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    19680800 Kiel - semaines de la mer.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    on s’agite, on s’empresse.
    L’un, penché sur les ponts,
    aux câbles des sabords
    Enchaîne les foudres roulantes ;
    L’autre court, suspendu
    sur les vergues tremblantes,
    ...

    Casimir Delavigne - Les Messéniennes
    19680800 Kiel - semaines de la mer.jpg

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    ...
    on s’agite, on s’empresse.
    L’un, penché sur les ponts,
    aux câbles des sabords
    Enchaîne les foudres roulantes ;
    L’autre court, suspendu
    sur les vergues tremblantes,
    ...

    Casimir Delavigne - Les Messéniennes ... ...
    19680800 Kiel - semaines de la mer.jpg (nom fichier)

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    20050728 DSCF4955 lac de la thuile alignement.jpg  
    pays: ville: Savoie - lac de la Thuile - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    L'homme n'a point de port,
    le temps n'a point de rive ;
    Il coule, et nous passons !
    ...

    Lamartine - le lac

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    L'homme n'a point de port,
    le temps n'a point de rive ;
    Il coule, et nous passons !
    ...

    Lamartine - le lac
    ... ...
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    20060719Dscf0989a0002@@.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    C’est un cri répété
    par mille sentinelles,
    Un ordre renvoyé
    par mille porte-voix ;
    C’est un phare allumé
    sur mille citadelles,
    Un appel de chasseurs
    perdus dans les grands bois !
    ...

    Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

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    ...
    C’est un cri répété
    par mille sentinelles,
    Un ordre renvoyé
    par mille porte-voix ;
    C’est un phare allumé
    sur mille citadelles,
    Un appel de chasseurs
    perdus dans les grands bois !
    ...

    Charles Baudelair ... ...
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    20060720DSCF10790053@.JPG  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    Au-dessus des étangs,
    au-dessus des vallées,
    Des montagnes, des bois,
    des nuages, des mers,
    Par delà le soleil,
    par delà les éthers,
    Par delà les confins
    des sphères étoilées,
    ...

    Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

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    Au-dessus des étangs,
    au-dessus des vallées,
    Des montagnes, des bois,
    des nuages, des mers,
    Par delà le soleil,
    par delà les éthers,
    Par delà les confins
    des sphères étoilées,
    ...

    Charles Baud ... ...
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    20060720DSCF10870061 envol sur le menez-hom.jpg  
    pays: ville: envol sur le Menez Hom - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    Derrière les ennuis
    et les vastes chagrins
    Qui chargent de leur poids
    l'existence brumeuse,
    Heureux celui qui peut
    d'une aile vigoureuse
    S'élancer vers les champs
    lumineux et sereins ;
    ...

    Charles Baudelaire
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    Derrière les ennuis
    et les vastes chagrins
    Qui chargent de leur poids
    l'existence brumeuse,
    Heureux celui qui peut
    d'une aile vigoureuse
    S'élancer vers les champs
    lumineux et sereins ;
    ...

    Charles Baudelaire ... ...
    20060720DSCF10870061 envol sur le menez-hom.jpg (nom fichier)

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    20060720DSCF11700144@@.JPG  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    l’esquif
    en sa course brève
    File gaîment sur l’eau
    qui rêve.

    Paul Verlaine
    20060720DSCF11700144@@.JPG

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    l’esquif
    en sa course brève
    File gaîment sur l’eau
    qui rêve.

    Paul Verlaine ... ...
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    20060909DSCF25300031@.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    C’est là qu’il faut s’asseoir,
    c’est là qu’il faut entendre
    Les airs lointains d’un Cor
    mélancolique et tendre.
    Souvent un voyageur,
    lorsque l’air est sans bruit,
    De cette voix d’airain
    fait retentir la nuit ;
    ...

    Alfred de Vigny - le cor 1825


















    Que de fois, seul, dans l’ombre
    à minuit demeuré,
    J’ai souri de l’entendre,
    et plus souvent pleuré !
    Car je croyais ouïr
    de ces bruits prophétiques
    Qui précédaient la mort
    des Paladins antiques.

