'embauche comme serveur. Bientôt, Shane emménage chez un couple de collègues, Greg, serveur comme lui, et Anita, employée de vestiaire, qui voudrait faire carrière dans le disco. L'un de ses rêves les plus fous se concrétise lorsqu'il rencontre son idole, la comédienne Julie Black
STUDIO 54, Mark Christopher 1998 (E)
À la fin de cette évocation de l’âge d’or d’une fameuse discothèque new-yorkaise, le héros-narrateur nous explique en voix off : le Studio 54 existe toujours, mais, racheté ...

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SULEYMAN, Boris Lojkine 2024 (social)@@@


Souleymane, un jeune sans-papiers de 20 ans originaire de Guinée, travaille illégalement pour une plateforme de livraison de repas. Tandis qu'il pédale dans les rues bondées de Paris pour livrer des commandes, il répète inlassablement son histoire, ou plutôt celle, fabriquée, qui sera susceptible de convenir à l'administration. Dans deux jours, en effet, il doit passer à l'OFPRA son entretien de demande d'asile, le sésame pour obtenir des papiers. Mais Souleymane s'inquiète car il est convaincu qu'il n'est pas encore prêt...

TELERAMA
Boris Lojkine filme quarante-huit heures de la vie d’un jeune Guinéen demandeur d’asile, évoluant dans un Paris hostile. Et réinvente le film social.

Pour incarner Souleymane, le formidable Abou Sangare, au parcours similaire.
Quelle histoire doit-on raconter pour être sauvé ? Le titre, apparemment simple, de ce grand film, en est, en fait, la question centrale, vitale. Ouverture sur une séquence administrative : un jeune homme attend son tour, en arrangeant sa mise – il se recoiffe et frotte anxieusement une petite tache sur le poignet de la chemise blanche qui, on le saura plus tard, lui a été prêtée par un ami. Puis il se lève à l’appel de son nom : Souleymane Sangare. Il suit une femme dans un couloir…

Flash-back : Souleymane pédale comme un beau diable sur son vélo dans Paris. Il est livreur. Quand l’application de livraison lui demande une authentification, on comprend que ce Guinéen « loue » le compte d’un autre. Alors, il remonte vite sur son vélo, roulant à perdre haleine sur les couloirs de bus vers une boutique africaine pour que le vrai détenteur du compte s’authentifie à sa place. Souleymane en profite, d’une petite voix, pour réclamer son argent, une infime partie des commissions. Non, il aura son fric demain. Souleymane repart, tête basse. Comment va-t-il faire pour payer l’homme qui lui fait répéter son « histoire » de demandeur d’asile, un récit qu’il tente d’apprendre par cœur, même s’il n’a rien connu de ces détails d’arrestation politique et de torture. L’entretien pour sa demande d’asile est prévu le lendemain, mais se reposer est exclu, puisqu’il faut livrer, encore et encore, sans louper le car, le soir, direction le centre social…

Après Hope (2015), qui nous plongeait dans l’Afrique des migrants, puis Camille (2019) avec, déjà, Nina Meurisse – en jeune journaliste partie couvrir le conflit en Centrafrique –, Boris Lojkine réinvente le film social et en fait un thriller des plus tendus et bouleversants, en collant au corps et au visage d’un jeune homme doux et affolé. De Paris, il fait une ville étrangère où chaque artère, chaque mètre d’asphalte mouillé, chaque livraison et chaque rencontre est potentiellement dangereuse. Plus que tout autre véhicule, le vélo épouse le chaos de la ville, et le metteur en scène a choisi d’autres vélos (destinés aux prises du son et de l’image) pour suivre Souleymane, son héros, et le nôtre.

