![]() | La solitude est une patrie peuplée du souvenir des autres. Sylvain Tesson - Dans les forêts de Sibérie (2011) | (E) La solitude est une patrie peuplée du souvenir des autres. Sylvain Tesson - Dans les forêts de Sibérie (2011) ... |
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![]() | Soyez la bienvenue, Solitude, ma mère... Solitude, ma mère, redites-moi ma vie. Oscar Vladislas de Lubicz Milosz - Symphonies (1915) | (E) Soyez la bienvenue, Solitude, ma mère... Solitude, ma mère, redites-moi ma vie. Oscar Vladislas de Lubicz Milosz - Symphonies (1915) ... |
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| Les maisons, c'est pour habiter Les bétons pour embétonner Les néons pour illuminer, Les feux rouges pour traverser. L'arbre tout seul, à quoi sert-il ? Il suffit de le demander A l'oiseau qui chante à la cime. Jacques Charpentreau Perdu au milieu de la ville L'arbre tout seul, à quoi sert-il ? Les parkings, c'est pour stationner, Les camions pour embouteiller, Les motos pour pétarader, Les vélos pour se faufiler. L'arbre tout seul, à quoi sert-il ? Les télés, c'est pour regarder, Les transistors pour écouter, les murs pour la publicité, les magasins pour acheter. L'arbre tout seul, à quoi sert-il ? Les maisons, c'est pour habiter Les bétons pour embétonner Les néons pour illuminer, Les feux rouges pour traverser. L'arbre tout seul, à quoi sert-il ? Les ascenseurs, c'est pour grimper Les présidents pour présider, Les montres pour se dépêcher, Les mercredi pour s'amuser. L'arbre tout seul, à quoi sert-il ? Il suffit de le demander A l'oiseau qui chante à la cime. Jacques Charpentreau | (E) Les maisons, c'est pour habiter Les bétons pour embétonner Les néons pour illuminer, Les feux rouges pour traverser. L'arbre tout seul, à quoi sert-il ? Il suffit de le demander ... |
![]() | Paris - jardin d'acclimatation | Paris - jardin d'acclimatation (E) ... |
![]() | carrouselParis, jardin d'acclimatation | carrousel (E) Paris, jardin d'acclimatation ... |
![]() | exercices matinauxTerrasse de Saint-Cloud | exercices matinaux (E) Terrasse de Saint-Cloud ... |
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| Rien n'égale Paris ; ... On s'y montre, on s'y cache, on y plaide, on y joue ; On y rit, on y pleure, on y meurt, on y nait : Dans sa diversité tout amuse, tout plait, Jusque à son tumulte ... Isaac de BENSERADE Rien n'égale Paris ; on le blâme, on le loue ; L'un y suit son plaisir, l'autre son interet ; Mal ou bien, tout s'y fait, vaste grand comme il est On y vole, on y tue, on y pend, on y roue. On s'y montre, on s'y cache, on y plaide, on y joue ; On y rit, on y pleure, on y meurt, on y nait : Dans sa diversité tout amuse, tout plait, Jusque à son tumulte et jusques à sa boue. Mais il a ses défauts, comme il a ses appas, Fatal au courtisan, le roy n'y venant pas ; Avec que sûreté nul ne s'y peut conduire : Trop loin de son salut pour être au rang des saints, Par les occasions de pécher et de nuire, Et pour vivre longtemps trop prés des médecins. Isaac de BENSERADE | (E) Rien n'égale Paris ; ... On s'y montre, on s'y cache, on y plaide, on y joue ; On y rit, on y pleure, on y meurt, on y nait : Dans sa diversité tout amuse, tout plait, Jusque à son tu ... |
![]() | Paris - le Louvre et la Tour Montparnasse | Paris - le Louvre et la Tour Montparnasse (E) ... |
![]() | de l'Etoile à la Défense | de l'Etoile à la Défense (E) ... |
![]() | la butte Montmartre et les toits de Paris | la butte Montmartre et les toits de Paris (E) ... |
![]() | vue du LouvreParis - le Louvre et Notre Dame | vue du Louvre (E) Paris - le Louvre et Notre Dame ... |
