![]() | Amerigo Vespucci donne son nom aux nouvelles terres découvertes par Christophe ColmbAmerigo Vespucci (ou Americo Vespucci)1, né le 9 mars 14542 à Florence, dans la république du même nom et mort le 22 février 1512 à Séville en Castille, est un navigateur florentin qui travailla au service du Royaume de Portugal et de la Couronne de Castille. Il est considéré comme le premier européen à comprendre que les terres découvertes par Christophe Colomb faisaient partie d'un nouveau continent ; c'est pour cette raison que le cartographe Martin Waldseemüller, dans son planisphère de 1507 utilisa le nom d'« America » en son honneur comme appellation pour le Nouveau Monde. L'histoire souvent fantaisiste et contradictoire de ses voyages l'indique comme une des figures les plus controversées de l'ère des Grandes découvertes. Amerigo Vespucci (ou Americo Vespucci)1, né le 9 mars 14542 à Florence, dans la république du même nom et mort le 22 février 1512 à Séville en Castille, est un navigateur florentin qui travail ... |
![]() | Magellan franchit le detroit qui portera son nom entre l'Atlantique et le PacifiqueLe détroit de Magellan est un passage maritime situé au sud de l'Amérique entre le continent au nord et la Terre de feu et le cap Horn au sud. Le détroit est le plus grand et le plus important passage naturel entre les océans Atlantique et Pacifique. Ferdinand Magellan devint le premier Européen à naviguer le détroit en 1520 dans son objectif de rejoindre les Moluques par l'ouest. La traversée du détroit eut lieu du 21 octobre au 27 novembre[1]. Antonio Pigafetta décrit la découverte du Pacifique dans la relation qu'il fit de ce voyage : « Tantôt après, nous envoyâmes un bateau bien fourni de gens et de vivres pour découvrir le cap de l'autre mer. Lesquels demeurèrent, à y aller et venir, trois jours, et nous dirent qu'ils avaient trouvé le cap, et la mer grande et large. Dont le capitaine-général, de joie qu'il eut, commença à pleurer et donna à ce cap le nom de cap de Désir, comme une chose bien désirée et de longtemps requise. » Le détroit de Magellan est un passage maritime situé au sud de l'Amérique entre le continent au nord et la Terre de feu et le cap Horn au sud. Le détroit est le plus grand et le plus important passage naturel ent ... |
![]() | Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du roi de FranceJacques Cartier, est un navigateur et explorateur malouin. Auteur de cartes ayant permis l'apparition du golfe du Saint-Laurent sur les représentations du globe, Cartier, par ses Relations, est le premier Européen à décrire et nommer ces eaux, leurs rives et leurs habitants, et le territoire visité qu'il nomme Canada. Jacques Cartier, est un navigateur et explorateur malouin. Auteur de cartes ayant permis l'apparition du golfe du Saint-Laurent sur les représentations du globe, Cartier, par ses Relations, est le premier Européen à d&e ... |
![]() | les Français commencent à s'implanter en Acadie (Canada)L'histoire de l'Acadie française débute officiellement en 1604 lorsque le Français Pierre Dugua de Mons fonde la colonie, à l'île Sainte-Croix ; la colonie est déplacée à Port-Royal, dû aux conditions hostiles. L'arrivée des Européens change complètement le mode de vie des Amérindiens alors qu'un certains métissage a lieu avec les Acadiens, en plus d'une influence culturelle réciproque. L'Acadie soufre dès sa fondation de sa position stratégique entre le Canada et la Nouvelle-Angleterre. En plus des guerres civiles entre seigneurs, les attaques britanniques culminent par la conquête en 1710, officialisée par le traité d'Utrecht en 1713. L'Acadie anglaise est le nom donné à la période suivante. L'histoire de l'Acadie française débute officiellement en 1604 lorsque le Français Pierre Dugua de Mons fonde la colonie, à l'île Sainte-Croix ; la colonie est déplacée à Port-Royal, d& ... |
