![]() | AWAKE, Joby Harold 2007, Hayden Christensen, Jessica Alba (thriller)Souffrant d'une grave maladie cardiaque, Clay Beresford doit être opéré au plus vite. Pour ce jeune héritier d'une riche famille new-yorkaise, c'est un risque à prendre à la veille de ce qui s'annonce pour lui comme une nouvelle vie : il doit non seulement prendre les commandes de la société de feu son père, mais encore épouser la belle Sam Lockwood. Mis en confiance par sa fiancée, Clay accepte l'opération. Un éminent spécialiste mènera l'intervention. Mais alors que l'anesthésie s'est déroulée normalement, Clay revient à lui. Paralysé, il ne parvient pas à communiquer avec le chirurgien. Avec effroi, il découvre qu'un odieux complot est en train de se jouer... Souffrant d'une grave maladie cardiaque, Clay Beresford doit être opéré au plus vite. Pour ce jeune héritier d'une riche famille new-yorkaise, c'est un risque à prendre à la veille de ce qui s'annonc ... |
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| BODYBUILDER, Roschdy Zem 2013, Vincent Rottiers, Yolin François Gauvin (societe)@@Un matin, à Lyon, Antoine Morel, 20 ans, se fait réveiller par Luigi et sa bande, à qui il doit pas mal d'argent. En sursis pour neuf fois, il ne peut contacter la police. Sa mère et son frère aîné, Fred, lassés de ses petits trafics, lui conseillent d'aller se mettre au vert chez son père, Vincent, à Saint-Étienne. TELERAMA Du Loach à la française, avec la révélation de ce corps étranger qu’est Yolin François Gauvin. Après Mauvaise Foi et Omar m’a tuer, Roschdy Zem cinéaste propose à nouveau un sujet fort, marqué du sceau de la différence. Bodybuilder débute pourtant en terrain archi balisé. Antoine, 20 ans, traficote ici et là et s’attire des ennuis. Sa mère et son grand frère, qui en ont marre, décident de l’expédier chez son père, qu’il connaît à peine. Celui-ci, biceps et pectoraux surdimensionnés, gère une salle de musculation et s’entraîne dur en vue d’un concours de bodybuilding, dans la catégorie vétéran… Antoine (et nous avec) voit d’abord son père comme un superman de supérette. L’habileté du cinéaste est de déjouer vite tout sarcasme en créant de la fascination et de l’empathie pour le personnage. Soulèvement de fonte, engagement physique constant, régime drastique, absorption de médocs en tout genre : Roschdy Zem décrit les techniques, les recettes plus ou moins tolérées, les rites d’une communauté, tout un pan méconnu du culturisme. L’effort, le travail, l’endurance, voilà ce que le fiston récalcitrant, au fil de la cohabitation forcée, assimile peu à peu. En clair, il trouve chez papa un cadre, un modèle, mais en creux, de manière indirecte. L’originalité du film tient à la distance, à la pudeur, toujours maintenue entre eux : une relation à la fois touchante et rocambolesque, pimentée d’épisodes cocasses. Comme cette expédition punitive menée vers la fin, qui n’est pas sans rappeler un épisode de Looking for Eric, de Ken Loach. Du Loach à la française. Voilà comment pourrait se résumer ce film qui suscite un attachement immédiat. Un matin, à Lyon, Antoine Morel, 20 ans, se fait réveiller par Luigi et sa bande, à qui il doit pas mal d'argent. En sursis pour neuf fois, il ne peut contacter la police. Sa mère et son frère aîn&ea ... |
