BANDIT, Allan Ungar 2022, Mel Gibson (policier)@ ()
En 1984, Gilbert Galvan Jr s'évade d'une prison du Michigan. L'homme, qui a derrière lui un long passé de délinquance, parvient à passer la frontière canadienne. Là, il prend un nouveau nom, Robert Whiteman, et se présente désormais comme un spécialiste de la sécurité. Tout en menant une vie parallèle rangée avec Andrea Hudson, une assistante sociale, Galvan multiplie les braquages de banques et de bijouteries dans tout le pays sans commettre la moindre violence. Ce n'est que quand il décide de s'associer avec Tommy Kay, un caïd du milieu, en espérant réaliser un gros coup, qu'il attire l'attention de John Snydes, un policier obstiné...
TELERAMA
Recordman du nombre de braquages consécutifs au Canada, Gilbert Galvan Jr méritait son biopic. Un petit divertissement gentiment formaté.
C'est simple de braquer une banque. Vous mettez un faux nez, vous arrivez à la caisse, vous pointez un pistolet, vrai ou faux, sur la dame, vous lui demandez de remplir votre sac de billets. Pourquoi n’y a-t-on pas pensé plus tôt ? Pourquoi n’avons-nous jamais imité Gilbert Galvan Jr, recordman du nombre de braquages consécutifs au Canada (cinquante-neuf), dont Bandit est le biopic ?
Dans ce film, qui nous parvient directement à la télé sans être passé par nos salles, il est un grand enfant qui aime se déguiser et faire des farces. Longtemps tout se passe à merveille, on s’amuse bien. Mais l’on sait qu’il y a toujours une maîtresse à chignon pour sonner la fin de la récréation, c’est inévitable. En l’occurrence, les maîtresses à chignon sont des policiers.
Subversif ? Non. Ce film est un divertissement bon marché, joli, assez drôle, convenu et formaté. Obsédé par l’idée d’être ludique, sympa et agréable, le réalisateur Allan Ungar a au moins l’honnêteté de ne jamais nous faire croire qu’il vise l’intelligence. L’idée n’est pas d’explorer le mensonge au sein d’un couple, la duplicité, le malaise identitaire d’un homme instable. Il s’agit simplement de gentiment divertir, et donc de faire du spectaculaire avec douceur : empiler les braquages rigolos. Les personnages, par conséquent, sont tous formidablement inconsistants, et l’on se surprend à éprouver de la compassion pour Mel Gibson, qui est coincé dans quelques scènes.
(edit IPTC)
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