HAUT LES COEURS, Solveig Anspach 1998, Karin Viard, Laurent Lucas (sante cancer)@@
Alors qu'elle attend un bébé, Emma apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Faisant fi de l'avis de son ami, Simon, et des avertissements du chirurgien, elle décide de garder l'enfant, coûte que coûte. Une cancérologue de Villejuif lui propose une solution conforme à son choix. Commencent alors les séances de chimiothérapie, la chute de cheveux et la fatigue. Emma se voit obligée de cesser ses activités. Son frère s'éloigne, effrayé par cette maladie. Simon continue à la soutenir, tant bien que mal. Emma se bat contre la mort, parvient au huitième mois de sa grossesse et accouche par césarienne d'une petite fille, Juliette...
TELERAMA
Alors qu’elle est enceinte, Emma apprend qu’elle a un cancer du sein. Elle décide de garder l’enfant tout en se soigant. Inspiré de sa propre histoire, un film sobre et fort de Sólveig Anspach.
Emma attend un enfant. Elle le voulait. Son compagnon, Simon, pas vraiment. Ils s’engueulent. Peut-être même se quitteraient-ils si Emma, un jour, ne sentait une petite boule dans l’un de ses seins… Ce n’est pas un film qui rassure, non, mais qui assure que l’impossible doit être tenté. Toujours. À un futur papa qui, dans une salle d’attente, prône devant elle les charmes de l’accouchement naturel, Emma, excédée, lance cette formule qui, de toute évidence, se veut la morale du film : « Je remercie la science et j’emmerde la nature. »
On retrouve cette ardeur dans la mise en scène. Venue du documentaire, Sólveig Anspach sait qu’un détail précis en dit plus qu’un long discours. Cette même ardeur, on la retrouve chez Emma, qu’interprète Karin Viard. Ce qu’elle réussit à exprimer, c’est la lente progression de son personnage vers la lumière. Emma la cherche. Et soudain, elle est là, qui l’envahit. Dans la chambre stérile où elle continue à se battre pour sa vie, dans une clarté qui évoque un reflet d’éternité.