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DARLING CHERIE, John Schlesinger 1965, Julie Christie, Dirk Bogarde (thriller sentimental)@@
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Célèbre mannequin, épouse d'un millionnaire italien, Diana Scott s'ennuie à mourir. A l'occasion d'une interview, elle se souvient de son parcours. Elle était encore très jeune, mais déjà très belle, quand, ayant terminé ses études, elle épousa Tony Bridges, pour le quitter peu après, déçue par son inexpérience. Son premier grand amour fut Robert Gold, un journaliste qui n'hésita pas à quitter femme et enfants pour refaire sa vie avec elle. Peut-être aurait-elle vieilli à ses côtés si elle n'avait pas rencontré Miles Brand, un homme d'affaires plein d'assurance, brillante incarnation de ses propres ambitions...

TELERAMA
Petrite pochade qui se veut politique mais reste sur la surface des frasques d’une écervelée ambitieuse. Les acteurs, eux, sont épatants.

Quatre ans avant de réaliser son chef-d’œuvre, Macadam Cowboy, John Schlesinger signait son troisième film, chronique d’une madame Bovary en plein Swinging London mâtinée de Rastignac du showbiz. Diane devient top-modèle grâce à Robert le journaliste (Dirk Bogarde, magistral), puis actrice par l’entremise de Miles le communiquant mondain, et altesse en se mariant au prince Cesare… Dans un beau noir et blanc très contrasté (façon Nouvelle Vague, ici anglaise), le réalisateur suit son héroïne et épouse sa nonchalance… jusqu’à nous bercer quelque peu. Diane est si évaporée, si inconséquente qu’on a du mal à s’attacher à elle. Julie Christie défend pourtant son personnage, surtout dans les scènes de révolte, moins dans celles où elle doit montrer son ennui. Les trois hommes qu’elle rencontre sont autant de facettes du mâle : l’amant romantique, le séducteur provoquant et le seigneur altier. Et tous partagent le même défaut : une fois la proie ferrée, ils s’en détournent et la laissent seule. Peu à peu, Diane comprend le tragique de sa situation, qui nous est exposé de façon frontale quand elle décide d’avorter. Scène très forte, surtout en 1965. Les films de Schlesinger sont politiques (Un dimanche pas comme les autres, Marathon Man…), celui-ci est encore trop timide dans son discours. Mais il se révèle déjà un formidable directeur d’acteurs et actrices.

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