Humanité absolue
Rarement, un film a si bien fait de l’empathie son moteur. Nous voilà, tour à tour, à la place de ceux qui commandent des repas et veulent qu’ils arrivent vite et chauds ; à la place du livreur qui joue sa vie et son avenir. Une fille pleine de morgue (oui, cela pourrait être nous) refuse de réceptionner sa commande à la porte de son appartement haussmannien. Sait-elle qu’à cause de cela l’application peut fermer ce compte de livreur assurant la survie de Souleymane ? Il y a aussi ce moment d’humanité absolue : le jeune Guinéen se retrouve dans le salon d’un vieux monsieur abandonné par un fils qui se contente de lui commander à manger à distance. Ils sont simples et beaux à pleurer, ces trois mots échangés entre ces deux exclus, entre Paris et la Guinée-Conakry. Elles sont atrocement sadiques, en revanche, les piques d’une poignée de policiers qui « taquinent » Souleymane pour passer le temps… On est en apnée, et puis le Guinéen, dont chaque supplication brise le cœur, peut repartir, et courir pour tenter d’attraper ce car vers le centre d’accueil où, enfin, un peu de chaleur, une couche et un repas l’attendent. Il demande toujours le même lit à côté d’un Arabe amical. « Nous avons l’habitude de dormir ensemble » : un résumé magnifique de l’entraide entre damnés de la terre…

Au-delà de la mise en scène en immersion, l’écriture est d’une précision chirurgicale. Le suspense grandit au fil de cette chronique du combat pour rester digne en quarante-huit heures chrono. Avec sa coscénariste Delphine Agut, Boris Lojkine s’est ouvertement inspiré du cinéma roumain, notamment de l’exceptionnel Mort de Dante Lazarescu (de Cristi Puiu, en 2005), pour raconter par le menu, minute après minute, les efforts d’un personnage qui se débat contre un système, une ville, le mépris des restaurateurs et des injonctions à répétition qui l’oppressent. Le tout tendu vers la scène finale, cet entretien, donc, où, d’abord, Souleymane va mentir, face à une Nina Meurisse superbe de (fausse) dureté en fonctionnaire de l’Ofpra – Office français de protection des réfugiés et apatrides. Quelle est la vérité de Souleymane ? Lui donne-t-elle le « droit » d’être accueilli en France ? Le réalisateur nous questionne, nous aussi, en nous jetant littéralement ce choix au visage. La fièvre, le mouvement perpétuel restent en mémoire pendant que nous écoutons, comme cette fonctionnaire, l’histoire du jeune homme et de sa maman. Et la seule manière de l’interprète, Abou Sangare, de prononcer le mot « maman » est, il n’y a aucun doute, le plus bouleversant moment de cinéma de l’année.

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ABOU SANGARE, UN ACTEUR EST NÉ
Le cinéma est rempli d’acteurs d’un jour, choisis lors de castings sauvages, pour leur authenticité et leur affinité avec un sujet. C’est ainsi que le réalisateur Boris Lojkine et sa directrice de casting Aline Dalbis ont fini par trouver, à Amiens, grâce à une association, Abou Sangare, Guinéen de 23 ans, arrivé en France sept ans plus tôt, encore mineur. Mais le jeune homme s’est révélé un véritable et exceptionnel acteur, primé dans la section Un certain regard, à Cannes, alors qu’une obligation de quitter le territoire français lui était tombée sur la tête quelques semaines avant le début du Festival. Il faut le regarder, dans le film, retenir (ou pas) sa colère devant les rebuffades, ne plus pouvoir contenir ses larmes quand on le pousse dans l’escalier, ou exiger qu’on lui passe au téléphone sa mère malade… : assister à la naissance d’un tel comédien, le voir transmettre une souffrance si proche de la sienne, répond, indéniablement, à ceux qui prétendent que l’immigration n’est pas une chance pour la France.
SULEYMAN, Boris Lojkine 2024 (social)@@@ (E)
Souleymane, un jeune sans-papiers de 20 ans originaire de Guinée, travaille illégalement pour une plateforme de livraison de repas. Tandis qu'il pédale dans les rues bondées de Paris pour livrer des commandes, il ...

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SURVIVRE, Frédéric Jardin 2024, Emilie Dequenne, Andreas Pietschmann (science fiction)@


Alors qu'ils naviguent dans la mer des Caraïbes avec leurs deux enfants, Julia et Tom se retrouvent soudain pris au milieu d'une violente tempête. Pris de court, ils luttent contre les gigantesques vagues tout en appelant les secours à l'aide par radio. Une fois le calme revenu, le couple constate avec stupéfaction que l'océan a disparu. Ils apprennent bientôt la raison de ce chaos : les pôles magnétiques de la Terre se sont inversés. Les océans ont anéanti les continents, laissant derrière eux un vaste désert. Livrés à eux-mêmes, ils doivent faire face à d'inquiétantes créatures qui surgissent des profondeurs...

