Arnaud va se marier. Probablement. Si sa promise, Anna, veut bien réapparaître, alors que même sa nombreuse parentèle juive est sans nouvelle d'elle. Et s'il parvient à en accepter l'idée. Car il a peur, Arnaud. Si peur qu'il termine la nuit où il fête son enterrement de vie de garçon entre les bras de Léa, croisée dans un bar, embrassée contre un mur. Cécile, sa soeur, veut bien l'aider, encore qu'elle soit sur les nerfs. L'aider, mais à quoi ? Arnaud s'emporte. Où est passée Anna ? Sa mère, Claude, ne lui est d'aucun secours, elle qui exige d'être aimée, le présente à toutes ses vieilles amies et rejette Cécile, qu'elle appelle "l'autre". Arnaud retourne dans les bras de Léa...
TELERAMA
Doutes et frustrations d’un jeune homme sur le point de se marier. Les personnages hystériques, mais la mise en scène est trop molle. Emmanuelle Devos, elle, est parfaite.
Encore une histoire d’« adulescents », ces jeunes gens mélancoliques et charmants qui préservent le plus longtemps possible leur enfance. Deux d’entre eux ont décidé de se marier et ne s’en remettent évidemment pas. La future (Valérie Donzelli) s’évade, histoire, comme elle dit, de « faire le point »… Ce qui laisse Arnaud (Benjamin Biolay, délicieux en homme qui pleure) totalement submergé, tant par ses doutes que par l’entrain de son entourage à préparer ses noces.
C’est précisément l’hystérie autour de lui que la réalisatrice filme avec maladresse. Sans doute a-t-elle naïvement cru qu’il lui suffirait de lâcher en liberté quelques silhouettes frénétiques (les copains d’Arnaud, sa mère, sa future belle-famille juive) pour rythmer son film. Hélas non : faute de rigueur (la fantaisie, ça se calcule, ça se travaille !), tout devient étrangement lent. Sympathique, mais sans saveur. Seule Emmanuelle Devos échappe à cette fadeur. Comme elle s’agite moins que les autres, on ne voit qu’elle : drôle, légère, amusée et grave, par moments, elle rend, par son intelligence de jeu, incroyablement vivant son fantôme de rôle.
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