![]() | Les protestants de Cévennes prennent les armes ; c'est le début de la révolte des Camisards qui sera maîtrisée en 1705La guerre des Cévennes ou guerre des Camisards est un soulèvement de paysans protestants dans les Cévennes et Bas-Languedoc sous le règne de Louis XIV. Le soulèvement a pour origine la révocation de l'édit de Nantes en 1685 qui provoqua les premiers troubles qui durèrent jusqu'en 1711. Mais les combats furent particulièrement nombreux de septembre 1702 à avril 1704. Les Camisards étaient des protestants français (huguenots) de la région des Cévennes, en France, qui ont mené une insurrection contre les persécutions qui ont suivi la Révocation de l'Édit de Nantes en 1685. De 1685 à 1700, le petit peuple protestant est lentement passé de la résignation à la révolte, et tous ses pasteurs ayant été exécutés ou mis en fuite, il se retrouve sans leaders. La place des pasteurs est alors prise par des "inspirés", prophètes sans formation qui appellent parfois ouvertement à la révolte violente. La Guerre des Cévennes éclate en 1702, avec les affrontements de plus en plus importants jusqu'en 1704, puis une lutte moindre jusqu'en 1710 avant une paix définitive en 1715. Il est établi qu'après la Guerre des Cévennes les autorités furent soucieuses d'éviter de rallumer une telle guerre et modérèrent la répression anti-religieuse. De nombreux anciens camisards revenus à une vision plus pacifique des choses contribuèrent à partir de 1715 au rétablissement progressif d'un protestantisme toujours illégal et clandestin mais désormais bien organisé sous la conduite d'Antoine Court et de pasteurs itinérants revenus dans le pays8. La guerre des Cévennes ou guerre des Camisards est un soulèvement de paysans protestants dans les Cévennes et Bas-Languedoc sous le règne de Louis XIV. Le soulèvement a pour origine la révocation de ... |
![]() | Toulouse: Exécution de Jean CalasPendant les guerres de religion, l'exode des huguenots est massif et renforcé par la révocation de l'édit de Nantes qui en voit près de 200 000 fuir vers les pays protestants d'Europe. La révocation interdit pourtant sévèrement toute émigration. Ceux qui se résolvent à rester sont soumis à des lois sévères mais peu appliquées lorsqu'ils observent une extrême discrétion. C'est dans ce contexte que la ville de Toulouse compte en 1761 environ 50 000 catholiques et 200 calvinistes. L'intolérance envers les protestants se ravive à cette période à cause de la crise économique et de la Guerre de Sept Ans qui voit la France, alliée de l'Autriche et de la Russie, affronter des puissances protestantes (Prusse, Grande-Bretagne). Jean Calas, marchand d'étoffe et sa famille habitent au no 16 de la rue des Filatiers (aujourd'hui no 50), à Toulouse. Le 13 octobre 1761, son fils aîné, Marc-Antoine, est retrouvé étranglé dans la maison familiale. Le corps est découvert à 22 h après le souper, qui réunissait à l'étage le père et la mère Calas, les deux fils Marc-Antoine et Pierre et un invité de passage, Gaubert Lavaisse. Ses parents évoquent le crime d'un inconnu. Immédiatement appelés sur les lieux, les médecins constatent que la cravate de Marc-Antoine masque les marques d'une double strangulation. Meurtre ou suicide par pendaison ? Toujours est-il que les Calas, l'invité Gaubert et la servante Jeanne Viguière, bonne catholique, sont accusés du meurtre. L'attitude de la famille est, en effet, suspecte, car celle-ci reconnaît, après trois jours d'interrogatoire à l’hôtel de ville, avoir détaché Marc-Antoine pour camoufler le suicide et éviter ainsi à ce dernier qu'il ne subisse le traitement alors infligé aux suicidés, « être traîné sur la claie » tirée par un cheval (cadavre traîné face contre terre à travers la ville ou la campagne sous les lazzis de la