POLLY ET MOI, John Hamburg 2004, Ben Stiller, Jennifer Aniston (comique)@
Reuben Feffer est l'homme le plus prudent et prévoyant au monde. Mais tous ses projets d'avenir méticuleusement planifiés se voient brusquement réduits à néant lorsqu'il surprend en pleine lune de miel sa femme dans les bras de son professeur de plongée. Sa rencontre avec la pétillante Polly, une ancienne camarade de classe, tombe à pic et l'entraîne bien loin de sa routine quotidienne dans un tourbillon d'aventures plus inattendues les unes que les autres...
TELERAMA
Sans aucune rétention, Ben Stiller (qui s’était déjà commis dans le pionnier “Mary à tout prix”) se lâche en toute liberté. Très caca-prout, donc très drôle.
Ben Stiller, couillon exemplaire, est sujet au « syndrome du côlon irritable », il ne peut donc pas manger épicé et est souvent pris de bruits intestinaux intempestifs. Sa vie se complique à partir du moment où il rencontre une jeune femme adepte des restaurants exotiques…
De Mary à tout prix (1998) à Les Femmes de ses rêves (2007), en passant par Polly et moi, Ben Stiller a peaufiné son personnage de loser adorable et pathétique, au corps incontrôlable, aux partenaires troublantes, mais pas toujours dans le bon sens. Dans une société américaine aseptisée, où les femmes sont de plus en plus parfaites, les manifestations corporelles, souvent violentes comme peuvent l’être des crises de vomi ou de diarrhée, deviennent des surgissements de vie, l’intrusion du réel dans le factice. Une sorte de libération, une manière exagérée de se laisser déborder. Et tant pis — tant mieux ? — si c’est sale ! Cerise sur le gâteau : John Hamburg, scénariste du mémorable Zoolander, invente le concept de « péchier » auquel Philip Seymour Hoffman, dans un second rôle magnifique, apporte une profondeur quasi poétique.