![]() | FAME, Alan Parker 1980, Maureen Teefy, Gene Anthony Ray (musical)@@Comme chaque année, la New York City High School for the Performing Arts, prestigieux lycée public qui, au cœur de Manhattan, prépare aux métiers de la scène (musique, danse et théâtre), auditionne sans pitié ses futures recrues. TELERAMA Au-delà des chorégraphies kitsch de l’ère pré-aérobique, cette chronique de trois années d’études au sein d’une école d’élite impitoyablement exigeante est une immersion durement réaliste avec des thèmes toujours brûlants. Plusieurs histoires se chevauchent et s'interpénètrent dans ce scénario, qui décrit l'apprentissage et les efforts terribles d'une promotion de candidats acteurs-danseurs-chanteurs. Cela se passe dans une école spécialisée de New York. La sélection est sévère. La ténacité, l'arrivisme, le talent, le découragement, le dépassement de soi, le trac sont autant de qualités et de défauts qui feront les excellentes vedettes de demain. Le mythe du grand spectacle est au cœur de ce film, qui est lui-même un grand spectacle. On y suit alternativement et presque simultanément l'itinéraire de très jeunes candidats - et candidates - vers la gloire. C'est, comme on dit, un « univers impitoyable ». L'entraînement est dur. Les sentiments existent, mais il est préférable de les refréner. L'alternance de cruauté et de tendresse, d'eau de rose et de vitriol fait de ce film musical une vraie « comédie dramatique » (expression qui n'a pas grand sens dans son acception habituelle). La mise en scène est musclée, le scénario à incidences multiples, remarquablement tricoté, les jeunes interprètes, surdoués. Ce divertissement de qualité dépasse la notion de divertissement. Il évoque, allégoriquement, l'apprentissage de la vie. Comme chaque année, la New York City High School for the Performing Arts, prestigieux lycée public qui, au cœur de Manhattan, prépare aux métiers de la scène (musique, danse et théâtre), ... |
![]() | HEUREUX GAGNANTS, Maxime Govare et Romain Choay 2024, Audrey Lamy, Fabrice Eboué (comique)@Une chance sur 19 millions. Plus de probabilités d'être frappé par une météorite que de gagner au loto. Pour ces heureux gagnants, le rêve va rapidement se transformer en cauchemar, et leur vie va voler en éclat dans un spectaculaire feu d'artifices de comédie noire et de sensations fortes. TELERAMA Tous vainqueurs de plusieurs millions d’euros, des gagnants du loto voient vite leurs espoirs de vie de rêve se transformer en véritable cauchemar. Comment gagner au loto... Et tout perdre. Tel est le prétexte d’une collection de mini-contes moraux dont l’énormité gomme hélas la noirceur : du père de famille qui finit absurdement en prison au trio de terroristes que la chance fait, littéralement, exploser, en passant par une bande de gagnants « maudits », cette comédie à sketchs vise un humour grinçant à la Dino Risi, mais se perd dans l’épais fiel de la farce et une surcharge de gags indigestes. Une chance sur 19 millions. Plus de probabilités d'être frappé par une météorite que de gagner au loto. Pour ces heureux gagnants, le rêve va rapidement se transformer en cauchemar, et leur vie va vol ... |
![]() | IL NE FAUT JURER DE RIEN, Eric Civanyan 2004, Gérard Jugnot, Jean Dujardin, Melanie Doutey (comique)@Paris, juillet 1830. Valentin se perd dans l'alcool, le jeu, les femmes. Il ne croit pas en la vie et surtout pas en l'amour. Son oncle Van Buck ne croit qu'aux vertus de l'argent et du commerce. Irrité par les extravagances de son neveu, Van Buck veut lui faire épouser Cécile, la jeune fille de la baronne de Mantes... TELERAMA Un débauché romantique fait le pari de séduire une demoiselle noble en moins de deux jours. Adaptation académique de Musset. Jean Dujardin fait des cabrioles mais peine à donner du charme à son personnage. 1830. Pour parfaire son image de marque, le riche drapier Van Buck marie son neveu Valentin à une jeune fille noble. Mais ledit neveu regimbe : noceur éperdu, désabusé, il fait de son consentement l’enjeu d’un pari. Cette luxueuse (et libre) adaptation de l’œuvre d’Alfred de Musset peine, de rodomontades en cavalcades académiques, de gags approximatifs en envolées maladroites, à trouver son rythme. Plus boute-en-train qu’oiseau de nuit, Jean Dujardin, semble déplacé dans son rôle de débauché romantique, aux côtés d’un Gérard Jugnot plus à l’aise, lui, en grippe-sou « de Funesque ». Paris, juillet 1830. Valentin se perd dans l'alcool, le jeu, les femmes. Il ne croit pas en la vie et surtout pas en l'amour. Son oncle Van Buck ne croit qu'aux vertus de l'argent et du commerce. Irrité par les extravagances de son n ... |
