arpoma
jeudi 27 août 2026 - 09h42
menu / rep

atlas / rech


repertoires:

(diapo) (rep-list) (grd ecran)
   .. / de la tour
Nombre de fichiers dans le répertoire : 3
@

Georges de la TOUR - Saint Joseph charpentier


Georges de la TOUR - Saint Joseph charpentier (E)
...

@

Georges de la TOUR - la diseuse de bonne aventure


La vieille gitane, qui fixe le visage du jeune homme, et non les lignes de sa main, se s'adonne pas à la chiromancie, qui relevait à l'époque de La Tour d'un occultisme savant, mais à une pratique divinatoire plus populaire, effectuée à partir d'une pièce que la diseuse de bonne aventure plaçait au creux de la paume de son client — et qu'elle conservait ensuite comme rémunération.
Mais le véritable intérêt du sujet réside dans son ambivalence, la scène de divination se doublant d'une scène de vol. Le thème n'est guère original, et Georges de La Tour reprend à son compte une tradition qui assimile les nomades que sont les gitans à des voleurs. Comme dans ses autres grandes toiles diurnes, le peintre joue à la fois sur la ligne des regards, et celle des mains15. Si l'attention du jeune homme est captée par la vieille, et ses mains en attente, l'une sur la hanche, l'autre qui s'apprête à recevoir la pièce, les yeux des trois jeunes femmes évoquent tout autre chose. Les deux femmes du fond établissent par le regard une connivence, les yeux en coin de la jeune fille de droite contredisant la raideur de sa posture de face. Ceci est confirmé par les mains, dans la partie inférieure de la toile. La manche blanche de la gitane de gauche conduit le spectateur à remarquer le geste précautionneux de celle-ci, qui retire la bourse de la poche du jeune homme. De même, la main de sa complice qui s'avance dans l'ombre est mise en valeur par les broderies d'or du poignet, et les minuscules taches de lumière figurées sur le bout des doigts. À cela répondent, de l'autre côté du jeune homme, et sur la même horizontale, les mains de la troisième jeune femme qui s'avancent dans l'ombre pour dérober la médaille d'or.

La Diseuse de bonne aventure (102 × 123 cm) est une huile sur toile du peintre lorrain Georges de La Tour, actuellement exposée au Metropolitan Museum of Art de New York, et effectuée à une date évaluée entre 1635 et 1638 par Jacques Thuillier, entre 1632 et 1635 par Pierre Rosenberg.

Signé en haut à droite du cadre « G. De La Tour Fecit Lunevillæ Lothar : » (« G[eorges] de La Tour [le] fit, à Lunéville, Lorraine »), le tableau reprend le thème caravagesque de la diseuse de bonne aventure, en représentant un jeune homme se faisant prédire l'avenir par une vieille gitane, alors que les trois autres femmes qui l'entourent profitent de son inattention pour le voler.

Ce tableau, réapparu en 1945, a été au centre de deux polémiques, la première en France pour dénoncer son acquisition par un musée américain en 1960, la seconde pour mettre en doute son authenticité, d'abord en 1970, puis au début des années 1980, sans pour autant que cela entache sa réputation de chef-d'œuvre absolu de La Tour3 — du moins en ce qui concerne ses tableaux diurnes.
Georges de la TOUR - la diseuse de bonne aventure (E)
La vieille gitane, qui fixe le visage du jeune homme, et non les lignes de sa main, se s'adonne pas à la chiromancie, qui relevait à l'époque de La Tour d'un occultisme savant, mais à une pratique divinatoire plu ...

@

Georges de la TOUR - le tricheur à l'as d carreau


Le jeu de cartes auquel s'adonnent les trois personnages a été identifié comme le jeu de prime. Il s'agit d'un jeu de paris, ancêtre du poker, à quatre cartes : c'est en effet le nombre de cartes du jeune homme de gauche et de la courtisane. Le tricheur quant à lui adjoint aux trois cartes qui sont dans sa main droite l'as qu'il tire de sa ceinture, et qui remplace sûrement une carte inutile que le tirage lui a donnée. Avec l'as, le sept et le six de carreau, il pourra réaliser une forte combinaison du jeu de prime, le « grand point », ou « cinquante-cinq ». On joue gros, comme le révèlent les pièces, essentiellement d'or, étalées sur la table. Mais les annonces de mises n'ont pas encore commencé, puisque le centre de la table est vide : aussi la courtisane enjoint-elle, par un geste du doigt, le tricheur d'ouvrir les paris.
Les attitudes et les regards du trio composé de la courtisane, qui s'adresse des yeux à la servante et du doigt au tricheur, de la servante, qui tend à la courtisane un verre de vin tout en regardant vers l'avant du cadre — vers l'espace du spectateur —, et du tricheur, qui fixe, le visage dans une ombre un peu inquiétante, un point situé devant lui, également en avant du cadre, ne laissent aucun doute sur la nature de la scène : tous trois sont de mèche pour dépouiller le jeune naïf qui, les paupières baissées, absorbé dans la contemplation de son jeu, ne se rend pas compte du complot qui se trame à son encontre. La reprise du même motif pour le col du tricheur et le ruban de la brassière de la servante peut également être le signe visuel de leur connivence.

Le Tricheur à l'as de carreau est un tableau peint par Georges de La Tour vers 1636-1638, conservé au musée du Louvre, et considéré comme l'un des chefs-d'œuvre du peintre et de la peinture française.
L'œuvre est signée « Georgius De La Tour fecit » sous le coude du tricheur, dans l'ombre de la nappe tombant sur le rebord de la table.
Georges de la TOUR - le tricheur à l'as d carreau (E)
Le jeu de cartes auquel s'adonnent les trois personnages a été identifié comme le jeu de prime. Il s'agit d'un jeu de paris, ancêtre du poker, à quatre cartes : c'est en effet le nombre de cartes du jeune h ...