Pour les voyageurs du monde entier, l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull est un coup dur. Pour Alain et Valérie, c’est une catastrophe. Car pour arriver à temps dans le petit village de Grèce où se marie leur fille, ce couple de divorcés, qui se voue l’un l’autre une détestation sans borne, va être amené par la force des choses à prendre la route ensemble.
TELERAMA
Deux ex-époux qui se haïssent doivent rejoindre la Grèce, où se marie leur fille. Leurs mésaventures seraient sympas si on parvenait à éprouver une connivence avec les personnages. Mais non, ces gens hargneux et rosses sont odieux.
Erreur, funeste erreur ! Généralement, les couples de cinéma qui s’engueulent pour mieux se réconcilier nous deviennent proches par leur charme et leur entrain : Cary Grant et Katharine Hepburn dans L’Impossible Monsieur Bébé, Jean-Paul Belmondo et Françoise Dorléac dans L’Homme de Rio. Un scénario imbécile fait des héros d’Alexandre Coffre d’insupportables casse-pieds : ils justifient la question de l’irrésistible chanson de Marie-Paule Belle : « Mais où est-ce qu’on les enterre ceux qui sont méchants ? »
Lui (Dany Boon) est un grimacier pleurard. Elle (Valérie Bonneton) cumule les fonctions d’emmerdeuse, d’emmerdante et d’emmerderesse. On pourrait espérer qu’au terme de ses aventures — l’éruption du volcan islandais Eyjafjamachinchose empêche le duo de rejoindre sa fille, qui se marie en Grèce — elle évoluerait. Mais non ! « Je t’emmerde ! » lance-t-elle à un brave vieil Albanais tout souriant qui lui demande gentiment son nom… Comment s’intéresser à une hystérique pareille et à son pénible conjoint ? Le réalisateur a beau multiplier poursuites et cascades (le film a coûté très, très cher, semble-t-il), rien n’y fait. On n’a pas envie d’être avec ces gens-là, on souhaite les oublier au plus vite, on rêverait même de ne jamais les avoir connus.