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L HOMME AU CHEVAL BLANC, Francis Meletzky 2026



L HOMME AU CHEVAL BLANC, Francis Meletzky 2026
(taille reelle)
L HOMME AU CHEVAL BLANC, Francis Meletzky 2026 (20260921) voir sur GOOGLE MAP
Tandis qu'en raison du dérèglement climatique les tempêtes s'enchaînent sur les côtes d'Allemagne du Nord, on retrouve un matin, sur la plage, le corps sans vie de l'intendant chargé des digues auprès de la protection du littoral. Avant son infarctus, l'homme avait cru voir un cheval blanc émerger des eaux. Son remplaçant, Hauke, constate l'ampleur des dégâts : la digue a été abîmée et l'eau s'infiltre sur les polders, ces terrains gagnés sur la mer au fil des siècles. Si rien n'est fait, son village sera bientôt englouti par les eaux. Une idée folle le saisit : plutôt que d'être forcé au départ, pourquoi ne pas s'allier à la mer, et créer une ville flottante sur le lac de retenue situé derrière les polders ?

TELERAMA
Ce thriller écologique en Allemagne du Nord, gagnée par la montée des eaux, pose les bonnes questions, mais y répond avec une grande maladresse.

Lecture obligatoire pour des générations d’écoliers allemands, L’Homme au cheval blanc, de Theodor Storm (1888), a fait l’objet de plusieurs adaptations au cinéma, en raison de ses problématiques, ramenées aux idéologies successives (nazie, marxiste, libérale) : la relation de l’homme à la nature, la question de l’espace vital, la figure du chef ou la critique du pouvoir. Le voilà transposé à notre époque, pour évoquer le dérèglement climatique, toujours à travers le personnage de Hauke, un jeune climatologue.

Face à la montée des eaux qui menace son village côtier d’Allemagne du Nord, le projet visionnaire qu’il soumet aux habitants très conservateurs du littoral manque de pédagogie et provoque l’hostilité. Ce conflit culmine dans un finale apocalyptique. Avec peu de moyens, la mise en scène joue de manière répétitive sur les vagues qui — tels les chevaux de Neptune — se déchaînent contre les digues, les volées d’oiseaux, comme des avertissements silencieux, et l’apparition mystérieuse et symbolique d’un cheval blanc. C’est intrigant, mais trop peu face au didactisme des situations et la balourdise de la direction d’acteurs.