![]() | ... ma vieille aiguille, rougie Aux fournaises d'un ciel de feu, Prend des pâleurs de nostalgie Dans cet air qui n'est jamais bleu. ... aujourd'hui, pilier profane Entre deux fontaines campé, Je vois passer la courtisane Se renversant dans son coupé. ... Théophile GAUTIER (1811-1872) L'obélisque de Paris Sur cette place je m'ennuie, Obélisque dépareillé ; Neige, givre, bruine et pluie Glacent mon flanc déjà rouillé ; Et ma vieille aiguille, rougie Aux fournaises d'un ciel de feu, Prend des pâleurs de nostalgie Dans cet air qui n'est jamais bleu. Devant les colosses moroses Et les pylônes de Luxor, Près de mon frère aux teintes roses Que ne suis-je debout encor, Plongeant dans l'azur immuable Mon pyramidion vermeil Et de mon ombre, sur le sable, Écrivant les pas du soleil ! Rhamsès, un jour mon bloc superbe, Où l'éternité s'ébréchait, Roula fauché comme un brin d'herbe, Et Paris s'en fit un hochet. La sentinelle granitique, Gardienne des énormités, Se dresse entre un faux temple antique Et la chambre des députés. Sur l'échafaud de Louis seize, Monolithe au sens aboli, On a mis mon secret, qui pèse Le poids de cinq mille ans d'oubli. Les moineaux francs souillent ma tête, Où s'abattaient dans leur essor L'ibis rose et le gypaëte Au blanc plumage, aux serres d'or. La Seine, noir égout des rues, Fleuve immonde fait de ruisseaux, Salit mon pied, que dans ses crues Baisait le Nil, père des eaux, Le Nil, géant à barbe blanche Coiffé de lotus et de joncs, Versant de son urne qui penche Des crocodiles pour goujons ! Les chars d'or étoilés de nacre Des grands pharaons d'autrefois Rasaient mon bloc heurté du fiacre Emportant le dernier des rois. Jadis, devant ma pierre antique, Le pschent au front, les prêtres saints Promenaient la bari mystique Aux emblèmes dorés et peints ; Mais aujourd'hui, pilier profane Entre deux fontaines campé, Je vois passer la courtisane Se renversant dans son coupé. Je vois, de janvier à décembre, La procession des bourgeois, Les Solons qui vont à la chambre, Et les Arthurs qui vont au bois. Oh ! dans cent ans quels laids squelettes Fera ce peuple impie et fou, Qui se couche sans bandelettes Dans des cercueils que ferme un clou, Et n'a pas même d'hypogées A l'abri des corruptions, Dortoirs où, par siècles rangées, Plongent les générations ! Sol sacré des hiéroglyphes Et des secrets sacerdotaux, Où les sphinx s'aiguisent les griffes Sur les angles des piédestaux ; Où sous le pied sonne la crypte, Où l'épervier couve son nid, Je te pleure, ô ma vieille Égypte, Avec des larmes de granit ! | (E) ... ma vieille aiguille, rougie Aux fournaises d'un ciel de feu, Prend des pâleurs de nostalgie Dans cet air qui n'est jamais bleu. ... aujourd'hui, pilier profane Entre deux fontaines campé, |
![]() | Paris - sous l'arche du carrousselQuand le Soleil du soir parcourt les Tuileries Et jette l’incendie aux vitres du château, Je suis la Grande Allée et ses deux pièces d’eau Tout plongé dans mes rêveries ! Et de là, mes amis, c’est un coup d’oeil fort beau De voir, lorsqu’à l’entour la nuit répand son voile, Le coucher du soleil, - riche et mouvant tableau, Encadré dans l’arc de l’Etoile ! Gérard de Nerval, Odelettes | Paris - sous l'arche du carroussel (E) Quand le Soleil du soir parcourt les Tuileries Et jette l’incendie aux vitres du château, Je suis la Grande Allée et ses deux pièces d’eau Tout plongé dans mes rêveries ! Et ... |
![]() | Paris - l'axe Etoile Défense depuis le CarrouselQuand le Soleil du soir parcourt les Tuileries Et jette l’incendie aux vitres du château, Je suis la Grande Allée et ses deux pièces d’eau Tout plongé dans mes rêveries ! Et de là, mes amis, c’est un coup d’oeil fort beau De voir, lorsqu’à l’entour la nuit répand son voile, Le coucher du soleil, - riche et mouvant tableau, Encadré dans l’arc de l’Etoile ! Gérard de Nerval, Odelettes | Paris - l'axe Etoile Défense depuis le Carrousel (E) Quand le Soleil du soir parcourt les Tuileries Et jette l’incendie aux vitres du château, Je suis la Grande Allée et ses deux pièces d’eau Tout plongé dans mes rêveries ! Et ... |
![]() | tour Eiffel - vue du dessous | tour Eiffel - vue du dessous (E) ... |
