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THE IMMIGRANT, Charlie Chaplin 1917 (comique)@@@@

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Charlie Chaplin est sur un bateau avec d'autres immigrés à destination de New York. Pendant le voyage, il rencontre une jeune femme qui s'occupe de sa mère malade. Chaplin arrive à New York mais il n'a pas d'argent ni de travail.

TELERAMA
Onzième et avant-dernier court métrage réalisé en 1917 pour le studio Mutual, L’Emigrant était le préféré de Chaplin. Parce qu’il y réussissait pour la première fois le mélange harmonieux de burlesque, de chronique sociale et de mélodrame constitutif de ses chefs-d’œuvre à venir (La Ruée vers l’or, Les Lumières de la ville…).

Chaplin tourna d’abord la fin du film, la plus ouvertement comique : une pantomime chorégraphiée au millimètre dans un restaurant où le héros sans le sou est terrorisé par un serveur au physique d’ogre (le géant Eric Campbell, le « méchant » habituel des courts métrages de Charlot). Les gags sont tout aussi drôles dans la première partie à bord du bateau d’immigrants soumis à un roulis incessant, l’émotion en prime. Il y a la rencontre touchante du petit vagabond au grand cœur et de la jeune fille au visage de madone. Il y a, surtout, la vision bouleversante de ces exilés en quête du rêve américain, qui regardent émerveillés la statue de la Liberté… avant d’être parqués derrière une corde comme des animaux. Des images qui, depuis près d’un siècle, ont nourri la représentation de l’immigration dans le cinéma hollywoodien, de Kazan (America, America) à Coppola (Le Parrain 2), jusqu’à James Gray aujourd’hui (The Immigrant).