![]() | J IRAI DORMIR A HOLLYWOODLe globe-trotteur Antoine de Maximy a décidé de partir à la découverte des Etats-Unis. Non sans fascination, il filme les routes serpentant à perte de vue, les paysages grandioses, les métropoles, les communautés vivant coupées de tout. D'est en ouest, il voyage à pied, en stop, en taxi, en bus et à vélo. Considéré comme un original, il visite New York, Miami, La Nouvelle-Orléans et Las Vegas. En chemin, il croise des hommes et des femmes qui l'accueillent avec hospitalité. Antoine de Maximy constitue, comme à son habitude, une singulière galerie de portraits. Une fois sur la côte Ouest, il espère se faire inviter pour la nuit par une star hollywoodienne... Le globe-trotteur Antoine de Maximy a décidé de partir à la découverte des Etats-Unis. Non sans fascination, il filme les routes serpentant à perte de vue, les paysages grandioses, les métropoles, l ... |
![]() | JULIE EN 12 chapitres, Joachim Trier 2021, Renate Reinsve, Anders Danielsen Lie (comique sentimental)@@Julie, âgée de trente ans, est instable. Elle passe de la médecine à des études de psychologie. Elle s'essaie ensuite à la photographie, avec le soutien de sa mère, étonnée, mais très compréhensive, pour finalement travailler dans une librairie. C'est une jeune femme sympathique, alerte, qui refuse d'avoir des enfants et la routine. Elle fréquente Aksel, un dessinateur à succès de 45 ans qui aimerait devenir parent avec elle. Julie rencontre Eivind, son futur amant lors d'une soirée de mariage alcoolisé où elle s'est incrustée sans connaître personne. Elle quitte Aksel pour Eivind, en espérant une fois de plus de donner un nouveau sens à sa vie... TELERAMA Les joies, les lubies et les amours d’une trentenaire aussi solaire que mélancolique. Une comédie romantique et poétique, qui ne manque pas de mordant. Avec la révélation Renate Reinsve, lauréate du prix d’interprétation féminine en 2021 à Cannes. Allant et grâce poétique. Ce sont les qualités premières de cette comédie romantique et littéraire. La Julie du titre est dépeinte à travers douze chapitres, comme dans un roman. Douze moments qui englobent plusieurs années de son existence, autour de la trentaine. Dans le prologue, on apprend que la demoiselle était dans sa jeunesse une étudiante brillante, qui a suivi des études de médecine puis, insatisfaite, a changé de branche, en voulant devenir psychologue. Avant de changer à nouveau pour se lancer dans la photographie. Une pointe d’ironie filtre, laissant deviner une touche-à-tout qui papillonne, ne sachant pas exactement ce qu’elle veut. C’est à la fois vrai et faux. Les facettes de Julie sont multiples. Joachim Trier fait d’elle un portrait psychologique et sentimental subtil, à travers son travail, ses liens de famille et surtout deux histoires d’amour successives. Le film est parfois mordant, proche de la satire sociologique. Mais il s’attache surtout à explorer la vie intérieure de Julie. Un être de contradictions. Qui brave la pression sociale l’astreignant à être mère mais peine à s’accomplir. Qui a du talent dans l’écriture mais renonce à le capitaliser. Un personnage solaire et mélancolique, indissociable de Renate Reinsve, révélation pleine de sensualité, Prix d’interprétation à Cannes, qu’on ne se lasse pas de suivre dans ses déambulations, à travers le temps et la ville aérée d’Oslo. Captivant et fluide, Julie (en 12 chapitres) bascule dans son dernier tiers, offrant soudain une partition plus grave. Joachim Trier se refuse pourtant à toute noirceur, préférant se tourner du côté d’une sagesse qui n’a rien de mièvre. Bien malin qui peut dire à la fin si le trajet de Julie aboutit à une forme de gâchis. Ou à l’épanouissement discret et neuf d’un dandysme au féminin. Julie, âgée de trente ans, est instable. Elle passe de la médecine à des études de psychologie. Elle s'essaie ensuite à la photographie, avec le soutien de sa mère, étonnée, mais ... |
