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mardi 20 octobre 2026 - 17h53
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VERMINES, Sebastien Vanicek 2023, Theo Christine, Sofia Lesaffre (horreur catastrophe)@
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Banlieusard parisien âgé d'une trentaine d'années, Kaleb voue depuis toujours une véritable passion aux animaux exotiques. Lorsque l'occasion de s'offrir une araignée aussi rare que venimeuse se présente à lui, il n'hésite pas un seul instant et saisit l'opportunité. Mais peu après avoir installé l'effrayant spécimen dans sa chambre, il constate que celui-ci a pris la fuite. Alertées, les autorités placent aussitôt son immeuble en quarantaine, laissant ses habitants horrifiés livrés à eux-mêmes. L'araignée ne tarde pas à se reproduire et, plus inquiétant encore, sa progéniture semble dangereusement muter...

TELERAMA
Effets spéciaux qui n’ont rien à envier à leurs cousins hollywoodiens, grosses ficelles habilement évitées… Signé Sébastien Vanicek, ce premier film a tout d’une excellente toile d’araignées.

«Huit pattes. Deux crocs. Et une attitude. » Revoir aujourd’hui la désuète bande-annonce d’Arachnophobia (Frank Marshall, 1990), grosse production Spielberg, avec John Goodman en exterminateur au lance-flammes, permet de mesurer le chemin parcouru par les films d’araignées. Oubliez tarentules géantes et mygales mutantes, les bestioles sont ici d’autant plus terrifiantes qu’elles restent de taille modeste — bien qu’elles ne cessent de grossir au cours du film. La peur, rationnelle ou irrationnelle, qu’elles inspirent vient de leur nombre. Ni arachnophobe, ni excessivement arachnophile, on éprouve, avouons-le, une frousse de tous les diables devant ce premier film d’horreur français aux effets spéciaux n’ayant, c’est rare, rien à envier aux cousins hollywoodiens.

Coécrit par Florent Bernard (La Flamme, Le Flambeau, Bloqués), le scénario joue habilement avec les codes du genre tout en évitant les grosses ficelles. La bande de jeunes, prise au piège d’un immeuble infesté d’araignées, est plus maligne et authentique que la moyenne, ce qui ne l’empêchera pas d’être décimée. Tourné en partie dans la monumentale cité des Arènes de Picasso, à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), fleuron de l’architecture postmoderniste des années 1980, cet excellent film de monstre est aussi un bon film de banlieue. Les relations apaisées, et la solidarité, entre les voisins, générations et origines confondues, changent des sempiternels affrontements. Importées illégalement d’un désert d’Afrique du Nord (dans le prologue), les araignées (espèce Heteropoda maxima pour les amateurs) subiront, elles, de la part des forces de l’ordre, le même traitement brutal (séquestration et gazage) que les habitants de la cité. Chacun sera alors libre d’interpréter la polysémie du titre.

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