Du haut de ses 80 ans, Gabrielle de Miremont, grande bourgeoise catholique, semble inatteignable. Puis, un matin, un gendarme vient lui annoncer la mort de son fils tant aimé, le père Pierre-Marie. Le monde s'écroule. Cet effondrement prend pourtant racine un mois plus tôt, à la suite d'un article paru dans la presse révélant une affaire de prêtres pédophiles dans la région.
TELERAMA
Confrontée aux crimes sexuels de son fils, le long chemin d’une mère vers l’accepation. Un téléfilm courageux, porté par Marie-Christine Barrault.
La riche octogénaire Gabrielle de Miremont, fervente catholique, chérit son fils Pierre-Marie, prêtre de la paroisse. Charismatique et aimé des fidèles, Pierre-Marie est pourtant l’objet de révélations accablantes qui paraissent dans le journal local : après trois décennies de silence, un homme, sous couvert d’anonymat, y témoigne des viols que le curé lui a fait subir enfant. Le monde de Gabrielle s’écroule. Refusant d’abord de regarder la vérité en face, puis de plus en plus gagnée par le doute, elle va tenter de se rapprocher d’Hadrien, un père de famille qu’elle devine être la victime de Pierre-Marie.
Sur le sujet particulièrement délicat à traiter des violences sexuelles sur mineurs au sein de l’Église catholique, ce téléfilm courageux s’en tire très bien. Même si le scénario suit un cours relativement prévisible, la puissance émotionnelle de certaines scènes finit par emporter le spectateur. Marie-Christine Barrault, en mère rongée par le remords et la honte, est remarquable. Tout comme l’émouvant Xavier Robic, très juste en victime qui parvient enfin poser les mots sur ce qu’il a vécu.