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NAUSICAA de la vallée du vent, Hayao Miyazaki 1984 (animation japon)@@

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Dans le futur, la Terre a été dévastée par la guerre et la pollution. Nausicaä, la princesse de la vallée du vent, explore la mer de décomposition, étendue toxique où ne vivent que des insectes. Ensuite, sur son planeur, elle rejoint son village. Peu après, un vaisseau s'écrase non loin de là. Ses occupants souhaitent réveiller un des terribles géants de feu qui, jadis, avait détruit la planète. Nausicaä et son père se révoltent, mais le malheureux est tué, et la jeune fille se retrouve emprisonnée. Peu après, emmenée en otage, elle échappe de peu à la mort lors d'une attaque aérienne. Libre à nouveau, elle va tenter de sauver son peuple de l'esclavage...

TELERAMA
Nausicaä la jeune princesse sauvera-t-elle sa vallée ? Même si le trait et les couleurs de ce conte foisonnant ont un peu vieilli, le film reste une belle expérience de cinéma. Un passionnant concentré des hantises et des visions de Miyazaki.

Attention, monument historique ! Nausicaä est un mythe à plus d’un titre : d’abord, parce que la richesse du récit, la profondeur des thèmes abordés dans ce dessin animé tranchaient radicalement dans le paysage de l’animation japonaise de l’époque. Ensuite, parce que l’immense succès local du film permit à son créateur de fonder, avec son complice Isao Takahata (Mes voisins les Yamada), le désormais incontournable studio Ghibli.

L’histoire, située dans un futur lointain, est un passionnant concentré des hantises et des visions de Miyazaki. La fascination pour le ciel et pour la forêt, la terreur traumatique de la guerre… Mille ans auparavant, un effroyable conflit a en effet tout ravagé, lors des « sept jours de feu ». Une immense forêt vénéneuse, la « Mer toxique », s’étend depuis sur la planète. Son air charrie des spores mortelles ; ses frondaisons abritent d’innombrables insectes mutants, sur lesquels règnent les Ômus, sortes de mille-pattes gigantesques. Les humains, eux, vivent à la lisière de ce monde étrange, sur les rares territoires épargnés par cette vengeance végétale. Nausicaä est la princesse d’un petit royaume, la Vallée du vent…

Inspiré d’une légende japonaise, ce petit personnage intrépide et attachant est peut-être le seul à pouvoir ramener la paix. En effet, Nausicaä a le don de communiquer avec les animaux. Même les plus repoussants. C’est la force et la poésie de ce récit profondément écolo : une tendresse mélancolique et universelle pour toutes les créatures, y compris ces fameux Ômus. Pas de manichéisme à la Disney, ici, mais une profusion d’inventions poétiques déroutantes, drôles de machines volantes ou créatures fantastiques. Vue d’ici et maintenant, cette œuvre sensible et spectaculaire semble être la matrice de toutes les autres, et plus particulièrement de Princesse Mononoké, fervente prière sylvestre adressée au genre humain.