    C’est là qu’il faut s’asseoir,
    c’est là qu’il faut entendre
    Les airs lointains d’un Cor
    mélancolique et tendre.
    Souvent un voyageur,
    lorsque l’air est sans bruit,
    De cette voix d’airain
    fait retentir la nuit ;
    ...

    Alfred de Vigny - le cor 1825
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    C’est là qu’il faut s’asseoir,
    c’est là qu’il faut entendre
    Les airs lointains d’un Cor
    mélancolique et tendre.
    Souvent un voyageur,
    lorsque l’air est sans bruit,
    De cette voix d’airain
    fait ... ...
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    20060923DSCF25590001@@.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    Larges voiles au vent,
    ainsi que des louanges,
    La proue ardente et fière
    et les haubans vermeils,
    Le haut navire apparaissait,
    comme un archange
    Vibrant d’ailes qui marcherait,
    dans le soleil.
    ...

    Emile Verhaeren - Les forces tumultueuses



























    Larges voiles au vent, ainsi que des louanges,
    La proue ardente et fière et les haubans vermeils,
    Le haut navire apparaissait, comme un archange
    Vibrant d’ailes qui marcherait, dans le soleil.

    La neige et l’or étincelaient sur sa carène ;
    Il étonnait le jour naissant, quand il glissait
    Sur le calme de l’eau prismatique et sereine ;
    Les mirages, suivant son vol, se déplaçaient.

    On ne savait de quelle éclatante Norvège
    Le navire, jadis, avait pris son élan,
    Ni depuis quand, pareil aux archanges de neige,
    Il étonnait les flots de son miracle blanc.

    Mais les marins des mers de cristal et d’étoiles
    Contaient son aventure avec de tels serments,
    Que nul n’osait nier qu’on avait vu ses voiles,
    Depuis toujours, joindre la mer aux firmaments.

    Sa fuite au loin ou sa présence vagabonde
    Hallucinant les caps et les îles du Nord
    Et le futur des temps et le passé du monde
    Passaient, devant les yeux, quand on narrait son sort.

    Au temps des rocs sacrés et des croyances frustes,
    Il avait apporté la légende et les dieux,
    Dans les tabliers d’or de ses voiles robustes
    Gonflés d’espace immense et de vent radieux.
    ...
    Emile Verhaeren, Les forces tumultueuses
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    Larges voiles au vent,
    ainsi que des louanges,
    La proue ardente et fière
    et les haubans vermeils,
    Le haut navire apparaissait,
    comme un archange
    Vibrant d’ailes qui marcherait,
    dans le soleil.
    ...

    Emile Verhaeren - Les forces tumultueuses
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    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


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    On ne savait de quelle
    éclatante Norvège
    Le navire, jadis,
    avait pris son élan,
    Ni depuis quand, pareil
    aux archanges de neige,
    Il étonnait les flots
    de son miracle blanc.

    Emile Verhaeren
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    ...
    On ne savait de quelle
    éclatante Norvège
    Le navire, jadis,
    avait pris son élan,
    Ni depuis quand, pareil
    aux archanges de neige,
    Il étonnait les flots
    de son miracle blanc.

    Emile Verhaeren ... ...
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    20081110P1130857 midtown - tour chrysler.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    Heureux qui, comme Ulysse,
    a fait un beau voyage,
    Ou comme celui-là
    qui conquit la toison,

    Et puis est retourné,
    plein d’usage et raison,
    Vivre entre ses parents
    le reste de son âge !
    ...

    Joachim Du Bellay












    Heureux qui, comme Ulysse,
    a fait un beau voyage,
    Ou comme cestuy-là
    qui conquit la toison,
    Et puis est retourné,
    plein d’usage et raison,
    Vivre entre ses parents
    le reste de son âge !

    Quand reverrai-je, hélas,
    de mon petit village
    Fumer la cheminée,
    et en quelle saison
    Reverrai-je le clos
    de ma pauvre maison,
    Qui m’est une province,
    et beaucoup davantage ?
    Plus me plaît le séjour
    qu’ont bâti mes aïeux,
    Que des palais Romains
    le front audacieux,
    Plus que le marbre dur
    me plaît l’ardoise fine :
    Plus mon Loir gaulois,
    que le Tibre latin,
    Plus mon petit Liré,
    que le mont Palatin,
    Et plus que l’air marin
    la doulceur angevine.