TELERAMA
Les pôles magnétiques de notre planète s’inversent et les océans engloutissent les terres. Dommage qu’un scénario pataud et un évident manque de moyens gâchent un peu cette belle et sinistre idée de fin du monde.

De toutes les apocalypses que le cinéma nous promet depuis toujours, celle-ci a le mérite d’être inédite et spectaculaire : une nuit fatale, les pôles magnétiques de notre planète s’inversent. Conséquence : les océans se vident, et engloutissent les terres. Échoués sur leur bateau dans l’infini désert des ex-fonds marins, les membres d’une famille de plaisanciers tentent de survivre à l’impossible. Naufragé psychopathe, crabes tueurs, éboulements… Émilie Dequenne et ses partenaires se lancent dans une randonnée de l’extrême pour tenter de trouver un abri (un sous-marin opportunément coincé dans les environs), avant le retour cataclysmique de la mer dans son lit d’origine. Dommage qu’un scénario pataud et un évident manque de moyens en matière d’effets spéciaux gâchent un peu cette belle et sinistre idée de fin du monde.
SURVIVRE, Frédéric Jardin 2024, Emilie Dequenne, Andreas Pietschmann (science fiction)@ (E)
Alors qu'ils naviguent dans la mer des Caraïbes avec leurs deux enfants, Julia et Tom se retrouvent soudain pris au milieu d'une violente tempête. Pris de court, ils luttent contre les gigantesques vagues tout en appelant les sec ...

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SYMPHONIE POUR UN MASSACRE, Jacques Deray 1963, Charles Vanel, Michel Auclair (thriller)@@


Paoli, Clavet, Valoti, Moreau et Jabeke, cinq amis de longue date, sont associés dans un trafic de drogue. Alors qu'une grosse cargaison arrive à Marseille, l'un d'eux, Jabeke, décide de s'approprier le stock et les acomptes versés par ses complices habituels. Pour cela, il entreprend d'attiser la haine entre eux et prétend être obligé de se rendre en Belgique. Tandis que Moreau, chargé de convoyer les dollars à l'aller et la drogue au retour, prend le train pour Marseille, Jabeke se rend effectivement à Bruxelles. Cependant, la même nuit, il rentre à Paris. Il se débarrasse de Moreau et récupère l'argent...

TELERAMA
Cinq hommes, associés sur un coup, voient leur entreprise vouée à l’échec après la trahison de l’un d’eux. Un film maîtrisé de bout en bout, sans esbroufe, servi par de remarquables comédiens.

Symphonie pour un massacre (1963) évoque l’univers de Jean-Pierre Melville, avec ses truands complices dont l’un finit par trahir les autres. Jacques Deray, presque débutant (c’est son troisième long métrage, bien avant La Piscine ou On ne meurt que deux fois), s’en éloigne par son style : il filme Paris en caméra cachée et refuse toute noblesse à des personnages qu’il considère, visiblement, comme des diplodocus dans un monde en pleine mutation. Le traître de l’histoire, qui tente de duper Charles Vanel, Michel Auclair, Claude Dauphin et le romancier José Giovanni, c’est Jean Rochefort. Glabre. Et c’est là que le bât blesse : pour ne pas se faire reconnaître, il s’affuble d’une perruque et d’une moustache. Ce qui le fait ressembler à Jean Rochefort comme deux gouttes d’eau…
SYMPHONIE POUR UN MASSACRE, Jacques Deray 1963, Charles Vanel, Michel Auclair (thriller)@@ (E)
Paoli, Clavet, Valoti, Moreau et Jabeke, cinq amis de longue date, sont associés dans un trafic de drogue. Alors qu'une grosse cargaison arrive à Marseille, l'un d'eux, Jabeke, décide de s'approprier le stock et les aco ...

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TAIS TOI, Francis Weber 2002, Jean Reno, Gerard Depardieu (comique)@@


Quentin est un petit braqueur, bavard, naïf et aussi fort que bête. Pour cette raison, il finit régulièrement en prison où il insupporte ses voisins de cellule. Un jour, il est mis dans la même pièce que Ruby, un dur qui refuse obstinément de révéler l'endroit où il a caché son butin et ne pense qu'à venger la mort de sa femme. Quentin croit avoir trouvé un ami, Ruby, lui, se dit qu'il va devenir fou et tente de se suicider. Il est bientôt rejoint à l'hôpital par Quentin. Les deux compères parviennent à s'évader de l'établissement. Flanqué de ce compagnon collant et légèrement stupide, mais bien pratique dans les bagarres, Ruby part en quête de son butin, décidé à assouvir sa vengeance...

