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    22 cantique 8

    22 cantique 8
    Cantique des cantiques 8 - Qui est celle qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé ? () Cantique des cantiques 8 - Qui est celle qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé ? ()

    Oh ! que n’es-tu mon frère,
    allaité des mamelles de ma mère !
    Je te rencontrerais dehors, je t’embrasserais,
    et l’on ne me mépriserait pas.
    Je veux te conduire, t’amener à la maison de ma mère ;
    tu me donneras tes instructions,
    et je te ferai boire du vin parfumé,
    du moût de mes grenades.

    Que sa main gauche soit sous ma tête,
    et que sa droite m’embrasse !

    Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
    ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour,
    avant qu’elle le veuille.

    Qui est celle qui monte du désert,
    appuyée sur son bien-aimé ?

    Je t’ai réveillée sous le pommier ;
    là ta mère t’a enfantée,
    c’est là qu’elle t’a enfantée, qu’elle t’a donné le jour.

    Mets-moi comme un sceau sur ton cœur,
    comme un sceau sur ton bras ;
    car l’amour est fort comme la mort,
    la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ;
    ses ardeurs sont des ardeurs de feu,
    une flamme de l’Éternel.
    Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour,
    et les fleuves ne le submergeraient pas ;
    quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour,
    il ne s’attirerait que le mépris.

    Nous avons une petite sœur, qui n’a point encore de mamelles ; que ferons-nous de notre sœur, le jour où on la recherchera ?
    - Si elle est un mur, nous bâtirons sur elle des créneaux d’argent ; si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.
    - Je suis un mur, et mes seins sont comme des tours ; j’ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.

    Salomon avait une vigne à Baal-Hamon ; il remit la vigne à des gardiens ; chacun apportait pour son fruit mille sicles d’argent.
    Ma vigne, qui est à moi, je la garde. À toi, Salomon, les mille sicles, et deux cents à ceux qui gardent le fruit !

    Habitante des jardins ! Des amis prêtent l’oreille à ta voix. Daigne me la faire entendre !
    Fuis, mon bien-aimé !
    Sois semblable à la gazelle
    ou au faon des biches,
    sur les montagnes des aromates !