    Joachim Du Bellay




    New-York - Daily-News building - hall d'accueil

    From 1929 to 1995, the Daily News was based in the landmark skyscraper at 220 East 42nd Street near Second Avenue, designed by John Mead Howells and Raymond Hood. The paper moved to 450 West 33rd Street in 1995, but the 42nd Street location is still known as The News Building and still features a giant globe and weather instruments in its lobby.
    20081110P1130857 midtown - tour chrysler.jpg

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    Heureux qui, comme Ulysse,
    a fait un beau voyage,
    Ou comme celui-là
    qui conquit la toison,

    Et puis est retourné,
    plein d’usage et raison,
    Vivre entre ses parents
    le reste de son âge !
    ...

    Joachim Du Bellay



    20081110P1130857 midtown - tour chrysler.jpg (nom fichier)

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    20090329p1150793 villard-reculas - sous la neige.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    l’automne a fait mourir l’été
    Dans le brouillard s’en vont
    des silhouettes grises

    Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
    20090329p1150793 villard-reculas - sous la neige.jpg

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    l’automne a fait mourir l’été
    Dans le brouillard s’en vont
    des silhouettes grises

    Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913 ... ...
    20090329p1150793 villard-reculas - sous la neige.jpg (nom fichier)

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    @ allemagne promenade dominicale.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    Des ballades d’Allemagne
    Qu’à travers ville et campagne,
    Et du fleuve à la montagne,
    Et des forêts au vallon,
    Un étalon
    ...

    Paul Verlaine, cauchemar
    @ allemagne promenade dominicale.jpg

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    ...
    Des ballades d’Allemagne
    Qu’à travers ville et campagne,
    Et du fleuve à la montagne,
    Et des forêts au vallon,
    Un étalon
    ...

    Paul Verlaine, cauchemar ... ...
    @ allemagne promenade dominicale.jpg (nom fichier)

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    P1000784@a.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    Qu’elle était belle, ma Frégate,
    Lorsqu’elle voguait dans le vent !
    Elle avait, au soleil levant,
    Toutes les couleurs de l’agate ;

    Ses voiles luisaient le matin
    Comme des ballons de satin ;
    Sa quille mince, longue et plate,
    Portait deux bandes d’écarlate
    ...

    Alfred de Vigny, Poèmes antiques et modernes











    Qu’elle était belle, ma Frégate,
    Lorsqu’elle voguait dans le vent !
    Elle avait, au soleil levant,
    Toutes les couleurs de l’agate ;
    Ses voiles luisaient le matin
    Comme des ballons de satin ;
    Sa quille mince, longue et plate,
    Portait deux bandes d’écarlate
    Sur vingt-quatre canons cachés ;
    Ses mâts, en arrière penchés,
    Paraissaient à demi couchés.
    Dix fois plus vive qu’un pirate,
    En cent jours du Havre à Surate
    Elle nous emporta souvent.
    — Qu’elle était belle, ma Frégate,
    Lorsqu’elle voguait dans le vent !
    ...

    Alfred de Vigny, Poèmes antiques et modernes
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    Qu’elle était belle, ma Frégate,
    Lorsqu’elle voguait dans le vent !
    Elle avait, au soleil levant,
    Toutes les couleurs de l’agate ;

    Ses voiles luisaient le matin
    Comme des ballons de satin ;
    Sa quille mince, longue et plate,
    Portait deu ... ...
    P1000784@a.jpg (nom fichier)

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    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    Comme je descendais
    des fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus
    guidé par les haleurs :
    Des peaux-rouges criards
    les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus
    aux poteaux de couleurs.
    ...

    Arthur Rimbaud - le bateau ivre
    P1000788@.jpg

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    Comme je descendais
    des fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus
    guidé par les haleurs :
    Des peaux-rouges criards
    les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus
    aux poteaux de couleurs.
    ...