TELERAMA
Francis Veber reste fidèle à ce qui le met en joie depuis toujours : marier la carpe et le lapin. Cette fois, un petit braqueur simple d’esprit nommé Quentin (Gérard Depardieu) et un cerveau du grand banditisme, Ruby (Jean Reno). Autrement dit, un âne et un pur-sang, puisque Quentin trouve à Ruby des airs de cheval de course. Pour amener ­Ruby à faire connaissance avec Quentin, Veber s’amuse. Même s’il tire toujours sur les mêmes ficelles — ici, celles de L’Emmerdeur, de La Chèvre, du Dîner de cons —, son plaisir de scénariste est intact. Une sorte de naïveté nouvelle l’accompagne même, qui doit beaucoup au personnage du niais, très enfantin, pas seulement quand il passe ­devant un magasin de jouets.

Depardieu s’est laissé porter par ce Quentin gentiment illuminé, qui se réjouit d’avoir trouvé un bon copain. Avec lui, le film prend la voie d’une cocasserie émouvante. Le reste est plus attendu, et quand le scénario se met à vouloir jouer la carte de la comédie d’action, Veber peut difficilement cacher que sa pratique de la mise en scène reste ancrée du côté du théâtre.
TAIS TOI, Francis Weber 2002, Jean Reno, Gerard Depardieu (comique)@@ (E)
Quentin est un petit braqueur, bavard, naïf et aussi fort que bête. Pour cette raison, il finit régulièrement en prison où il insupporte ses voisins de cellule. Un jour, il est mis dans la même pi&egrav ...

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THE DUKE OF BURGUNDY, Peter Strickland 2014, Sidse Babett Knudsen (thriller filme e)@


Quelque part, en Europe, il n'y a pas si longtemps. Cynthia et Evelyn s'aiment. Jour après jour, le couple pratique le même rituel qui se termine par la punition d'Evelyn, mais Cynthia souhaiterait une relation plus conventionnelle. L'obsession d'Evelyn se transforme rapidement en une addiction qui mène leur relation à un point de rupture.

TELERAMA
C'est le plus mystérieux et le moins insulaire des cinéastes britanniques : Peter Strickland vit à Budapest et son premier film, Katalin Varga, se déroulait au fin fond des Carpathes. Avec Berberian Sound Studio, en 2012, le cinéaste dévoilait son goût et sa connaissance ultra-pointue du cinéma fantastique européen des années 70... L'opus n°3, The Duke of Burgundy, prolonge cette veine, de façon encore plus subtile et sophistiquée : l'étrange relation SM entre les deux héroïnes (l'une est jouée par Sidse Babett Knudsen, révélée par la série Borgen) se situe dans un univers parallèle et inexpliqué, une Europe centrale entièrement peuplée de femmes passionnées... d'entolomologie. Ainsi, le "Duc de Bourgogne" du titre est-il un... papillon (Lucina Homearis, ou lucine). Mais cette chronique d'un couple et du mystérieux contrat qui le constitue, illustrée avec un soin maniaque, évoque moins le « soft-porn » des seventies que les études psy d'Ingmar Bergman... Bande annonce ci-dessous et sortie le 17 juin.
THE DUKE OF BURGUNDY, Peter Strickland 2014, Sidse Babett Knudsen (thriller filme e)@ (E)
Quelque part, en Europe, il n'y a pas si longtemps. Cynthia et Evelyn s'aiment. Jour après jour, le couple pratique le même rituel qui se termine par la punition d'Evelyn, mais Cynthia souhaiterait une relation plus conventionn ...

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THE GIRL NEXT DOOR, Luke Greenfield 2004, Emile Hirsch, Elisha Cuthbert (horreur film e)


Matthew, 18 ans, est un étudiant modèle qui n'a jamais vraiment vécu sa vie, jusqu'au jour où il tombe sur sa nouvelle voisine, la magnifique et apparemment innocente Danielle. Quand Matthew découvre que cette voisine idéale est une ex-star de films X, il va commencer à perdre le contrôle de sa paisible existence.