![]() | Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine. Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine Guillaume Apollinaire La Seine a de la chance Elle n'a pas de souci Elle se la coule douce Le jour comme la nuit Et elle sort de sa source Tout doucement, sans bruit... Sans sortir de son lit Et sans se faire de mousse, Elle s'en va vers la mer En passant par Paris. La Seine a de la chance Elle n'a pas de souci Et quand elle se promène Tout au long de ses quais Avec sa belle robe verte Et ses lumières dorées Notre-Dame jalouse, Immobile et sévère Du haut de toutes ses pierres La regarde de travers Mais la Seine s'en balance Elle n'a pas de souci Elle se la coule douce Le jour comme la nuit Et s'en va vers le Havre Et s'en va vers la mer En passant comme un rêve Au milieu des mystères Des misères de Paris Jacques Prevert | (E) Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine. Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les ... |
![]() | Palais du Trocadéro vu de la Tour Eiffel | Palais du Trocadéro vu de la Tour Eiffel (E) ... |
![]() | ceremonie sous l'arc de Triomphe | ceremonie sous l'arc de Triomphe (E) ... |
![]() | été sur le Champ de marsParis - pelouses du Champ de mars | été sur le Champ de mars (E) Paris - pelouses du Champ de mars ... |
![]() | Paris - petit carrousel pont du Trocadéro | Paris - petit carrousel pont du Trocadéro (E) ... |
![]() | Paris - tour Eiffel européenne | Paris - tour Eiffel européenne (E) ... |
![]() | garden-partyPalais de l'Elysée, 14 juillet | garden-party (E) Palais de l'Elysée, 14 juillet ... |
![]() | IMG_0456 | IMG_0456 (E) ... |
![]() | Paris après l'orage | Paris après l'orage (E) ... |
![]() | .. En quelque endroit que j'aille, il faut fendre la presse D'un peuple d'importuns qui fourmillent sans cesse. L'un me heurte d'un Aïh dont je suis tout froissé ; Je vois d'un autre coup mon chapeau renversé. ... Boileau - les embarras de Paris Les embarras de Paris Qui frappe l'air, bon Dieu ! de ces lugubres cris ? Est-ce donc pour veiller qu'on se couche à Paris ? Et quel fâcheux démon, durant les nuits entières, Rassemble ici les chats de toutes les gouttières ? J'ai beau sauter du lit, plein de trouble et d'effroi, Je pense qu'avec eux tout l'enfer est chez moi : L'un miaule en grondant comme un tigre en furie ; L'autre roule sa voix comme un enfant qui crie. Ce n'est pas tout encor : les souris et les rats Semblent, pour m'éveiller, s'entendre avec les chats, Plus importuns pour moi, durant la nuit obscure, Que jamais, en plein jour, ne fut l'abbé de Pure. Tout conspire à la fois à troubler mon repos, Et je me plains ici du moindre de mes maux : Car à peine les coqs, commençant leur ramage, Auront des cris aigus frappé le voisinage Qu'un affreux serrurier, laborieux Vulcain, Qu'éveillera bientôt l'ardente soif du gain, Avec un fer maudit, qu'à grand bruit il apprête, De cent coups de marteau me va fendre la tête. J'entends déjà partout les charrettes courir, Les maçons travailler, les boutiques s'ouvrir : Tandis que dans les airs mille cloches émues D'un funèbre concert font retentir les nues ; Et, se mêlant au bruit de la grêle et des vents, Pour honorer les morts font mourir les vivants. Encor je bénirais la bonté souveraine, Si le ciel à ces maux avait borné ma peine ; Mais si, seul en mon lit, je peste avec raison, C'est encor pis vingt fois en quittant la maison ; En quelque endroit que j'aille, il faut fendre la presse D'un peuple d'importuns qui fourmillent sans cesse. L'un me heurte d'un ais dont je suis tout froissé ; Je vois d'un autre coup mon chapeau renversé. Là, d'un enterrement la funèbre ordonnance D'un pas lugubre et lent vers l'église s'avance ; Et plus loin des laquais l'un l'autre s'agaçants, Font aboyer les chiens et jurer les passants. Des paveurs en ce lieu me bouchent le passage ; Là, je trouve une croix de funeste présage, Et des couvreurs grimpés au toit d'une maison En font pleuvoir l'ardoise et la tuile à foison. Là, sur une charrette une poutre branlante Vient menaçant de loin la foule qu'elle augmente ; Six chevaux attelés à ce fardeau pesant Ont peine à l'émouvoir sur le pavé glissant. D'un carrosse en tournant il accroche une roue, Et du choc le renverse en un grand