    Arthur Rimbaud - le bateau ivre ... ...
    P1000788@.jpg (nom fichier)

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    P1010891@a.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    Sa figure gracieuse
    Avant le jour s’éveilla ;
    A la lueur des étoiles
    Elle déploya ses voiles,
    Leurs cordages et leurs toiles,
    Comme de larges réseaux,
    Avec ce long bruit qui tremble,
    Qui se prolonge et ressemble
    Aux bruits des ailes qu’ensemble
    Ouvre une troupe d’oiseaux.
    ...
    Alfred de Vigny, Poèmes antiques et modernes
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    Sa figure gracieuse
    Avant le jour s’éveilla ;
    A la lueur des étoiles
    Elle déploya ses voiles,
    Leurs cordages et leurs toiles,
    Comme de larges réseaux,
    Avec ce long bruit qui tremble,
    Qui se prolonge et ressemble
    Aux bruits des ... ...
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    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


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    Sa figure gracieuse
    Avant le jour s’éveilla ;
    A la lueur des étoiles
    Elle déploya ses voiles,
    Leurs cordages et leurs toiles,
    Comme de larges réseaux,
    Avec ce long bruit qui tremble,
    Qui se prolonge et ressemble
    Aux bruits des ailes qu’ensemble
    Ouvre une troupe d’oiseaux.
    ...
    Alfred de Vigny, Poèmes antiques et modernes





    Oui, j’ai quitté ce port tranquille,
    Ce port si longtemps appelé,
    Où loin des ennuis de la ville,
    Dans un loisir doux et facile,
    Sans bruit mes jours auraient coulé.
    ...

    Lamartine - Méditations poétiques

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    Sa figure gracieuse
    Avant le jour s’éveilla ;
    A la lueur des étoiles
    Elle déploya ses voiles,
    Leurs cordages et leurs toiles,
    Comme de larges réseaux,
    Avec ce long bruit qui tremble,
    Qui se prolonge et ressemble
    Aux bruits des ... ...
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    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


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    Sa figure gracieuse
    Avant le jour s’éveilla ;
    A la lueur des étoiles
    Elle déploya ses voiles,
    Leurs cordages et leurs toiles,
    Comme de larges réseaux,
    Avec ce long bruit qui tremble,
    Qui se prolonge et ressemble
    Aux bruits des ailes qu’ensemble
    Ouvre une troupe d’oiseaux.
    ...
    Alfred de Vigny, Poèmes antiques et modernes
    P1020119@@.jpg

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    ...
    Sa figure gracieuse
    Avant le jour s’éveilla ;
    A la lueur des étoiles
    Elle déploya ses voiles,
    Leurs cordages et leurs toiles,
    Comme de larges réseaux,
    Avec ce long bruit qui tremble,
    Qui se prolonge et ressemble
    Aux bruits des ... ...
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    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    Comme Colomb, rêvant
    à de lointaines grèves,
    Que d’autres sont partis,
    le coeur joyeux et fort,
    Car un vent parfumé
    les poussait loin du port
    Aux pays merveilleux
    où fleurissent les rêves.
    ...

    Guy de Maupassant, Poésie Diverses
    P1020122@@.jpg

    IPTC / taille reelle
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    ...
    Comme Colomb, rêvant
    à de lointaines grèves,
    Que d’autres sont partis,
    le coeur joyeux et fort,
    Car un vent parfumé
    les poussait loin du port
    Aux pays merveilleux
    où fleurissent les rêves.
    ...

    Guy de M ... ...
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    P1020141@@.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    Lorsque le grand Colomb,
    penché sur l’eau profonde,
    A travers l’Océan
    crut entrevoir un monde,
    Les peuples souriaient
    et ne le croyaient pas.
    Et pourtant, il partit
    pour ces lointains climats;
    ...

    Guy de Maupassant - Poésie Diverses
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    Lorsque le grand Colomb,
    penché sur l’eau profonde,
    A travers l’Océan
    crut entrevoir un monde,
    Les peuples souriaient
    et ne le croyaient pas.
    Et pourtant, il partit
    pour ces lointains climats;
    ...

    Guy de Maupassant - Poési ... ...
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    P1020141b.jpg  
    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    Chaque îlot signalé
    par l’homme de vigie
    Est un Eldorado
    promis par le Destin ;
    L’Imagination
    qui dresse son orgie
    Ne trouve qu’un récif
    aux clartés du matin.
    ...

    Charles Baudelaire - le voyage

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    ...
    Chaque îlot signalé
    par l’homme de vigie
    Est un Eldorado
    promis par le Destin ;
    L’Imagination
    qui dresse son orgie
    Ne trouve qu’un récif
    aux clartés du matin.
    ...

