Par sa grande beauté, Claire fait tourner les têtes et les cœurs. Sa belle-mère Maud ne le supporte pas et tente alors de l'assassiner. Par miracle, Claire échappe à la mort grâce à un homme étrange qui l'accueille chez lui dans sa ferme. Les hommes du village succombent tous au charme de la jeune femme. Innocente jusque là, Claire découvre qu'elle a des désirs et qu'elle a envie de les vivre. Elle s'en donne à cœur joie et devient un véritable bourreau des cœurs. Mais lorsque Maud apprend que sa rivale est toujours en vie, elle se met à sa recherche afin de terminer ce qu'elle a commencé et éliminer définitivement Claire...
TELERAMA
Lou de Laâge en belle orpheline, Isabelle Huppert en marâtre… Le célèbre conte est revisité de manière ludique et plaisamment désuète.
Après le calvaire de nonnes polonaises en 1945 (Les Innocentes) et l’émancipation sociale tourmentée d’un fils du prolétariat (Marvin), Anne Fontaine se tournait vers la légèreté avec cette comédie coquine, qui revisite le conte fameux des frères Grimm. Soit Claire, une orpheline dont la beauté suscite l’extrême jalousie de sa belle-mère, Maud (Isabelle Huppert), gérante richissime d’un palace, qui tente de l’éliminer. Claire est sauvée in extremis au cœur d’une forêt par un homme un peu fruste (Damien Bonnard), qui la recueille dans sa bâtisse mystérieuse. Une nouvelle vie, de plaisir et de joie, commence pour celle qui étouffait sans s’en rendre compte. Cette héroïne à la fois pure et sexuée, Lou de Laâge, solaire, l’incarne avec une grâce naturelle. Le pastiche, frais, ludique, un peu désuet, se regarde sans déplaisir.
Anne Fontaine loue une forme d’érotisme libre et généreux. Nulle guerre des sexes, nul rapport de pouvoir ou de domination — les messieurs sont timides ou fragiles. Quant à la marâtre castratrice, la réalisatrice lui accorde une place de choix, surtout dans une séquence de danse proche du duel, donnant l’impression que la reine déchue va croquer sa proie et la dévorer toute crue.
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