tas de boue : Quand un autre à l'instant s'efforçant de passer, Dans le même embarras se vient embarrasser. Vingt carrosses bientôt arrivant à la file Y sont en moins de rien suivis de plus de mille ; Et, pour surcroît de maux, un sort malencontreux Conduit en cet endroit un grand troupeau de boeufs ; Chacun prétend passer ; l'un mugit, l'autre jure. Des mulets en sonnant augmentent le murmure. Aussitôt cent chevaux dans la foule appelés De l'embarras qui croit ferment les défilés, Et partout les passants, enchaînant les brigades, Au milieu de la paix font voir les barricades. On n'entend que des cris poussés confusément : Dieu, pour s'y faire ouïr, tonnerait vainement. Moi donc, qui dois souvent en certain lieu me rendre, Le jour déjà baissant, et qui suis las d'attendre, Ne sachant plus tantôt à quel saint me vouer, Je me mets au hasard de me faire rouer. Je saute vingt ruisseaux, j'esquive, je me pousse ; Guénaud sur son cheval en passant m'éclabousse, Et, n'osant plus paraître en l'état où je suis, Sans songer où je vais, je me sauve où je puis. Tandis que dans un coin en grondant je m'essuie, Souvent, pour m'achever, il survient une pluie : On dirait que le ciel, qui se fond tout en eau, Veuille inonder ces lieux d'un déluge nouveau. Pour traverser la rue, au milieu de l'orage, Un ais sur deux pavés forme un étroit passage ; Le plus hardi laquais n'y marche qu'en tremblant : Il faut pourtant passer sur ce pont chancelant ; Et les nombreux torrents qui tombent des gouttières, Grossissant les ruisseaux, en ont fait des rivières. J'y passe en trébuchant ; mais malgré l'embarras, La frayeur de la nuit précipite mes pas. Car, sitôt que du soir les ombres pacifiques D'un double cadenas font fermer les boutiques ; Que, retiré chez lui, le paisible marchand Va revoir ses billets et compter son argent ; Que dans le Marché-Neuf tout est calme et tranquille, Les voleurs à l'instant s'emparent de la ville. Le bois le plus funeste et le moins fréquenté Est, au prix de Paris, un lieu de sûreté. Malheur donc à celui qu'une affaire imprévue Engage un peu trop tard au détour d'une rue ! Bientôt quatre bandits lui serrent les côtés : La bourse ! ... Il faut se rendre ; ou bien non, résistez, Afin que votre mort, de tragique mémoire, Des massacres fameux aille grossir l'histoire. Pour moi, fermant ma porte et cédant au sommeil, Tous les jours je me couche avecque le soleil ; Mais en ma chambre à peine ai-je éteint la lumière, Qu'il ne m'est plus permis de fermer la paupière. Des filous effrontés, d'un coup de pistolet, Ébranlent ma fenêtre et percent mon volet ; J'entends crier partout: Au meurtre ! On m'assassine ! Ou : Le feu vient de prendre à la maison voisine ! Tremblant et demi-mort, je me lève à ce bruit, Et souvent sans pourpoint je cours toute la nuit. Car le feu, dont la flamme en ondes se déploie, Fait de notre quartier une seconde Troie, Où maint Grec affamé, maint avide Argien, Au travers des charbons va piller le Troyen. Enfin sous mille crocs la maison abîmée Entraîne aussi le feu qui se perd en fumée. Je me retire donc, encor pâle d'effroi ; Mais le jour est venu quand je rentre chez moi. Je fais pour reposer un effort inutile : Ce n'est qu'à prix d'argent qu'on dort en cette ville. Il faudrait, dans l'enclos d'un vaste logement, Avoir loin de la rue un autre appartement. Paris est pour un riche un pays de Cocagne : Sans sortir de la ville, il trouve la campagne ; Il peut dans son jardin, tout peuplé d'arbres verts, Recéler le printemps au milieu des hivers ; Et, foulant le parfum de ses plantes fleuries, Aller entretenir ses douces rêveries. Mais moi, grâce au destin, qui n'ai ni feu ni lieu, Je me loge où je puis et comme il plaît à Dieu. Boileau - les embarras de Paris (Satire VI) | (E) .. En quelque endroit que j'aille, il faut fendre la presse D'un peuple d'importuns qui fourmillent sans cesse. L'un me heurte d'un Aïh dont je suis tout froissé ; Je vois d'un autre coup mo ... |
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