    Charles Baudelaire - le voyage
    ... ...
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    Il se sera perdu
    le navire archaïque
    Aux mers où baigneront
    mes rêves éperdus ;
    Et ses immenses mâts
    se seront confondus
    Dans les brouillards d’un ciel
    de bible et de cantiques.
    ...

    Antonin Artaud
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    Il se sera perdu
    le navire archaïque
    Aux mers où baigneront
    mes rêves éperdus ;
    Et ses immenses mâts
    se seront confondus
    Dans les brouillards d’un ciel
    de bible et de cantiques.
    ...

    Antonin Artaud ... ...
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    ...
    Déjà ma barque fugitive
    Au souffle des zéphyrs trompeurs,
    S’éloigne à regret de la rive
    Que n’offraient des dieux protecteurs.
    ...

    Lamartine - Méditations poétiques
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    Déjà ma barque fugitive
    Au souffle des zéphyrs trompeurs,
    S’éloigne à regret de la rive
    Que n’offraient des dieux protecteurs.
    ...

    Lamartine - Méditations poétiques ... ...
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    Ici finit la terre et commence la mer

    Luis de Camoes - Les Lusiades chant III,
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    Ici finit la terre et commence la mer

    Luis de Camoes - Les Lusiades chant III, ... ...
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    ...
    Mon frêle esquif est dévoué ,
    Et pourtant à la fleur de l’âge,
    Sur quels écueils, sur quels rivages
    N’ai-je déjà pas échoué ?
    ...

    Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques
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    Mon frêle esquif est dévoué ,
    Et pourtant à la fleur de l’âge,
    Sur quels écueils, sur quels rivages
    N’ai-je déjà pas échoué ?
    ...

    Alphonse de Lamartine, Méditations poétique ... ...
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    ...
    Vois sur ces canaux
    Dormir ces vaisseaux
    Dont l’humeur est vagabonde ;
    C’est pour assouvir
    Ton moindre désir
    Qu’ils viennent du bout du monde.
    ...

