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mercredi 14 octobre 2026 - 21h31
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LES BRIGADES DU TIGRE, Jérome Cornuau 2005, Clovis Cornillac, Diane Kruger (thriller)@@
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1907, en France, c'est la Belle Epoque. Une vague de crimes sans précédent ensanglante le pays. Pour y remédier, le président, Georges Clemenceau, crée une unité spéciale : les brigades mobiles. Cinq ans plus tard, leur réputation n'est plus à faire. Les brigades du Tigre, en référence au surnom du président, sont mondialement connues. Le commissaire Valentin et les inspecteurs Pujol et Terrasson, qui en font partie, se lancent dans une nouvelle mission : assurer la sécurité du prince russe Bolkonski, venu à Paris pour sceller la Triple Entente. Mais la bande du gangster anarchiste Bonnot, n'entend pas le laisser faire. La princesse Bolkonski, elle, a choisi son camp...

TELERAMA
On ressort pistolets, moustaches et chapeaux melons ! Jérôme Cornuau adapte le feuilleton télé des années 1970/1980, avec action, suspense, autodérision et un Clovis Cornillac parfait.

On est en 1912, après que « le Tigre » a ­décidé d’équiper quelques escouades policières de véhicules motorisés. C’est le nec plus ultra de la flicaille des années 1910, à l’image du commissaire Valentin, alias l’impec Clovis Cornillac, agile au pistolet, à la savate, et pas ramolli du ciboulot. Épaulé par Pujol (un dandy) et Terrasson (un mastard), flanqué d’un bleu transalpin, le débrouil­lard Bianchi, il va être entraîné sur une double enquête. Poursuivre Bonnot, ennemi public numéro 1, le met en effet sur la piste d’anarchistes antitsaristes et d’un prince de sang pas tout à fait blanc-bleu dans l’affaire des emprunts russes.

Peu importe que ça frise l’invraisemblable. Ou tant mieux. Le premier mérite de ce scénario à tiroirs est de retrouver des vertus feuilletonesques qui tiennent autant aux racines télé du projet qu’au cinéma des origines. 1912 est l’année du succès de Fantômas, de Souvestre et Allain, adapté par Louis Feuillade. Ici, l’abondance de péripéties ménage de vraies surprises et autorise une grande liberté de ton : à l’intense noirceur du personnage de Bonnot, qui finit dans un bain de sang, succède le baroque plus pittoresque de la seconde partie, avec soirée de gala, opéra russe et bombinette anar. Entre les deux, le récit joue de façon savoureusement décontractée avec la réalité historique : l’irruption de Jaurès rappelle une tendance de la littérature d’évasion anglo-saxonne, qui ne se gêne pas pour mêler per­sonnages imaginaires et figures célèbres.

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