ALLOCINE
A la manière d'un STAND BY ME, ce film de jeunes regroupe un tas de jeunes acteurs en herbe qui ont vraiment du trouver malsain ce tournage.
Malheureux de dire que ce film est réussi vu qu'il donne envie de vomir! Mais devant le propos difficile et l'effet apporté...difficile de dire que le réalisateur ne réussi pas son coup!
THE GIRL NEXT DOOR, Luke Greenfield 2004, Emile Hirsch, Elisha Cuthbert (horreur film e) (E)
Matthew, 18 ans, est un étudiant modèle qui n'a jamais vraiment vécu sa vie, jusqu'au jour où il tombe sur sa nouvelle voisine, la magnifique et apparemment innocente Danielle. Quand Matthew découvre que c ...

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TIP TOP, Serge Bozon 2013, Sandrine Kiberlain, Isabelle Huppert (thriller social)@@


Esther Lafarge et Sally Marinelli, deux enquêtrices chevronnées, se rendent à Villeneuve, dans le Nord de la France, afin de trouver le meurtrier d'un indic d'origine algérienne. La police locale fait de la résistance. Elles sympathisent, largement aidées par leurs perversions sexuelles affichées...

TELERAMA
Mort d’un indic, enquête, interrogatoire, intimidation : on est bien dans un polar mais tous les stéréotypes sautent aux yeux et sont déjoués avec un esprit très loufoque. Du burlesque politique, tissant des liens inattendus entre la France et l’Algérie.

Peut-être faut-il un poil de déviance pour travailler dans la police. Ainsi, chez Serge Bozon, l’une cogne (Isabelle Huppert), l’autre mate (Sandrine Kiberlain). A part ça, ces deux femmes dissemblables (Esther est obsédée par le protocole ; Sally est obsédée par Esther, sa supérieure, qu’elle vénère) sont chargées d’élucider le meurtre en province d’un indic d’origine algérienne. Elles fouinent du côté d’un commissariat sans doute lié à l’affaire, ce qui turlupine leur capitaine.

L’enquête piétine, mais c’est moins elle qui compte que ses effets collatéraux. Chaque confrontation vire au nonsense, avec des formules toutes faites, des remarques saugrenues. En arrière-fond affleurent pas mal de questions sur la différence, le rapport à l’autre, dans le couple ou dans la société. On parle de l’Algérie aussi, de ses liens compliqués avec la France. La langue — celle de l’administration, des médias, de la rue… — est ici un terrain de jeu primordial. Il y a du Mocky là-dedans, avec son casting hétérogène. Du Luc Moullet, aussi, pour le côté farfelu. La flic aimant le sang qui coule (sur son nez) et qui le déguste comme du nectar, la manière de manger qui trahit la psychologie de chaque individu… On pourrait continuer la liste des bizarreries qui font le charme de cette comédie loufoque et gonflée. Ça claque, ça glisse, clac, zouip, avec de drôles de flops. Tip top…
TIP TOP, Serge Bozon 2013, Sandrine Kiberlain, Isabelle Huppert (thriller social)@@ (E)
Esther Lafarge et Sally Marinelli, deux enquêtrices chevronnées, se rendent à Villeneuve, dans le Nord de la France, afin de trouver le meurtrier d'un indic d'origine algérienne. La police locale fait de la r&eacu ...

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TROUBLE EVERYDAY, Claire Denis 2001, Vincent Gallo, Tricia Vessey (horreur)@@


Non loin de Paris, une femme habillée et maquillée comme une prostituée monte à bord d'un camion. Son visage est couvert de sang et de larmes. Parallèlement, deux jeunes Américains, Shane et June Brown, débarquent à Paris pour y passer leur lune de miel. Contrairement à son épouse, visiblement aux anges, Shane semble soucieux, préoccupé. En fait, il est venu à Paris pour rencontrer Léo, un chercheur en botanique qui, pense-t-il, saura le soulager du mal atroce qui le ronge. Shane, en effet, est hanté par de terribles pulsions anthropophages, qui le poussent à tuer pour survivre. Coré, la femme de Léo, souffre de la même pathologie...