    Charles Baudelaire - invitation au voyage








    Eh ! qui du grand Colomb ne connaît point l'histoire,
    Lui dont un nouveau monde éternisa la gloire ?
    Illustre favori du maître du trident,
    L'heureux Colomb voguait sur l'abîme grondant ;
    Sa nef avait franchi les colonnes d'Alcide ;
    Les phoques, les tritons, la jeune néréide,
    Voyaient d'un oeil surpris ces drapeaux, ces soldats,
    Ces bronzes menaçants, cette forêt de mâts,
    Et ces hardis vaisseaux, flottantes citadelles,
    À qui les vents vaincus semblaient céder leurs ailes :
    Depuis six mois entiers ils erraient sur les eaux ;
    Dépourvus d'aliments, épuisés de travaux,
    Les matelots sentaient défaillir leur courage,
    Et d'une voix plaintive imploraient le rivage.
    Mille maux à la fois leur présagent leur fin,
    Et la contagion se ligue avec la faim.
    Pour comble de malheurs, sur l'océan immense
    Les airs sont en repos, les vagues en silence :
    Dans la voile pendante aucun vent ne frémit ;
    Et dans ce calme affreux dont le nocher gémit,
    L'oreille n'entend plus, durant la nuit profonde,
    Que le bruit répété des morts tombant dans l'onde.
    Plusieurs au haut des mâts interrogent de loin
    Les terres et les mers sourdes à leur besoin ;
    Rien ne paraît : des coeurs un noir transport s'empare ;
    (Lorsqu'il est sans espoir, le malheur rend barbare) ;
    Tous fondent sur leur chef : à son poste arraché,
    Au pied du plus haut mât Colomb est attaché.
    Cent fois de la tempête il défia la rage ;
    Mais qu'opposera-t-il à ce nouvel orage ?
    Sans changer son destin l'astre du jour a lui ;
    De farouches regards errent autour de lui :
    Inutiles fureurs pour son âme intrépide !
    La mort, l'affreuse mort n'a rien qui l'intimide.
    Mais avoir vainement affronté tant de maux !
    Mais mourir près d'atteindre à des mondes nouveaux !
    Ce grand espoir trompé, tant de gloire perdue,
    Plus que tous les poignards, voilà ce qui le tue.
    Sur ce coeur que déjà déchire le regret,
    Le fer enfin se lève, et le trépas est prêt :
    Plus d'espoir. Tout à coup de la rive indienne
    Un air propice apporte une odorante haleine ;
    Il sent, il reconnaît le doux esprit des fleurs ;
    Tout son coeur s'abandonne à ces gages flatteurs ;
    Un souffle heureux se joint à cet heureux présage.
    Alors avec l'espoir reprenant son courage :
    "Malheureux compagnons de mon malheureux sort,
    Vous savez si Colomb peut redouter la mort ;
    Mais si, toujours fidèle au dessein qui m'anime,
    Votre chef seconda votre âme magnanime ;
    Si pour ce grand projet je bravai comme vous,
    Et l'horreur de la faim, et les flots en courroux,
    Encor quelques moments ; je ne sais quel présage
    À cette âme inspirée annonce le rivage.
    Si ce monde où je cours fuit encor devant nous,
    Demain tranchez mes jours, tout mon sang est à vous."
    À ce noble discours, à sa mâle assurance,
    À cet air inspiré qui leur rend l'espérance,
    Un vieux respect s'éveille au coeur des matelots ;
    Ils ont cru voir le dieu qui maîtrise les flots :
    Soudain, comme à sa voix les tempêtes s'apaisent,
    Aux accents de Colomb les passions se taisent.
    On obéit, on part, on vole sur les mers ;
    La proue en longs sillons blanchit les flots amers.
    Enfin des derniers feux quand l'Olympe se dore,
    Et brise ses rayons dans les mers qu'il colore,
    Le rivage de loin semble poindre à leurs yeux.
    Soudain tout retentit de mille cris joyeux.
    Les coteaux par degrés sortent du noir abîme,
    De moment en moment les bois lèvent leur cime,
    Et de l'air embaumé que leur porte un vent frais,
    Le parfum consolant les frappe de plus près.
    On redouble d'efforts, on aborde, on arrive ;
    Des prophétiques fleurs qui parfument la rive
    Tous couronnent leur chef, et leurs festons chéris,
    Présages des succès, en deviennent le prix.

    Jacques Delille
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    Vois sur ces canaux
    Dormir ces vaisseaux
    Dont l’humeur est vagabonde ;
    C’est pour assouvir
    Ton moindre désir
    Qu’ils viennent du bout du monde.
    ...

    Charles Baudelaire - invitation au voyage








    E ... ...
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    ...
    Faut-il partir ? rester ?
    Si tu peux rester, reste ;
    Pars, s’il le faut.
    L’un court, et l’autre se tapit
    Pour tromper l’ennemi vigilant et funeste,
    Le Temps !
    Il est, hélas ! des coureurs sans répit,
    ...
    Charles Baudelaire - le voyage
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    Faut-il partir ? rester ?
    Si tu peux rester, reste ;
    Pars, s’il le faut.
    L’un court, et l’autre se tapit
    Pour tromper l’ennemi vigilant et funeste,
    Le Temps !
    Il est, hélas ! des coureurs sans répit,
    ...
    Charles Baudela ... ...
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    ...
    J’ai vu passer dans mon rêve
    - Tel l’ouragan sur la grève, -
    D’une main tenant un glaive
    Et de l’autre un sablier,
    Ce cavalier
    ...

    Paul Verlaine
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    J’ai vu passer dans mon rêve
    - Tel l’ouragan sur la grève, -
    D’une main tenant un glaive
    Et de l’autre un sablier,
    Ce cavalier
    ...

    Paul Verlaine ... ...
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    ..
    Aux cordages le long des mâts,
    Les Sirènes, couvertes d’or,
    Tordaient, comme des vignes,
    Les lignes
    Sinueuses de leurs corps.
    ..

    Emile Verhaeren
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    Aux cordages le long des mâts,
    Les Sirènes, couvertes d’or,
    Tordaient, comme des vignes,
    Les lignes
    Sinueuses de leurs corps.
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    Emile Verhaeren ... ...
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    Comme je descendais
    des Fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus
    guidé par les haleurs :
    Des Peaux-Rouges criards
    les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus
    aux poteaux de couleurs.
    ...

