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JAMAIS LE DIMANCHE, Jules Dassin, Jules Dassin 1960, Melina Mercouri (comique musical)@@


Insouciante, sexy et débordante de vie, Illya est la femme la plus radieuse du Pirée. Avec elle, les hommes sont au paradis. Et pour cause, Illya est une prostituée. Une professionnelle de l'amour qui vit selon sa fantaisie, se refusant aux hommes qui ne lui plaisent pas. Lorsque Homère, un intellectuel américain en visite au port du Pirée, rencontre Illya, il se met immédiatement en tête de l'arracher à son métier. Mais Illya va lui prouver sans tarder qu'elle n'est pas femme à renoncer à sa vie et à sa liberté
JAMAIS LE DIMANCHE, Jules Dassin, Jules Dassin 1960, Melina Mercouri (comique musical)@@ (E)
Insouciante, sexy et débordante de vie, Illya est la femme la plus radieuse du Pirée. Avec elle, les hommes sont au paradis. Et pour cause, Illya est une prostituée. Une professionnelle de l'amour qui vit selon sa fanta ...

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TAPAGE NOCTURNE, Catherine Breillat 1979


Solange a vingt-cinq ans. Jolie, libérée, elle se comporte avec les hommes en bonne féministe qu'elle est. Elle "consomme" donc, à la recherche du partenaire idéal. Solange a une fille dont elle parle souvent, mais qu'elle ne voit jamais. Elle a aussi un mari et un amant régulier, metteur en scène qui se satisfait de quelques heures avec elle sans oublier d'être généreux. C'est lui qui présente Solange à Bruno. Solange ne sait pas pourquoi, mais cet homme-là compte déjà dans sa vie.

LE MONDE
Catherine Breillat a écrit des romans (le premier à l'âge de dix-sept ans) et réalisé il y a quelques années un film " underground ". Tapage nocturne est sa première incursion dans le cinéma commercial, et c'est un film intéressant. Il correspond à une génération de gens qui ne se contentent plus de l'écriture et du livre, mais veulent à tout prix (ici, 3 millions de francs) le truchement des acteurs, de la mise en scène, de la caméra, pour raconter ce qui les possède. L'énergie qu'ils mettent dans une transposition qui n'en est pas vraiment une, mais qui éprouve la force de leur besoin d'expression, la sincérité avec laquelle ils exposent leur mal de vivre, rendent attachants, exaspérants aussi, ces nouveaux réalisateurs, ces nouvelles réalisatrices.

Comme il s'agit pour eux de rester le plus près possible d'eux-mêmes, et comme ils essaient malgré tout de créer des personnages attrayants, cinématographiques et vraisemblables, leurs films sont pleins d'informations : sur un univers mental, sur un milieu. Les protagonistes de Tapage nocturne parlent comme les jeunes Parisiens parlent aujourd'hui dans les sphères artistiques ou para-artistiques (ils sont réalisateurs, producteurs, acteurs). Ils parlent beaucoup, de façon littéraire, et leurs dialogues sont empruntés aux films de la nouvelle vague, ceux de Godard, surtout. Il est curieux de les voir revenir au cinéma, comme transcription de la réalité et non plus comme création.

Le mérite de Catherine Breillat est cependant d'avoir fait la part belle à l'irréalité pour traduire le désordre des passions. Solange, l'héroïne (Dominique Laffin), évolue dans une nuit intemporelle et constante ; on ne sait pas ce qu'elle fait le jour, ni comment elle peut avoir autant d'amants à la fois. On est rendu sensible au tourbillon qui l'emporte et la perd ; le morcellement de sa personnalité est visualisé, servi par la faiblesse même du scénario, son côté répétitif, sans évolution.

Solange est mariée à un homosexuel dont elle a une fille qu'on ne verra pas. Elle couche avec n'importe qui et ne dort avec personne, tombe finalement amoureuse d'un type bizarre (Bertrand Bonvoisin) qui ne se déshabille jamais. Solange se livre à ses caprices, à sa tyrannie. Chacun d'entre eux a besoin d'absolu, chacun s'exaspère de ne pas trouver chez l'autre ce qu'il exige, et, à force de ne pas trouver de lieux pour s'aimer, ils perdent en eux le moyen de se retrouver.