TELERAMA
Sans abdiquer ses ambitions esthétiques ni ses obsessions, Claire Denis s’approprie le genre horrifique sans détour. Avec elle, les vampires ne sont pas des créatures évanescentes ou chimériques, mais des êtres sexués, sexuels, malades de leurs désirs, taraudés par la conscience de leur barbarie. Et la terreur n’est pas le seul registre du film. Il baigne dans une décoction grisante de sensualité et de mystère, de mélancolie et de fatalité. Non que l’intrigue de thriller scientifique soit négligée, mais, comme toujours avec l’autrice, ce sont d’abord les images, les sons et leur agencement qui mènent la danse.

On se souvient de la formule clé de Truffaut à propos de Hitchcock : « Toutes les scènes de meurtre sont filmées comme des scènes d’amour, et vice versa. »  La réalisatrice applique cela littéralement. Plein cadre, les baisers de Béatrice Dalle (hallucinante) se font morsures profondes, et son étreinte devient mortelle. Y a-t-il un message ? Sans doute des considérations inavouables sur l’arrière-monde du désir. Mais nul besoin d’y souscrire pour goûter les plaisirs de cette envoûtante série B, divinement mise en musique par les Tindersticks, et nourrie à la source des grands frères nord-américains, Lynch, Ferrara et Cronenberg.
TROUBLE EVERYDAY, Claire Denis 2001, Vincent Gallo, Tricia Vessey (horreur)@@ (E)
Non loin de Paris, une femme habillée et maquillée comme une prostituée monte à bord d'un camion. Son visage est couvert de sang et de larmes. Parallèlement, deux jeunes Américains, Shane et June Br ...

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WELCOME TO NEW YORK, Abel Ferrara 2014, Gérard Depardieu, Jacqueline Bisset (histoire moeurs dsk)@@


Une transposition de `l'affaire DSK', survenue à New York en mai 2011 : Le président d'une grande banque internationale provoque un scandale après avoir tenté d'obtenir par la force les faveurs sexuelles d'une femme de chambre d'un hôtel new-yorkais.

TELERAMA
Donc, voilà, on l'a enfin vu ce film qui fait tant parler depuis plusieurs semaines. Ce n'est pas un navet, mais pas non plus du grand cinéma, Abel Ferrara ayant eu le tort de laisser trop de liberté à ses deux interprètes, Jacqueline Bisset et surtout, Gérard Depardieu.

Derrière le buzz, les rumeurs, la polémique, autant dire le marketing 2.0, il y a donc un film – désormais disponible en VOD. Un film qui paraît bien fragile face à toutes les spéculations suscitées depuis un an.

Au début, Abel Ferrara donne une dimension grotesque aux orgies new yorkaises enchaînées par Devereaux (le DSK de la fiction, joué par Gérard Depardieu), avec force grognements porcins. Est-ce son point de vue de cinéaste, ou bien la conséquence d'un tournage misant sur l'improvisation et l'inspiration momentanée des interprètes ? Pourquoi ce sous-Marco Ferreri, approximatif et rigolard, si loin de ce qui sera, à l'arrivée, la tonalité du film, une froideur caustique et désenchantée ?

Le deuxième temps – arrestation et incarcération de Devereaux – est le moins bavard, le plus saisissant. Ferrara gagne, cette fois, à tout miser sur la force d'incarnation de son acteur. C'est Depardieu, une certaine figure de l'impunité grande gueule, qu'on arrête, qu'on menotte, qu'on humilie, qu'en enferme. C'est lui qui doit se déshabiller intégralement devant les matons de la prison de Rikers Islands.

Passons à la raison d'être du film, son acte principal : le face-à-face conjugal dans la maison louée par la riche épouse Simone. Que se disent-ils pendant les premières heures ? Pendant les jours et les semaines qui suivent ? Abel Ferrara n'est pas seul à avoir fantasmé sur ce huis-clos inouï : toute la planète en a fait autant. Le niveau d'attente est élevé. En voyant Jacqueline Bisset (Simone) visiter, seule, la maison, s'étendre, un instant, sur le lit king size de la chambre, juste avant la signature du bail, on a pu croire encore à du grand cinéma, à des images qui diraient plus que n'importe quel dialogue. Quand la dispute s'engage entre les deux époux reclus, on y croit moins. Se confirme l'écueil de la méthode d'improvisation partielle choisie par Ferrara. Ni Depardieu ni Bisset ne peuvent pallier les manques d'un travail d'auteur. C'est injuste de les laisser se débrouiller seuls, dans leur joutes sans fin, et parfois affaiblir le film, bien malgré eux.

