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COEXISTENCE MY ASS, Rachel Leah Jones, Rabab Haj Yahya 2025 (documentaire israel palestine)@@@

Talentueuse humoriste originaire de Jérusalem, Noam Shuster Eliassi aborde un thème délicat dans ce one woman show puisqu'elle choisit d'évoquer le conflit israélo-palestinien. Entre humour et chagrin, elle livre des vérités difficiles alors que la violence s'intensifie.

TELERAMA
magnifique portrait d’une humoriste israélienne, militante pour la paix et équilibriste hors pair
Militante et comique juive, Noam Shuster-Eliassi passe des tribunes de l’ONU aux planches du stand-up avec tout autant d’aisance et d’intelligence. Un film poignant suit le parcours impossible de cette femme. À voir sur Arte mercredi 25 mars, et sur Arte.tv.

Noam Shuster-Eliassi a grandi à Neve Shalom / Wahat as-Salam, un village bâti sur un no man’s land des hauteurs de Jérusalem après la guerre des Six Jours, où Juifs et Arabes apprennent la fraternité dès la maternelle. De cette enfance dans cette « oasis de la paix », elle a tiré une vocation militante et comique qui l’a menée de l’ONU à l’université de Harvard, laquelle l’a missionnée pour promouvoir le dialogue interconfessionnel et la « consolidation de la paix ». Comme une sinistre prémonition, elle a fini par appeler son one-woman-show Coexistence, mon cul.

C’est à l’aune de cette trajectoire singulière que ce documentaire d’utilité publique, tourné au long cours et rythmé par des extraits de son spectacle, construit le portrait d’une équilibriste. « Rassurez-vous, je suis là pour sept minutes, pas soixante-dix ans », lâche-t-elle sur scène dans un festival palestinien, devant un public hilare. Face à un auditoire occidental, elle se glisse dans la peau du spectateur déboussolé : « Est-elle juive, est-elle arabe, fait-elle partie du Mossad ? Devrais-je boycotter ce spectacle ? »

Le 7 octobre est venu briser cet équilibre précaire. Dès lors, le film bascule irrémédiablement : la satire virtuose cède à la sidération, aux insultes venues d’Israël, à l’école de son enfance incendiée. Et si l’espoir n’a jamais complètement déserté, ce qu’elle dit n’a plus rien d’une blague : « Mon but n’est pas d’unir les gens, c’est d’exprimer une résistance. »