Catherine Breillat impose à Dominique Laffin un jeu un peu fou, trop proche de celui qu'elle avait dans La femme qui pleure de Jacques Doillon. Bertrand Bonvoisin est mieux parce qu'il intrigue. Les autres, Joe Dallessandro, par exemple, font des apparitions inutiles. Dans tout cela, il n'y a pas de tendresse, pas de réflexion, beaucoup de violence ; et le plaisir du spectateur, c'est une autre histoire.

CLAIRE DEVARRIEUX.
TAPAGE NOCTURNE, Catherine Breillat 1979 (E)
Solange a vingt-cinq ans. Jolie, libérée, elle se comporte avec les hommes en bonne féministe qu'elle est. Elle "consomme" donc, à la recherche du partenaire idéal. Solange a une fille dont elle ...

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TAPAGE NOCTURNE, Gerard Cuq 1998, Ingrid Chauvin


Exaspérée par sa voisine Hélène, Claire se connecte à son minitel et envoie un inconnu chez elle. Le lendemain, Hélène est retrouvée morte. Le psychiatre de la jeune femme est alors arrêté. Se sentant responsable de sa mort, Claire met tout en oeuvre pour retrouver le coupable et faire innocenter le médecin.
TAPAGE NOCTURNE, Gerard Cuq 1998, Ingrid Chauvin (E)
Exaspérée par sa voisine Hélène, Claire se connecte à son minitel et envoie un inconnu chez elle. Le lendemain, Hélène est retrouvée morte. Le psychiatre de la jeune femme est alors ar ...

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WORLD TRADE CENTER, Oliver Stone 2006, Nicolas Cage Michael Pena (histoire catastrophe)@@


Policiers new-yorkais, John McLoughlin et Will Jimeno débutent cette belle journée du 11 septembre 2001 par leurs tâches routinières. Soudain, un appel à toutes les unités retentit dans leur radio : deux avions de ligne se sont écrasés sur le World Trade Center. Rapidement sur les lieux, McLoughlin et Jimeno décident de s'introduire dans les tours jumelles afin de venir en aide aux personnes prises dans l'incendie qui ravage le sommet des gratte-ciel. N'écoutant que leur courage, ils organisent tant bien que mal l'évacuation des occupants de l'immeuble. C'est alors qu'un terrible grondement se fait entendre au-dessus de leurs têtes. La tour dans laquelle ils se trouvent s'effondre...

TELERAMA
Une histoire profondément humaine ou d’un conformisme ennuyeux ? Oliver Stone divise.

POUR : puissant et mésuré
Ils n’ont rien vu de l’effondrement des Twin Towers – et on n’en verra pas beaucoup plus qu’eux. Ils n’étaient même pas dans les tours, mais dans un bâtiment adjacent, dont la structure s’est pliée comme un château de cartes à mesure que s’écroulait le monument visé par les terroristes. Eux, c’est une poignée de flics new-yorkais, précipités en hâte et dans l’impréparation la plus totale pour évacuer les premières victimes de l’attentat du 11 Septembre. Des sauveteurs qu’il s’agit désormais de sauver, emprisonnés qu’ils sont dans un entrelacs de béton et d’acier, entre feu et poussière, plus ou moins gravement blessés, plus ou moins conscients. Bientôt, il n’en reste que deux, symboles du melting-pot américain : l’Irlandais, joué par Nicolas Cage, et le latino, joué par Michael Pena.

Le film d’Oliver Stone ne raconte que ça : l’histoire vraie, minuscule et capitale, de deux types coincés en enfer de métal, et qu’on essaie d’arracher à la mort. Une goutte d’eau dans l’océan du 11 Septembre, et ses innombrables conséquences dramatiques, psychologiques, géopolitiques. Un peu court ? Justement. On comprend ce qu’il y a de paradoxal à recommander un film au nom de ce qu’il n’est pas, des pièges qu’il évite, mais World Trade Center est une œuvre qui, vu son sujet, est étonnamment mesurée et modeste.