    Arthur Rimbaud - le bateau ivre













    Le bateau ivre

    Comme je descendais des Fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
    Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

    J’étais insoucieux de tous les équipages,
    Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
    Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
    Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.

    Dans les clapotements furieux des marées,
    Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants,
    Je courus ! Et les Péninsules démarrées
    N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

    La tempête a béni mes éveils maritimes.
    Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots
    Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes,
    Dix nuits, sans regretter l’oeil niais des falots !

    Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sûres,
    L’eau verte pénétra ma coque de sapin
    Et des taches de vins bleus et des vomissures
    Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

    Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
    De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
    Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
    Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

    Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
    Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
    Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,
    Fermentent les rousseurs amères de l’amour !

    Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
    Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
    L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,
    Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir !

    J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques,
    Illuminant de longs figements violets,
    Pareils à des acteurs de drames très antiques
    Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

    J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
    Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
    La circulation des sèves inouïes,
    Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

    J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
    Hystériques, la houle à l’assaut des récifs,
    Sans songer que les pieds lumineux des Maries
    Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

    J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides
    Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
    D’hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
    Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !

    J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses
    Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
    Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces,
    Et les lointains vers les gouffres cataractant !

    Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises !
    Échouages hideux au fond des golfes bruns
    Où les serpents géants dévorés des punaises
    Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

    J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
    Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants.
    - Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
    Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.

    Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
    La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
    Montait vers moi ses fleurs d’ombre aux ventouses jaunes
    Et je restais, ainsi qu’une femme à genoux…

    Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
    Et les fientes d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
    Et je voguais, lorsqu’à travers mes liens frêles
    Des noyés descendaient dormir, à reculons !

    Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
    Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau,
    Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
    N’auraient pas repêché la carcasse ivre d’eau ;

    Libre, fumant, monté de brumes violettes,
    Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
    Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
    Des lichens de soleil et des morves d’azur ;

    Qui courais, taché de lunules électriques,
    Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
    Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
    Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;
    Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
    Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
    Fileur éternel des immobilités bleues,
    Je regrette l’Europe aux anciens parapets !
    J’ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
    Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
    - Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,
    Million d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ?
    Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
    Toute lune est atroce et tout soleil amer :
    L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.
    Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !
    Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache
    Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
    Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
    Un bateau frêle comme un papillon de mai.
    Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
    Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
    Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes,
    Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

    Arthur Rimbaud, Poésies


    " Ce sont des feuilles mortes ",
    Disaient les feuilles mortes
    Voyant des papillons
    S'envoler d'un buisson.

    " Ce sont des papillons ",
    Disaient les papillons
    Voyant des feuilles mortes
    Errer de porte en porte.

    Mais la bise riait
    Qui déjà les chassait
    Ensemble vers la mer.
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    Comme je descendais
    des Fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus
    guidé par les haleurs :
    Des Peaux-Rouges criards
    les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus
    aux poteaux de couleurs.
    ...

    Arthur Rimbaud - le bateau ivre


    ... ...
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    P1100766 voiliers au large de watt.jpg  
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    Un matin nous partons,
    le cerveau plein de flamme,
    Le coeur gros de rancune
    et de désirs amers,
    Et nous allons,
    suivant le rythme de la lame,
    Berçant notre infini
    sur le fini des mers.
    ...

    Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal - l'appel du large
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    Un matin nous partons,
    le cerveau plein de flamme,
    Le coeur gros de rancune
    et de désirs amers,
    Et nous allons,
    suivant le rythme de la lame,
    Berçant notre infini
    sur le fini des mers.
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    Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal - l'appel du ... ...
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    P1100827 golfe - vieux grement.jpg  
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    Un matin nous partons,
    le cerveau plein de flamme,
    Le coeur gros de rancune
    et de désirs amers,
    Et nous allons,
    suivant le rythme de la lame,
    Berçant notre infini
    sur le fini des mers.
    ...

    Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal - l'appel du large
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    Un matin nous partons,
    le cerveau plein de flamme,
    Le coeur gros de rancune
    et de désirs amers,
    Et nous allons,
    suivant le rythme de la lame,
    Berçant notre infini
    sur le fini des mers.
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    Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal - l'appel du ... ...
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    P1110319@@a.jpg  
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    ...
    Elle déploya ses voiles,
    Leurs cordages et leurs toiles,
    Comme de larges réseaux,
    Avec ce long bruit qui tremble,
    Qui se prolonge et ressemble
    Aux bruits des ailes qu’ensemble
    Ouvre une troupe d’oiseaux.
    ...

