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DES MAINS EN OR, Isabelle Mergault 2023, Lambert Wilson, Sylvie Testud, Josiane Balasko (sante)@

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François, écrivain réputé, va bientôt intégrer l'Académie française. Il est marié à Rose, une chirurgienne, et ne fréquente que des personnes riches et haut placées. Or, François, rongé par un mal de dos terrible, va croiser Martha, une guérisseuse, qui va parvenir à atténuer miraculeusement la douleur. François va alors sentir une véritable dépendance aux mains de Martha. Une amitié va alors naître entre ces deux personnalités très différentes et issues de deux mondes bien opposés.

TELERAMA
L’improbable amitié entre un académicien coincé et une gouailleuse guérisseuse. Le choc des mondes selon Isabelle Mergault se révèle une mélasse grossière et bien-pensante.

Que peut-il arriver de mieux à un intello coincé du dos et handicapé des sentiments ? Croiser la route d’une rebouteuse au cœur grand comme ça, capable de soulager les maux physiques mais aussi de redonner goût à la vie sur le mode « profitons des choses simples »… En atterrissant par hasard chez Martha (Josiane Balasko), gironde guérisseuse à la gouaille d’Arletty moderne, François, écrivain perclus de douleurs chroniques, ne sait pas encore qu’il va devenir un homme meilleur. Il part de loin : snob, imbuvable, obsédé par les fautes de français et les citations de Pline l’Ancien, l’auteur à mèche ne peut que progresser, à coups d’apposition des mains qui soulagent et de maximes définitives sur le lâcher-prise.

Au début, comme il se doit, c’est le choc des cultures : François va entrer à l’Académie française, Martha n’a pas la queue d’une idée de ce qu’est un alexandrin. Il est bourge, elle est peuple. Il est désagréable, elle est tout en générosité cash. Il vit dans une chic maison froide, avec une chic et froide épouse (Sylvie Testud), elle vit dans un joyeux bric-à-brac au bord de la mer et éponge ses états d’âme en chantant au bistrot.

Sur le chemin balisé de la leçon de vie, on comprend rapidement qu’Isabelle Mergault, pour sa quatrième réalisation, ne nous épargnera aucun poncif : affinités surprenantes entre deux êtres aux antipodes, trahisons, rabibochage, et pour finir, épiphanie : rien ne vaut la chaleur humaine, les valeurs de l’amitié, et le carpe diem. Ce qui ici se traduit par : mieux vaut beugler des chansons à boire avec les poteaux du café des mouettes que de s’encroûter dans les pince-fesses pédants du milieu littéraire… Dire que le trait est épais relève de l’euphémisme. Les blagues sont poussives, les acteurs en surjeu et, le vaudeville, usé jusqu’à la corde. De la comédie angélique et démago, arrosée d’hectolitres de mélasse.