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SALES GOSSES, Frédéric Quiring 2016,Thomas Solivérès, Tanya Lopert (comique)

Comme son père en son temps, Alexandre va travailler comme moniteur de colonies de vacances durant l'été. Selon son père, c'est la meilleure façon de rencontrer des filles. Cependant, à cause d'une erreur d'affectation, Alex va devoir s'occuper de personnes âgées qui s'avèrent être un groupe de sales gosses plutôt turbulents.

TELERAMA
Pour son premier long métrage, le comédien Frédéric Quiring imaginait un jeune moniteur en Bretagne, entouré de seniors grossiers et/ou érotomanes. Balourd, vulgaire à souhait et même pas marrant

Prenez Nos jours heureux (2006), le film de colo d’Eric Toledano et Olivier Nakache. Remplacez les gamins turbulents par des seniors. Voici Sales gosses, premier long métrage du comédien Frédéric Quiring. Soit l’histoire d’un jeune homme (Thomas Solivérès, vu récemment dans Mon Poussin) qui, à son corps défendant, se retrouve mono pour un séjour organisé type troisième âge.


En vacances, les adultes restent des enfants : c’est la seule idée du scénario, martelée ad nauseam. Sur la côte bretonne, le héros s’occupe de sept vieux tendance grossiers et/ou érotomanes, interprétés par quelques grands noms du cinéma : Carmen Maura (la boulimique), Liliane Rovère (la grincheuse), Albert Delpy (le lubrique) et Jacques Boudet (l’amateur de vannes grasses). Pour les comédiens, l’infantilisation est totale.

Le film aurait sans doute dû privilégier un comique plus physique, en montrant les différentes activités des vacanciers, comme le karting, évoqué au cours d’une discussion. Hélas, il se contente d’enchaîner paresseusement les répliques à sous-texte sexuel, plus « fines » les unes que les autres, quand la vulgarité n’apparaît pas directement à l’écran – le pénis dessiné au marqueur sur la figure d’une pensionnaire. On songe, par moments, aux comédies navrantes des années 1970-1980, façon Max Pécas ou Philippe Clair. Sales gosses en est la version 2017, grand public et politiquement correcte – les vieux corps « floutés » dans la scène du supermarché naturiste.