Avec, enfin, cet étrange effet secondaire : le personnage masculin en sort beaucoup moins rapetissé que la femme. Dans le « roman » de Régis Jauffret, La ballade de Rikers Islands, cette épouse humiliée était élevée au rang de grande héroïne sacrificielle. Sous l'oeil d'Abel Ferrara, c'est l'inverse : elle apparaît préoccupée avant tout des apparences et de sa fortune, mais, surtout, sans aucune démesure et sans aucun humour. Logique, puisque le duel entre les deux personnages est souvent ramené par Ferrara à une simple confrontation entre deux acteurs. Quel que soit le talent de Jacqueline Bisset, c'est évidemment l'impossible monsieur Depardieu, le monstre sacré impardonnable, mais encore aimé, qui rafle tout.
WELCOME TO NEW YORK, Abel Ferrara 2014, Gérard Depardieu, Jacqueline Bisset (histoire moeurs dsk)@@ (E)
Une transposition de `l'affaire DSK', survenue à New York en mai 2011 : Le président d'une grande banque internationale provoque un scandale après avoir tenté d'obtenir par la force les faveurs sexuelles d'une fe ...

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WORLD WAR Z


Screenshot
WORLD WAR Z (E)
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YOUTH, Paolo Sorrentino 2015, Michael Caine, Harvey Keitel (social)@@


Fred Ballinger et Mick Boyle, tous deux presque octogénaires, sont amis depuis très longtemps. Les deux hommes ont un autre point commun : ils font partie des prestigieux pensionnaires d'un hôtel de luxe situé au pied des Alpes. Fred, compositeur et chef d'orchestre, est bien décidé à ne plus travailler, malgré de sérieuses sollicitations. Mick, cinéaste, est, lui, bien résolu à poursuivre sa carrière et travaille au scénario de son prochain film. Les deux hommes sont par ailleurs confrontés aux problèmes de leurs enfants, dont les vies sentimentales sont compliquées...

TELERAMA
Parmi les résidents d’un luxueux hôtel suisse, un chef d’orchestre retraité et un cinéaste qui prépare son film testament… Comme à son habitude, le réalisateur passe d’un personnage, d’une saynète à l’autre. Avec un casting quatre étoiles.

Deux octogénaires. L’un, Fred, le chef d’orchestre, est à la retraite. L’autre, Mick, le cinéaste, pas. Il prépare, avec des scénaristes dévoués mais en panne, son film testament. Tous deux se retrouvent souvent dans un hôtel de luxe au pied des Alpes suisses, dont ­Paolo Sorrentino fait, à la manière de Fellini, son maître, le symbole d’une société finissante, à la Satyricon. Il va d’un personnage à l’autre, imaginant, autour de chacun, des saynètes qui révèlent, en un éclair, la stupidité de l’un, la générosité de l’autre. Il observe ses héros avec la délectation d’un manipulateur. Il y a de la hauteur dans sa démarche, et c’est précisément cette arrogance qui le rend détestable aux yeux de ceux qui n’aiment les cinéastes démiurges que lorsqu’ils sont morts (Welles, Kubrick, Hitchcock…).

Par instants, lorsque la petitesse domine, lorsque la vulgarité l’emporte, Sorren­tino éructe. Dans une scène tonitruante, qu’il filme avec une réjouissante brutalité, débarque une Jane Fonda grandiose, maquillée comme la Baby Jane de Robert Aldrich, venue expliquer au cinéaste à qui elle doit tout qu’il n’est plus rien… Avec elle, durant quelques secondes, la laideur triomphe, alors que toute l’œuvre de Sorrentino tente de prôner et de prouver la survie de la beauté. Qu’elle soit tapie au cœur des villes (Rome dans La grande bellezza). Ou dans ces silhouettes faussement dérisoires que le cinéaste aligne de film en film.
YOUTH, Paolo Sorrentino 2015, Michael Caine, Harvey Keitel (social)@@ (E)
Fred Ballinger et Mick Boyle, tous deux presque octogénaires, sont amis depuis très longtemps. Les deux hommes ont un autre point commun : ils font partie des prestigieux pensionnaires d'un hôtel de luxe situé au ...