![]() | L HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE, John Ford 1962, John Wayne, James Stewart (western)@@Le sénateur Ransom Stoddard a fait le déplacement pour assister à l'enterrement de Tom Doniphon. Interrogé par les journalistes sur les raisons de sa présence à la cérémonie, il raconte son arrivée dans l'ouest. Sauvagement battu par le bandit Liberty Valance, le jeune juriste Stoddard fut alors pris en amitié par Tom Doniphon. Ce dernier lui enseigna la seule loi qui prévaut dans la région : celle des colts. TELERAMA La photo est un écrin noir et blanc pour une distribution éblouissante. L’un des meilleurs westerns de John Ford. Ce John Ford est accessoirement connu pour la fameuse sentence : « Quand la légende prime les faits, on imprime la légende. » C’est par le vieux sénateur que la légende a glorifié que nous apprendrons les faits. Mais ce faux suspense vient seulement enfoncer le clou. L’essentiel tient dans la confrontation de deux types d’hommes de l’Ouest. Ransom Stoddard (James Stewart) est un jeune juriste fébrile qui ne cesse d’agiter, tel un chiffon blanc, la vertu des lois. Tom Doniphon (John Wayne) incarne, lui, la force tranquille, taciturne, efficace. Ford prend un malin plaisir à féminiser le premier, réduit, en attendant son heure, à faire la plonge en tablier dans le restau du coin. Wayne est, comme d’habitude, blindé de virilité. C’est pourtant lui qui va craquer en voyant la rivalité amoureuse qui se noue autour de la belle Hallie tourner à son désavantage. Chez Ford, rien n’est jamais aussi simple qu’on pourrait le croire au premier coup d’œil. L’opposition des deux figures, de leur gestuelle, de leur langage, suffirait à faire le film. S’y ajoutent un noir et blanc au piqué superbe et une galerie de seconds rôles gratinée, Lee Marvin en tête, qui joue Liberty Valance avec délectation, aussi brutal et sans merci que son nom est élégant. Le sénateur Ransom Stoddard a fait le déplacement pour assister à l'enterrement de Tom Doniphon. Interrogé par les journalistes sur les raisons de sa présence à la cérémonie, il racont ... |
![]() | LA REVANCHE DES CREVETTES PAILLETEES, Cédric Le Gallo et Maxime Govare 2021, Nicolas Gob, Michaël Abiteboul (moeurs homo)Alors que les "Gay Games" de Tokyo approchent à grands pas, les Crevettes pailletées préparent activement leur participation aux compétitions de water-polo. Après des heures d'entraînement, Matthias, Cédric, Joël et consorts embarquent à bord d'un avion en direction du Japon. Malheureusement, le voyage subit un imprévu qui les force à séjourner dans une zone reculée de Russie, où l'homosexualité est vue d'un très mauvais oeil par des locaux pour le moins rustres. En attendant de rejoindre sa destination, le groupe fait contre mauvaise fortune bon coeur et se plie aux dérangeantes coutumes et traditions locales... TELERAMA L’équipe de water-polo 100 % gay (ou presque) est bloquée en terrain homophobe. Un deuxième volet un peu plus fin, mais sans idée de mise en scène. Dans les premières Crevettes pailletées (2019), un nageur vaguement homophobe était condamné à entraîner une équipe de water-polo entièrement constituée de jeunes gays. Ici, la troupe doit accueillir un homo qui ne s’assume pas, faire face aux mensonges des uns et des