On n’y voit nulle bannière étoilée, et on n’y entend pas l’hymne américain repris en chœur, les seules paroles de vengeance sont prononcées par un type qu’on a pris soin de nous présenter comme un semi-taré belliciste ; il n’y a pas non plus – et c’est un choix éminemment politique de la part du cinéaste – la reconstitution de la chute des tours en effets spéciaux numériques. Pas de « spectacularisme » facile, et le patriotisme n’a pas encore sa place à l’instant où se déroule le film : pas question d’axe du Mal, mais de l’humain, rien que de l’humain, et l’exaltation d’une chaîne de solidarité. Quant à la scène qu’on va beaucoup commenter, celle où le flic latino voit, par deux fois, Jésus lui apparaître, ce n’est pas un message prosélyte, mais la vision subjective du personnage, le reflet exact d’une foi du charbonnier, qu’il ne s’agit pas de juger.

Une histoire d’aujourd’hui
Le récit alterne la survie des flics pris au piège et l’inquiétude grandissante de leurs familles, qui attendent des nouvelles des portés disparus. Il y a d’un côté une puissance visuelle indéniable – images quasi abstraites de visages minéralisés dans les gravats, secousses telluriques dès que l’environnement immédiat se modifie sous le poids des décombres –, de l’autre une puissance émotionnelle, celle du cinéma hollywoodien qui sait précisément jouer avec les émotions du spectateur, tirer les larmes quand il le faut, ce qui n’est pas forcément un reproche.


Comme dans ses précédents films, Oliver Stone marche sur la corde raide des grands mythes américains : ici, l’héroïsme individuel (comme dans un vieux John Ford, un des deux flics propose de se faire amputer séance tenante si ça peut accélérer le sauvetage de son copain) et l’importance de la famille dans la vie communautaire. Ces notions sont ambiguës : elles ont forgé une démocratie, bien avant d’être détournées par la frange la plus conservatrice de l’Amérique d’aujourd’hui. Ne pas se tromper : Oliver Stone a juste raconté, à l’ancienne, une histoire d’aujourd’hui, en tâchant d’y retrouver ce qui fait la spécificité d’un pays qu’il aime, et dont on a tant aimé le cinéma. — Aurélien Ferenczi

CONTRE : Vide et paresseux
Vol 93, de Paul Greengrass, était la première « fiction » de cinéma à porter explicitement sur les attentats du 11 Septembre. Reconstitution hyperréaliste du vécu des passagers d’un des avions détournés, c’était aussi un film vide de toute interprétation des faits. Radicalement neutre, le nez dans les commandes de l’appareil. Un simulateur très performant de catastrophe aérienne, mais rien d’autre.

Dans un genre on ne peut plus différent (la grosse production avec vedette), World Trade Center témoigne du même mutisme face à un trauma peut-être trop récent : Oliver Stone lui non plus n’a rien à dire. Il colle autant qu’il peut à une histoire particulière. Circonscrit le champ de la représentation avec une timidité inhabituelle chez lui. Illustre sans ajout ni retrait la mésaventure vraie de deux flics coincés sous les gravats et donc inconscients des événements : ils pourraient aussi bien être deux spéléologues bloqués sous terre après un éboulement de terrain. C’est un choix, mais exécuté en l’occurrence avec paresse et conformisme. Du côté des victimes comme de celui de leurs familles, les partitions sont standards jusqu’à l’ennui, déjà jouées dans des dizaines de films américains où la survie d’un héros en mauvaise passe nourrit le suspense. « Si jamais j’y reste, pourvu qu’elle appelle le bébé Alicia comme elle le voulait tellement. » « Qu’il revienne ou non, j’appellerai le bébé Cecilia comme il le désirait tant. » Etc.

Seule portée symbolique qu’Oliver Stone accorde in extremis à la catastrophe : elle a montré de quel héroïsme le peuple américain – flics, sauveteurs, anonymes – est décidément capable. Après quelques films « indirects » ou métaphoriques sur le 11 Septembre comme La Guerre des mondes, de Spielberg, pleins de désarroi et d’inquiétude, marche arrière toute : retour au satisfecit national comme au bon vieux temps. World Trade Center suggère au fond que rien n’a changé en Amérique, mais n’en tire matière à aucune réflexion critique, seulement un motif d’espérance pour le moins forcé et hasardeux.— Louis Guichard
WORLD TRADE CENTER, Oliver Stone 2006, Nicolas Cage Michael Pena (histoire catastrophe)@@ (E)
Policiers new-yorkais, John McLoughlin et Will Jimeno débutent cette belle journée du 11 septembre 2001 par leurs tâches routinières. Soudain, un appel à toutes les unités retentit dans leur radio : ...