arpoma.com - Rep. / Data
(1103 sur 2080)   (liste)
◀◀     ◀     (1103 sur 2080)     ►     ►►


























(grand format)   (taille reelle) (loupe: alt+cmd+8)
LE PARRAIN 3, Francis Ford Coppola 1990, Al Pacino, Robert de Niro (saga)@@
A New York, à la fin des années 70. Michael Corleone est parvenu à reconvertir les nombreuses affaires de la "famille" dans des secteurs parfaitement légaux. Il a multiplié les dons à l'Eglise et s'est attiré les bonnes grâces de l'archevêque Gilday, directeur de la banque du Vatican. Gilday, au bout du rouleau, lui demande alors une forte avance. Michael accepte, en échange du contrôle d'une société immobilière dont le Vatican possède une part importante. Pendant ce temps, à Atlantic City, un gangster, Joey Zasa, fait exécuter de nombreux dignitaires de la mafia new-yorkaise. Michael ne doit la vie sauve qu'à l'intervention de Vincent, son neveu...

TELERAMA
Fin de cette superbe trilogie en forme d’opéra tragique. Michael Corleone, usé, passe le relais à un Andy Garcia sombre et magnétique. Pouvoir, trahison, religion, rédemption… La composition de Pacino demeure inoubliable.

New York, à la fin des années 1970. Pour Michael Corleone, héritier incontesté d'une dynastie de mafiosi, c'est l'âge des bilans. Depuis des années, il a renoncé aux activités sanglantes pour faire fructifier l'argent de sa famille dans des secteurs plus sûrs, comme la banque et l'immobilier. Au faîte de sa puissance, il cherche maintenant la consécration auprès de l'Eglise. Une rédemption est-elle possible ?

Crépusculaire et shakespearien, ce troisième et dernier volet de la célébrissime saga des Corleone n'est peut-être pas le meilleur, mais il reste de haute tenue. Eclairage plus politique et méditatif à la fois de l'histoire de la famille, il mêle la haute finance et les larmes, le sang et les alliances occultes, la religion et le pouvoir, en un mouvement symphonique, ample et magistral, synthétisé à travers l'opéra final. Etude d'une Amérique corrompue, mais aussi autoportrait à peine déguisé du cinéaste et de ses proches (sa propre fille joue dedans), la fresque a la densité d'une tragédie grecque. Coppola y décrit les rouages d'un capitalisme mafieux devenu incontrôlable, qui s'autogénère en engloutissant tout sur son passage, y compris les puissants. La mafia est dépassée par ce qu'elle a créé, même l'Église est contaminée. La respectabilité et le rachat sont devenus impossibles. Une page historique se tourne, mais mine de rien, à l'image du papy Corleone qui tombe sans bruit de sa chaise de jardin.