population, puis jeté aux ordures). Mais les Calas, de confession protestante, sauf l'un des fils, Louis, converti au catholicisme et affilié à la Confrérie de pénitents blancs, continuent à pratiquer leur foi. Convaincu par des rumeurs de voisinage alléguant la volonté de Marc-Antoine de choisir réellement la religion catholique et accusant son père de l'avoir assassiné afin qu'il ne se convertisse pas, le capitoul (c'est-à-dire l'officier municipal de Toulouse) David de Beaudrigue exige un complément d'enquête. Face au manque de preuves pour établir la culpabilité de Jean Calas, le procureur du roi Charles Laganne publie le 17 octobre 1761 un monitoire à fin de révélations. Dans ce contexte d'appel aux témoins, on aurait admis les ouï-dire comme quarts de preuves et les ragots comme huitièmes de preuves. Selon certains auteurs, les juges, faute de mieux, additionnent les signes, adminicules (indices légers) et présomptions, privilégiant la preuve conjecturale à la preuve testimoniale. Pour l'historien de la justice, Benoît Garnot, par contre, il s'agit là d'une caricature de la justice d'Ancien Régime : Jean Calas, sa femme et son fils Pierre sont interrogés à plusieurs reprises2,7. Le 18 novembre 1761, après délibération, le tribunal des capitouls les condamne à la préparatoire ordinaire et extraordinaire mais la famille Calas interjette appel de cette sentence. Par le verdict en appel du parlement de Toulouse le 10 mars 1762, Jean Calas est condamné « à être rompu vif, à être exposé deux heures sur une roue, après quoi il sera étranglé et jeté sur un bûcher pour y être brûlé ». Par une indulgence de dernière minute, le juge lui a accordé un retentum, clause prévoyant son étranglement après deux heures d'exposition sur la roue afin d'abréger le supplice. Il subit au préalable la question ordinaire et extraordinaire (« pour tirer de lui l'aveu de son crime, complices et circonstances »), une longue séance de torture, mais n'avoue rien. Il clame son innocence. Roué vif Place Saint-Georges, Jean Calas est étranglé puis brûlé deux heures plus tard. Condamné au bannissement à perpétuité, Pierre, un autre fils de Jean Calas, s'exile dans la ville calviniste de Genève, où il rencontre Voltaire, qui a déjà été informé de l'affaire par le riche négociant marseillais Dominique Audibert. Le philosophe croit d'abord l'accusation fondée, et rédige, dans un premier temps, une lettre incendiaire sur Jean Calas. Mais, convaincu par Pierre de son innocence, il forme par la suite un groupe de pression avec ses amis, et utilise son ironie corrosive pour que justice soit faite. Afin d'obtenir la révision du procès, Voltaire publie, en 1763, l'ouvrage Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas, tandis que la famille obtient un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Après deux ans d'instruction, le Conseil du roi casse l'arrêt du Parlement de Toulouse le 4 juin 1764 pour vice de procédure et renvoie l'affaire devant le tribunal des Requêtes pour qu'il soit statué au fond. Le 9 mars 1765, celui-ci rend, en dernier ressort, un arrêt réhabilitant la mémoire de Jean Calas, et acquittant tous les autres accusés. Le Parlement de Toulouse refusera toujours de revenir sur son jugement, et tiendra cet arrêt de réhabilitation pour nul et non avenu. Le capitoul est destitué le 25 février 1765 et se suicide peu après. Le procès de Calas a été inséré dans les causes célèbres. Il a fourni à Marie-Joseph Chénier, à Jean-Louis Laya et à Auguste-Jacques Lemierre d'Argy le sujet de drames populaires. Athanase Coquerel a publié en 1858 Jean Calas et sa famille. Pendant les guerres de religion, l'exode des huguenots est massif et renforcé par la révocation de l'édit de Nantes qui en voit près de 200 000 fuir vers les pays protestants d'Europe. La révocation interd ... |