    Alfred de Vigny - Poèmes antiques et modernes
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    Elle déploya ses voiles,
    Leurs cordages et leurs toiles,
    Comme de larges réseaux,
    Avec ce long bruit qui tremble,
    Qui se prolonge et ressemble
    Aux bruits des ailes qu’ensemble
    Ouvre une troupe d’oiseaux.
    ...

    Alfred de Vigny - Po& ... ...
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    P1140620@@.jpg  
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    ...
    Ô Mort, vieux capitaine,
    il est temps ! levons l’ancre !
    Ce pays nous ennuie,
    ô Mort ! Appareillons !
    Si le ciel et la mer
    sont noirs comme de l’encre,
    Nos cœurs que tu connais
    sont remplis de rayons !

    Charles Baudelaire - le voyage
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    ...
    Ô Mort, vieux capitaine,
    il est temps ! levons l’ancre !
    Ce pays nous ennuie,
    ô Mort ! Appareillons !
    Si le ciel et la mer
    sont noirs comme de l’encre,
    Nos cœurs que tu connais
    sont remplis de rayons !

    Charles Baudelaire ... ...
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    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    Adeline Serpillon appartenait
    à cette écrasante majorité des mortels
    qu’on n’assassine pratiquement pas.
    Elle n’avait pas d’argent, pas d’amour,
    pas de haine, pas d’attraits.
    Ses convictions politiques
    l’amenaient à conspuer doucement
    les augmentations du prix du gaz,
    rarement au-delà.
    Elle était moyenne avec intensité,

    Pierre Desproges - des femmes qui tombent
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    Adeline Serpillon appartenait
    à cette écrasante majorité des mortels
    qu’on n’assassine pratiquement pas.
    Elle n’avait pas d’argent, pas d’amour,
    pas de haine, pas d’attraits.
    Ses convictions politiques
    l’ame ... ...
    P1150619 sur la route des vacances.jpg (nom fichier)

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    ...
    Sa voilure toute blanche
    Comme un sein gonflé se penche ;
    Chaque mât, comme une branche,
    Touche la vague en pliant.
    ...

    Alfred de Vigny, Poèmes antiques et modernes
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    Sa voilure toute blanche
    Comme un sein gonflé se penche ;
    Chaque mât, comme une branche,
    Touche la vague en pliant.
    ...

    Alfred de Vigny, Poèmes antiques et modernes ... ...
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    pays: ville: - cat: - genre: - position: elev: location: - auteur: - auteur image: copyright: ©


    ...
    Seuls des bateaux d’enfants
    tremblaient à l’horizon
    Un tout petit bouquet
    flottant à l’aventure
    Couvrit l’Océan
    d’une immense floraison
    ...

    Guillaume Apollinaire - L’émigrant de Landor Road
    P1200269 dinard - ecole de voilea.jpg

    IPTC / taille reelle
    (20120723)
    ...
    Seuls des bateaux d’enfants
    tremblaient à l’horizon
    Un tout petit bouquet
    flottant à l’aventure
    Couvrit l’Océan
    d’une immense floraison
    ...

    Guillaume Apollinaire - L’émigrant de Landor Road ... ...
    P1200269 dinard - ecole de voilea.jpg (nom fichier)

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    P1210473 palerme - depart du costa-concordia la nuit.jpg  
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    ...
    Est-elle brune, blonde
    ou rousse? Je l’ignore.
    Son nom? Je me souviens
    qu’il est doux et sonore,
    Comme ceux des aimés
    que la vie exila.
    ...

    Paul Verlaine - Poèmes saturniens

    P1210473 palerme - depart du costa-concordia la nuit.jpg

    IPTC / taille reelle
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    Est-elle brune, blonde
    ou rousse? Je l’ignore.
    Son nom? Je me souviens
    qu’il est doux et sonore,
    Comme ceux des aimés
    que la vie exila.
    ...

    Paul Verlaine - Poèmes saturniens
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