autres, survivre à une escale dans un hôtel de Russie, où il vaut mieux être hétéro. Au-delà du vertige lié au fait que le tournage a eu lieu en Ukraine il y a quelques mois, ce nouveau volet présente l’intérêt de complexifier le propos, avec un scénario centré sur l’homophobie et la difficulté d’être soi-même. C’est plus intéressant, assez drôle, mais il reste deux écueils : les brusques virages vers le drame sont mal négociés, et surtout, il y a trop peu d’idées visuelles. Alors que les "Gay Games" de Tokyo approchent à grands pas, les Crevettes pailletées préparent activement leur participation aux compétitions de water-polo. Après des heures d'entraînement, ... |
![]() | ON L APPELLE TRINITA, Enzo Barboni 1870, Terence Hill, Bud Spencer (western)@Au cours d'un vagabondage nonchalant, Trinita a la surprise de retrouver son frère, Bambino, qu'il croyait en prison. En fait, celui-ci est devenu shérif d'une petite localité, ce qui ne l'empêche pas de poursuivre ses activités malhonnêtes. Bambino est très intéressé par les chevaux du major Harriman, qui possède le plus grand ranch de la région. Le major est en fait une belle canaille qui souhaite chasser la paisible colonie de mormons qui s'est installée, avec ses troupeaux, sur les terres les plus fertiles de la vallée voisine. Devant la mesquinerie de Harriman, Trinita décide de prendre fait et cause pour les mormons... Au cours d'un vagabondage nonchalant, Trinita a la surprise de retrouver son frère, Bambino, qu'il croyait en prison. En fait, celui-ci est devenu shérif d'une petite localité, ce qui ne l'empêche pas de poursuivr ... |
![]() | RUPTURE POUR TOUS, Eric Capitaine 2016n Benjamin Lavernhe, Elisa Erka (comique)@Mathias Lonisse, créateur de la société Love is dead, est un artisan de la séparation amoureuse. Il est mandaté pour rompre à la place de celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, préfèrent s'éviter cette tâche bien souvent pénible et délicate. Mathias assume parfaitement son métier et effectue chaque mission avec un grand sens du professionnalisme, jusqu'au jour où maman décide de quitter papa. Mathias Lonisse, créateur de la société Love is dead, est un artisan de la séparation amoureuse. Il est mandaté pour rompre à la place de celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, pré ... |
![]() | SALES GOSSES, Frédéric Quiring 2016,Thomas Solivérès, Tanya Lopert (comique)Comme son père en son temps, Alexandre va travailler comme moniteur de colonies de vacances durant l'été. Selon son père, c'est la meilleure façon de rencontrer des filles. Cependant, à cause d'une erreur d'affectation, Alex va devoir s'occuper de personnes âgées qui s'avèrent être un groupe de sales gosses plutôt turbulents. TELERAMA Pour son premier long métrage, le comédien Frédéric Quiring imaginait un jeune moniteur en Bretagne, entouré de seniors grossiers et/ou érotomanes. Balourd, vulgaire à souhait et même pas marrant Prenez Nos jours heureux (2006), le film de colo d’Eric Toledano et Olivier Nakache. Remplacez les gamins turbulents par des seniors. Voici Sales gosses, premier long métrage du comédien Frédéric Quiring. Soit l’histoire d’un jeune homme (Thomas Solivérès, vu récemment dans Mon Poussin) qui, à son corps défendant, se retrouve mono pour un séjour organisé type troisième âge. En vacances, les adultes restent des enfants : c’est la seule idée du scénario, martelée ad nauseam. Sur la côte bretonne, le héros s’occupe de sept vieux tendance grossiers et/ou érotomanes, interprétés par quelques grands noms du cinéma : Carmen Maura (la boulimique), Liliane Rovère (la grincheuse), Albert Delpy (le lubrique) et Jacques Boudet (l’amateur de vannes grasses). Pour les comédiens, l’infantilisation est totale. Le film aurait sans doute dû