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Ce monde souffre
memes les herbes le disent
qui se courbent au couchant

haiku
Kobayashi Issa
(E)
Ce monde souffre
memes les herbes le disent
qui se courbent au couchant

haiku
Kobayashi Issa ...

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...
L’adieu des feuilles d’or
parmi la solitude,
Sous le ciel pâlissant
comme de lassitude,
Nous irons, si tu veux,
jusqu’au soir, à pas lents,
Bercer l’été qui meurt
dans nos coeurs indolents.
...

Albert Samain, Le chariot d’or
(E)
...
L’adieu des feuilles d’or
parmi la solitude,
Sous le ciel pâlissant
comme de lassitude,
Nous irons, si tu veux,
jusqu’au soir, à pas lents,
Bercer l’été q ...

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...
Et novembre, près de l’âtre qui flambe,
Allume, avec des mains d’espoir, la lampe
Qui brûlera, combien de soirs, l’hiver ;
Et novembre si humblement supplie et pleure
Pour attendrir le coeur mécanique des heures !
...

Emile Verhaeren, Les vignes de ma muraille
(E)
...
Et novembre, près de l’âtre qui flambe,
Allume, avec des mains d’espoir, la lampe
Qui brûlera, combien de soirs, l’hiver ;
Et novembre si humblement supplie et pleure
Pour attendr ...

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...
Le feuillage, humble
et que nul vent ne berce,
Se penche et brille
en pleurant sous l’averse ;
Le deuil de l’air
afflige les oiseaux.
...

Sully Prudhomme - Stances et poèmes
(E)
...
Le feuillage, humble
et que nul vent ne berce,
Se penche et brille
en pleurant sous l’averse ;
Le deuil de l’air
afflige les oiseaux.
...

Sully Prudhomme - Stances et poèmes ...

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L’Océan sonore
Palpite sous l’oeil
De la lune en deuil
Et palpite encore,
...
chaque lame,
En bonds convulsifs,
Le long des récifs
Va, vient, luit et clame,
...

Paul Verlaine, Poèmes saturniens
(E)
L’Océan sonore
Palpite sous l’oeil
De la lune en deuil
Et palpite encore,
...
chaque lame,
En bonds convulsifs,
Le long des récifs
Va, vient, luit et clame,
...

Paul Ver ...

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...
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
...

Paul Verlaine, Tristesse.
(E)
...
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
...

Paul Verlaine, Tristesse. ...

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Mais comment faire durer
jusqu'au dernier moment
cette bouche, ce soleil ?

Il faut l'aimer
patiente et haute,
là où la flamme chante.

L'aimer. Jusqu'à la fin.
Jusqu'à la danse.

Eugenio de Andrade - Matiere solaire
(E)
Mais comment faire durer
jusqu'au dernier moment
cette bouche, ce soleil ?

Il faut l'aimer
patiente et haute,
là où la flamme chante.

L'aimer. Jusqu'à la fin.
Jusqu'à ...

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...
Dans les clapotements furieux
des marées,
Moi, l’autre hiver,
plus sourd
que les cerveaux d’enfants,
Je courus !
Et les Péninsules démarrées
N’ont pas subi tohu-bohus
plus triomphants.
...

Arthur Rimbaud, Poésies
(E)
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Dans les clapotements furieux
des marées,
Moi, l’autre hiver,
plus sourd
que les cerveaux d’enfants,
Je courus !
Et les Péninsules démarrées
N’ont pas sub ...

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Nouveau cultivateur,
armé d’un aiguillon,
L’Amour guide le soc
et trace le sillon ;
Il presse sous le joug
les taureaux qu’il enchaîne.
Son bras porte le grain
qu’il sème dans la plaine.
...

André Chénier, Poésies Antiques
(E)
Nouveau cultivateur,
armé d’un aiguillon,
L’Amour guide le soc
et trace le sillon ;
Il presse sous le joug
les taureaux qu’il enchaîne.
Son bras porte le grain
qu’il s&egr ...

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J’observais ces paquets de mer
lourds et massifs
Qui marquaient d’un hourra
leurs chutes régulières
Et puis se retiraient
en râlant sur les pierres.
...

François Coppée, Le Cahier Rouge











J’observais ces paquets de mer
lourds et massifs
Qui marquaient d’un hourra
leurs chutes régulières
Et puis se retiraient
en râlant sur les pierres.

Et ce bruit m’enivrait;
et, pour écouter mieux,
Je me voilai la face
et je fermai les yeux.

Alors, en entendant
les lames sur la grève
Bouillonner et courir,
et toujours, et sans trêve
S’écrouler en faisant
ce fracas cadencé,
Moi, l’humble observateur
du rythme, j’ai pensé
Qu’il doit être en effet
une chose sacrée,
Puisque Celui qui sait,
qui commande et qui crée,
N’a tiré du néant
ces moyens musicaux,
Ces falaises aux rocs
creusés pour les échos,
Ces sonores cailloux,
ces stridents coquillages
Incessamment heurtés
et roulés sur les plages
Par la vague,
pendant tant de milliers d’hivers,
Que pour que l’Océan
nous récitât des vers.

François Coppée, Le Cahier Rouge
(E)
J’observais ces paquets de mer
lourds et massifs
Qui marquaient d’un hourra
leurs chutes régulières
Et puis se retiraient
en râlant sur les pierres.
...

François Cop ...

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L'hiver s'est abattu
sur toute floraison.
Des arbres dépouillés
dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis
ainsi que des fantômes.

Guy de Maupassant
(E)
L'hiver s'est abattu
sur toute floraison.
Des arbres dépouillés
dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis
ainsi que des fantômes.

Guy de Maupassant ...