privilégier un comique plus physique, en montrant les différentes activités des vacanciers, comme le karting, évoqué au cours d’une discussion. Hélas, il se contente d’enchaîner paresseusement les répliques à sous-texte sexuel, plus « fines » les unes que les autres, quand la vulgarité n’apparaît pas directement à l’écran – le pénis dessiné au marqueur sur la figure d’une pensionnaire. On songe, par moments, aux comédies navrantes des années 1970-1980, façon Max Pécas ou Philippe Clair. Sales gosses en est la version 2017, grand public et politiquement correcte – les vieux corps « floutés » dans la scène du supermarché naturiste. Comme son père en son temps, Alexandre va travailler comme moniteur de colonies de vacances durant l'été. Selon son père, c'est la meilleure façon de rencontrer des filles. Cependant, à cause d'une ... |
![]() | SOLEIL ROUGE, Terence Young 1971, Charles Bronson, Ursula Andress (western)@En 1870, en Arizona, Sakagushi, l'ambassadeur du Japon, se rend en train à Washington pour prendre ses fonctions. Menée par un certain Gosh, une bande de hors-la-loi attaque le train et s'empare d'une cargaison d'or et d'un sabre de grande valeur que Sakagushi souhaitait offrir au président des Etats-Unis en signe d'amitié. L'ambassadeur a une semaine devant lui pour retrouver le sabre, sans quoi il se verra contraint de se faire seppuku, pour avoir failli à sa tâche. Il charge Kuroda, un valeureux samouraï, de mettre la main sur le précieux objet. Un des lieutenants de Gosh, abandonné par ses compagnons au cours de l'opération, va l'aider dans ses recherches... TELERAMA Réalisé en Espagne par le père cinématographique de James Bond. Des stars venues de tous les horizons. En 1871, le premier ambassadeur du Japon se rend à Washington par le train. Celui-ci est attaqué par une bande de hors-la-loi... Soleil rouge a été réalisé en Espagne par le père cinématographique de James Bond, et mis en images par le plus grand chef opérateur français (Henri Alekan). Des stars venues de tous horizons se partagent la vedette et font juste ce qu'on leur demande. À l'arrivée, un film d'aventures comme tant d'autres, puisant dans les clichés du western (plutôt spaghetti) et la tradition du film de samouraïs. En 1870, en Arizona, Sakagushi, l'ambassadeur du Japon, se rend en train à Washington pour prendre ses fonctions. Menée par un certain Gosh, une bande de hors-la-loi attaque le train et s'empare d'une cargaison d'or et d'un sa ... |
![]() | SPIRIT OF THE BLOOD, Carly May Borgstrom 2023, Summer H. Howell, Sarah-Maxine RacicotRevenue avec sa famille dans le village natal de son père, la jeune Emmerson y découvre une communauté très pieuse, gouvernée par l'omniprésent pasteur Carl. Au lycée, elle se lie d'amitié avec la rebelle Delilah, qui vit avec sa mère, brisée et alcoolique, dans un mobile-home. Quand une autre adolescente est retrouvée morte, les deux inséparables entreprennent de lutter contre les mauvais esprits qui, selon elles, l'auraient tuée, en explorant leur propre part sombre pour mieux l'éliminer. Mais alors qu'elles se livrent secrètement à des rituels en forêt, le mal rôde. Intuitions et imaginaire... SENS CRITIQUE Il ne se passe pas grand chose malheureusement. L'auteure essaie de dresser un parallèle symbolique entre le monstre/la bête et ces jeunes filles qui se découvrent. C'est pas idiot mais c'est pas très bien géré et on se retrouve souvent avec des pertes de rythme ; de plus l'auteure ajoute quelques sous thèmes (le père instable) pas assez exploités. Le final est sympa mais semble déconnecté du reste. Revenue avec sa famille dans le village natal de son père, la jeune Emmerson y découvre une communauté très pieuse, gouvernée par l'omniprésent pasteur Carl. Au lycée, elle se lie d'amiti&eac ... |